thumb|upright=1.5|Carte de l'organisation en secteurs de la ligne Maginot. Le secteur défensif d'Altkirch, puis secteur fortifié d'Altkirch, est une partie de la ligne Maginot, situé entre le secteur fortifié de Mulhouse au nord et le secteur défensif de Montbéliard au sud-ouest.
Il forme une ligne allant du Rhin à la frontière franco-suisse dans le massif du Jura, en couvrant la ville d'Altkirch et en évitant celle de Bâle, de Sierentz à Oberlarg (dans le Haut-Rhin). Les fortifications de ce secteur sont composées essentiellement de casemates d'infanterie.
Organisation et unités thumb|125px|Insigne du RIF. D'abord sous commandement de la région militaire (QG à BesançonEn 1939, la militaire couvre les départements du Haut-Rhin, du territoire de Belfort, du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône, de la Haute-Marne, ainsi qu'une partie du Bas-Rhin (canton de Marckolsheim).) jusqu'à la déclaration de guerre, le secteur alors change de nom (passant de secteur défensif à secteur fortifié) et se retrouve sous commandement de la : à partir du il est sous l'autorité du d'armée de forteresse (qui coiffe aussi le secteur fortifié de Montbéliard et la place de Belfort), renforcé par la d'infanterie (de réserve, série B).
Le secteur est composé de deux sous-secteurs, avec les unités suivantes comme équipages des casemates ainsi que comme troupes d'intervalle stationnées entre ceux-ci après la mobilisation : sous-secteur de Franken, confié au RIF (régiment d'infanterie de forteresse) ; sous-secteur de l'Ill (Durmenach), confié au RIF. L'artillerie de soutien du secteur est composée d'une partie du régiment d'artillerie de position (troisième groupe : six canons de modèle 1897/1933, huit canons de modèle 1897, quatre canons de C 1915 Saint-Chamond et quatre canons de L modèle 1877 de Bange. Quatrième groupe : huit canons de modèle 1897/1933 et huit canons de L modèle 1877 de Bange).
Composants Pour prévenir une attaque allemande par la Suisse, la Commission d'organisation des régions fortifiées (CORF) avait envisagé en 1926 la construction d'une région fortifiée puissante de la rive du Rhin jusqu'au massif du Jura, en avant de la place de Belfort ; l'hypothèse étant jugée peu plausible, la construction fut repoussée à plus tard, puis abandonnée. Le projet ressort en 1934 (avec quatre gros ouvrages d'artillerie, à Stetten, Ranspach-le-Haut, Trois-Maisons et sur le Glaserberg, six petits ouvrages d'infanterie, à Uffheim, Stetten, Helfrantzkirch, Ranspach-le-Haut, Bettlach et Oltingue, et 68 casemates), mais il est aussitôt ajourné. La remilitarisation de la Rhénanie (le ) par les Allemands entraine la construction en Haute-Alsace à partir de la fin 1936 d'une ligne de casemates en arc-de-cercle à douze kilomètres autour de Bâle (le traité de Paris de 1815 interdit toute fortification à moins de trois lieues de la ville).
Au nord, la ligne est composée de 32 casemates STGLe niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de 0,60 à de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), , , et RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, la STG (Section technique du génie) standardise les constructions, avec une protection de 1,50 à de béton. d'infanterie, qui sont couvertes en flanquement par cinq casemates STG d'artillerie (chacune avec deux créneaux pour canons de modèle 1897/1933).
Au sud, après les positions d'artillerie du Willerhof, de Breitenhaag, de l'Eichwald et du Strengwald (huit emplacements pour L modèle 1916, quatre emplacements pour Saint-Chamond modèle 1884 et 9 abris pour les servants) destinés à tirer sur les ponts d'Huningue et de Bâle, la position s'appuie sur le Glaserberg (massif montagneux à Winkel, au sud de Ferrette, couvert par une forêt), où sont construits 47 constructions MOM (29 achevées en 1940) : 11 blockhaus, deux coupoles de mitrailleuses, deux observatoires et 14 abris.
Casemates d'artillerie thumb|Casemate STG de l'Aschenbach. thumb|Casemate STG des Vernes.
Uffheim Nord-Est Uffheim Nord-Ouest Hôpital Breitenhaag Bettlach Oltingue Raedersdorf
Casemates d'infanterie Hardt Ouest Sauruntz Chemin Creux Sierentz voie ferrée Est Sierentz voie ferrée Ouest Haselberg Casemate de l'Aschenbach Casemate des Vernes Stetten Tapfelbaum Helfranzkirch Nord-Ouest Trois Maisons Nord Rauspach Nord Rauspach Sud Côte 445 Monument Coupole de Knoeringen Knoeringen Est Knoeringen Sud-Est Willerbach Tiefenbach Nord Tiefenbach Sud Calvaire Breitenhaag Cesarhof Nord Cesarhof Sud Strengwald Nord Strengwald Sud Bettlach Bettlach Nord Bettlach Sud Raedersdorf Brochritty Est Brochritty Sud Gebirgsmatte Nord Gebirgsmatte Sud Blochmont Est Blochmont Centre Blochmont Ouest Steiner Nord Hornis Est Châlet Glaserberg (C 1 à C 11) Grand Kohlberg Nord-Ouest Ravin Pfaffenloch Nord-Est Verrerie
Abri Pfaffenloch Nord
Histoire
Au printemps 1940, une convention entre l'état-major suisse du général Guisan et son homologue français prévoit, dans l'hypothèse d'une attaque allemande en territoire suisse, que le ( et , avec la de spahis en couverture) de la française soit envoyé pour faire la liaison avec l'aile gauche de l'Armée suisse au sud de Bâle... Cet accord n'eut pas à être appliqué.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes