L'équipe d'Équateur de football est la sélection de joueurs de football équatoriens représentant le pays lors des compétitions régionales, continentales et internationales sous l'égide de la Fédération équatorienne de football.
L'équipe nationale dispute la première rencontre de son histoire en 1938, face à la Bolivie lors des Jeux bolivariens. Même si la fédération est affiliée à la Confédération sud-américaine de football puis à la FIFA dès 1926, la sélection ne dispute la Copa América qu'à partir de 1939 et ne s'engage pour la première fois dans les éliminatoires de Coupe du monde qu'en 1961.
Elle est une des deux seules nations sud-américaines (avec le Venezuela) à n'avoir jamais atteint la finale de la Copa América. Elle a en revanche participé à quatre phases finales de Coupe du monde, en 2002, 2006, 2014 et 2022, avec comme meilleur résultat un huitième de finale perdu face à l'Angleterre en 2006.
La « Tri », comme elle est surnommée par ses supporters, dispute ses rencontres à domicile à l'Estadio Olímpico Atahualpa, situé dans la capitale équatorienne, Quito, à plus de d'altitude.
Les Équatoriens ont achevé l'année 2016 à la mondiale selon le classement FIFA et au sud-américain.
Histoire Les débuts de la sélection équatorienne (1938-1960) La Fédération équatorienne de football est fondée le . Elle s'affilie à la FIFA en 1926 et à la CONMEBOL en 1927. En dépit de son intégration dans le giron mondial, la sélection ne participe pas à la première édition de la Coupe du monde, organisée en 1930 en Uruguay. Son premier match officiel a lieu lors de la première édition des Jeux bolivariens, à Bogota en Colombie. Le , pour le match d'ouverture du tournoi de football des Jeux, l'Équateur affronte la Bolivie, une rencontre achevée sur le score d'un but partout. Dès l'année suivante, elle participe pour la première fois au tournoi sud-américain des nations, la Copa América, organisée à Lima au Pérou. Emmenés par leur entraîneur-joueur Ramón Unamuno, les Équatoriens perdent les quatre rencontres qu'ils disputent. Marino Alcívar et Manuel Arenas se signalent malgré tout en inscrivant deux buts chacun. La sélection va pendant les vingt années suivantes ne disputer que les rencontres de Copa América, puisqu'elle se met en retrait des campagnes de qualification pour la Coupe du monde.
thumb|right|Le stade Capwell de Guayaquil, première enceinte à accueillir une rencontre à domicile de l'Équateur, en 1947 C'est lors de leur quatrième participation en Copa América, en 1945, que les Équatoriens mettent fin à la série de défaites qui les accompagne depuis leur entrée dans la compétition. Le , ils arrachent une nouvelle fois un match nul face à la Bolivie, à Santiago. Ils terminent tout de même à la dernière place du classement, après avoir perdu les autres rencontres. Aguayo réussit à marquer à quatre reprises pour son équipe. Le , la sélection dispute pour la première fois une rencontre à domicile. En effet, cette année-là, c'est l'Équateur qui organise la de la Copa América. Malgré le soutien du public du stade Capwell de Guayaquil, les hommes d'Unamuno ne gagnent aucune rencontre. La première victoire officielle n'a lieu que deux ans plus tard puisque la Tri parvient à battre la Colombie sur le score de quatre buts à un, à Rio de Janeiro. Cette victoire face aux Colombiens est sans lendemain : sur une période de dix ans, la sélection va disputer trois éditions de la Copa América sans connaître le succès. En 1959, lors de l'édition disputée à domicile, les Équatoriens remportent la dernière rencontre de la compétition, face au Paraguay. Ils parviennent également à accrocher l'Argentine (1-1). thumb|right|L'équipe nationale équatorienne lors de sa participation au Championnat sud-américain de 1945 thumb|right|L'équipe équatorienne au championnat sud-américain de 1955 Premiers pas au niveau mondial (1961-1992) En 1960, avec l'Uruguayen Juan López Fontana à sa tête, l'Équateur participe pour la première fois aux éliminatoires de la Coupe du monde. Pour espérer participer à la phase finale organisée au Chili, la Tri doit battre l'Argentine lors d'un duel en matchs aller-retour. Cette première apparition tourne à la catastrophe avec deux sévères défaites (3-6 à Guayaquil et 0-5 à la Bombonera de Buenos Aires). Elle ne joue par la suite aucun match jusqu'en 1963, où elle part en Bolivie pour disputer la Copa América. Le premier match du tournoi est très spectaculaire avec un match nul 4-4 face au pays organisateur, symbole d'une compétition réussie au niveau de l'attaque, avec quatorze buts inscrits et le titre de meilleur buteur pour Carlos Alberto Raffo, auteur de six buts. Malgré cette réussite devant le but, l'Équateur se classe avant-dernière, avec une seule victoire obtenue contre la Colombie. Deux ans plus tard, la sélection passe tout près d'une qualification en Coupe du monde. En effet, après avoir terminé à égalité avec le Chili en tête de la poule 2, la Tri perd le match d'appui disputé sur terrain neutre, à Lima et laisse les Chiliens obtenir leur qualification. En 1967, un tour préliminaire perdu face au Paraguay prive les partenaires de Muñoz de la phase finale de la Copa América.
En 1969, la sélection prend part aux éliminatoires de la Coupe du monde 1970, organisée au Mexique. Elle termine dernière du groupe, derrière l'Uruguay et le Chili, sans réussir à remporter la moindre rencontre. L'année suivante, l'Angleterre a l'honneur d'être la première équipe à affronter l'Équateur dans l'Estadio Olímpico Atahualpa de Quito, devant . Ce match est également le premier de l'histoire de la sélection face à une équipe hors d'Amérique du Sud. Après une terne participation à la Coupe de l'Indépendance du Brésil (un nul en quatre rencontres), la sélection, dirigée par Roberto Resquín, dispute une série de rencontres amicales (notamment face à la RDA et contre le futur champion de la CONCACAF, Haïti) avant le début des qualifications pour la Coupe du monde 1974. Opposée dans le groupe 1 à l'Uruguay et à la Colombie, elle manque une fois encore la phase finale, sans gagner de rencontre. Le , pour le premier match de l'Uruguayen Roque Máspoli sur le banc équatorien, la sélection remporte la plus large victoire de son histoire en s'imposant 6-0 en match amical face au Pérou à Quito. Lors de la Copa América 1975, remise sur pied après huit années d'interruption, les Équatoriens sont devancés par la Colombie et le Paraguay, sans gagner de rencontre. Deux ans plus tard, ils échouent à se qualifier pour la phase finale de la Coupe du monde 1978 en Argentine, terminant derrière le Pérou et le Chili. La Copa América 1979 est le théâtre d'un petit événement puisque la Tri renoue avec la victoire en match officiel, pour la première fois depuis 1965. Les Équatoriens parviennent à s'imposer à domicile face à l'Uruguay mais perdent leurs trois autres matchs, un bilan insuffisant pour atteindre les demi-finales. thumb|right|L'Équateur affronte l'Argentine lors de la Copa America de 1983. La sélection commence l'année 1981 par deux rencontres amicales, perdues face à la Bulgarie et le Brésil avant d'entrer dans les éliminatoires de la Coupe du monde 1982, dont la phase finale se dispute en Espagne. Versée dans le groupe 3 en compagnie du Chili et du Paraguay, elle démarre bien sa campagne en s'imposant contre le Paraguay avant d'être accrochée par le Chili. Les deux défaites en déplacement la condamnent à une nouvelle élimination. Lors de la de la Copa América en 1983, dans une poule de très haut niveau avec l'Argentine et le Brésil, les Équatoriens parviennent à accrocher deux fois les partenaires de Jorge Burruchaga mais doivent s'incliner face aux Auriverde, vainqueurs à domicile 5-0. La fin de l'année 1984 voit la Tri effectuer une tournée de six matchs aux États-Unis et en Amérique centrale, avec un bilan de deux nuls et quatre défaites. Après plusieurs rencontres de préparation face à des sélections européennes (RDA et Finlande), les éliminatoires pour le Mondial mexicain (contre l'Uruguay et le Chili) sont décevants, avec un seul point pris à domicile face aux Chiliens. Ce nouvel échec entraîne la mise en sommeil de la sélection pendant deux ans, jusqu'à la Copa América 1987, qui inaugure la nouvelle formule de la compétition. Organisée en Argentine, elle voit les Équatoriens être opposés dans le groupe A au pays organisateur et au Pérou. Ils perdent 3-0 contre les Argentins (avec un doublé de Diego Maradona) avant de faire match nul contre le Pérou. En juin 1988, la fédération fait appel au Yougoslave Dušan Drašković pour prendre en charge la sélection. Le technicien entame son mandat aux États-Unis et en Amérique centrale lors d'une nouvelle tournée de ses joueurs, beaucoup plus concluante que celle effectuée quatre ans plus tôt. Il poursuit la préparation de son groupe pour la Copa América 1989 au Brésil avec plusieurs rencontres amicales contre d'autres sélections sud-américaines, sans réel résultat (une victoire en dix matchs disputés). En Copa América, l'Équateur est opposée dans le groupe B à l'Argentine, à l'Uruguay, à la Bolivie et au Chili. Le match inaugural face à l'Uruguay débouche sur une surprise puisque pour la première fois depuis 1979, la sélection s'impose en Copa América. Elle ne parvient pas à confirmer ce bon résultat en se classant quatrième de la poule, après deux nuls sans but contre Boliviens et Argentins et une courte défaite face au Chili. Six semaines après, les éliminatoires de la Coupe du monde 1990 démarrent et voient la Tri affronter la Colombie et le Paraguay dans le groupe 2. Elle ne remporte qu'un seul match, sans enjeu, face au Paraguay (3-1) et se retire une nouvelle fois de la scène internationale jusqu'à l'édition suivante de la Copa América, disputée en 1991 au Chili. Dans sa poule, elle retrouve la Bolivie, le Brésil, la Colombie et l'Uruguay. Après une courte défaite d'entrée contre la Colombie, la sélection décroche le nul face aux Uruguayens avant de faire exploser la Bolivie 4-0, pour ce qui constitue sa plus large victoire en match officiel. Le gardien équatorien, Erwin Ramirez, s'offre même le luxe de marquer un pénalty en fin de rencontre. Les hommes de Drašković achèvent le tournoi par une défaite face aux Brésiliens et se classent quatrième de leur poule.
Une période de progrès constants (1993-2001)