La rue de la Pompe est une voie située dans les quartiers de la Muette et de la Porte-Dauphine du de Paris.
Situation et accès Constituant l'une des plus longues rues de l'arrondissement, elle croise notamment l’avenue Victor-Hugo et l’avenue Henri-Martin.
La rue est desservie côté nord, par la ligne 2 à la station Victor Hugo, à mi-parcours et au sud par la ligne 9 aux stations Rue de la Pompe et La Muette et à son extrémité sud par la ligne C à la gare de Boulainvilliers.
Origine du nom La rue doit son nom à la pompe qui fournissait l'eau au château de la MuetteJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Rue de la Pompe », ..
Historique Cette voie, qui est présente à l'état de chemin sur le plan de Roussel de 1730, longeait les murs du château de la Muette, puis traversait la plaine de Passy.
Au début du , la rue était bordée de constructions, de la Grande rue jusqu’à la rue du Moulin-de-la-Tour. Au-delà, c’était un chemin qui menait à la route de Neuilly. Le , elle est classée comme chemin vicinal de grande communication de Neuilly à Montrouge, en passant par Passy..
Avant l'annexion à Paris de la commune de Passy, et par décret du , cette voie faisait partie de la route départementale .
La partie qui était comprise entre l’avenue Foch et la rue Pergolèse a pris le nom de « rue Duret » en 1868 :
La placette devant l'avenue Jules-Janin a été classée par décret du puis incorporée à la rue de la Pompe (). Une autre entrée de cette voie privée se trouve au niveau du de la rue de la Pompe.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire L'écrivain et illustrateur britannique George du Maurier (1834-1896) a passé son enfance dans la rue. Il y fait grandir le personnage principal de son premier roman, Peter Ibbetson. L’homme d’affaires Arnaud Mimran, condamné dans l’escroquerie à la TVA sur le marché des quotas carbone, y possédait un hôtel particulier avec piscine, avant que celui-ci, d’une valeur de 4 millions d’euros, ne soit saisi en par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc)Abel Mestre et Thomas Saintourens, « La nouvelle vie des butins criminels, confisqués aux voyous puis réattribués à des bonnes œuvres », Le Monde, 3 mars 2023.. : domicile des parents de l'actrice Brigitte Bardot, qui y grandit« Les décennies Paris Match. Volume 1, « Nos années 1950 » - Le monde se déchire pour BB », parismatch.com, 17 avril 2018.Shanour Kargayan, « Disparition de Brigitte Bardot : « Un couloir extrêmement long traversait le centre de l’appartement, depuis le grand hall d’entrée jusqu’aux quartiers des domestiques et à la cuisine », ce grand appartement de neuf pièces rue de la Pompe où elle a passé son enfance », lejournaldelamaison.fr, 28 décembre 2025.. : l'architecte Georges Debrie est l'auteur de l'immeuble de plus de cinq étages dans le style haussmannien (1898). : librairie Huret, fondée en 1973, spécialisée en livres anciens, éditions et manuscrits rares ainsi qu'en « plats historiés » (des ouvrages publiés après 1865 avec une couverture en percaline)« Nos belles librairies », Paris 16 Le Mag, magazine d'information de la mairie du 16 arrondissement, n°8, septembre 2021, p. 22-23.. : le compositeur Alfred Bruneau y vit entre 1910 et 1924. Une plaque lui rend hommage. : à ce niveau, en 1854, l'écrivain Jules Janin se fait construire un chalet en bois de deux étages. Le terrain venait d'être détaché du parc du château de la Muette voisin par le percement du chemin de fer d'Auteuil sur l'actuel boulevard Émile-Augier. Sur la façade du chalet, Jules Janin fait inscrire les vers de Clément Marot : . Il y reçoit des personnalités comme l'abbé d'Auteuil Lamazou, les écrivains Lamartine et Nerval, le compositeur Hector Berlioz ou encore l'homme politique Émile Ollivier. Il y meurt en 1874. Le chalet passe ensuite au colonel Mannheim. Lorsque le tracé de la rue Gustave-Nadaud, qui fait l'angle avec la rue de la Pompe, est revu, le chalet est détruit.Dans l'immeuble qui l'a remplacé est installé, au rez-de-chaussée, dans les années 1970, un temple baha'iJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, troisième édition, 1963, supplément, 1972, « Rue de la Pompe », .. : ancien fleuriste Orève, ouvert après la construction de l'immeuble (par l'architecte Lecourtois), en 1911. La devanture Art nouveau, trois arcades revêtues de briques vernissées avec des mosaïques représentant des motifs végétaux sur fond d'or, est restée identique ; jardin d'hiver à l'étage« L'œuvre d'Hector Guimard dans le arrondissement », consulté le 15 août 2025.. Des serres se trouvaient autrefois à l'arrière de la boutique. Orève est fermé en 1987« Ancien fleuriste Orève », www.patryst.com (consulté le 25 décembre 2017). et devient un restaurant, Bon, aménagé par Philippe StarckEmmanuel Rubin, « Ces trente tables qui ont changé le goût de Paris », Le Figaroscope, semaine du mercredi 20 au 26 décembre 2017, .. La façade sur rue et la devanture sont inscrites MH par arrêté du Base Mérimée..
lycée Gerson, établissement d’enseignement catholique. Benjamin Jaurès (1823-1889) y demeurait à sa mort Décès Paris 8e arrondissement, du 12 mars 1889 (acte n° 468) au 22 avril 1889 (acte n° 705), cote V4E 6145, page 3/31 acte N°491. : le pédiatre Gaston Lévy y ouvre son cabinet en 1932. : église du Cœur-Immaculé-de-Marie (Mission catholique espagnole).
: ici s'établit en 1897 l'école de La Providence, dont l'origine remonte à l'établissement fondé en 1816 par Madame Royale et les sœurs de la Providence de Portieux en la paroisse Saint-Roch ; il connaît plusieurs adresses avant de déménager 28, rue des Marronniers en 1886, puis rue de la Pompe. Le nouveau bâtiment construit en deux ans dispose d'une chapelle. En 1907, la loi de séparation des Églises et de l'État oblige les religieuses à quitter leurs fonctions ; elles sont remplacées l'année suivante par l'Association des pères et mères de famille (APMF), des sœurs « sécularisées » assurant la direction et les cours. En 1929, l'artiste-décoratrice Lucie Roisin réalise une frise en Lap pour la nouvelle chapelle. Dans les années 1950, sont construits le bâtiment Saint-Joseph, le préau, le gymnase, le premier étage et la terrasse. En 1955, le pensionnat ferme. En 1966-1967, un accord est conclu avec l'Institut de la Tour voisin (86, rue de la Tour), à qui revient l'enseignement secondaire, tandis que La Providence est désormais chargée des maternelles et des primaires. La dernière religieuse à diriger l'école quitte son poste en 1981, lui succédant depuis des directrices laïques. Des sœurs de la Providence résident cependant toujours dans des bâtiments annexes. En 2005, la tutelle de l'école passe au diocèse. De 200 élèves en 1910, La Providence passe à 400 en 1933, 800 en 1961 et 760 élèves répartis sur 25 classes en 2016« Historique », www.la-providence-passy.com, 17 mai 2016..
, au croisement avec l’avenue Henri-Martin : la mairie de l'arrondissement. : villa Herran, voie privée. Le ministre Adolphe Crémieux (1796-1880) y vit ses dernières années. : la tragédienne Caroline-Eugénie Segond-Weber y vécut. Une plaque lui rend hommage. : l'écrivain François Mauriac s'installe ici en jusqu'en 1931Jean-Luc Barré, François Mauriac, biographie intime, t. I : 1885-1940, Éditions Fayard, 2009 , et 450.. Son fils Claude Mauriac, également écrivain, y est né le Archives de Paris , acte de naissance , année 1914 (page 11/31) (avec mention marginale de décès).. L'actrice Brigitte BardotMarie-Dominique Lelièvre, Brigitte Bardot. Plein la vue, Flammarion, 2012, , ., ainsi que Jacques AttaliMarie-Dominique Lelièvre, Jacques Attali. Plein la vue, Flammarion, 2012, ., y vécurent également. Le résistant Pierre Brossolette y tint une librairie entre 1940 et 1942.
à 116 : la façade ouest du lycée Janson-de-Sailly. : avenue de Montespan, voie privée. : l'écrivaine Georgie Raoul-Duval (1866-1913) y vécut.
le maréchal Joseph Joffre (1852-1931) y vécut ; une plaque lui rend hommage ; la romancière russe Irène Némirovsky (1903-1942) y a également habité, après avoir fui la Russie bolchévique en 1919« 2013 DU 243 Attribution à une voie de la dénomination “allée Irène Némirovsky” (15e) », paris.fr, consulté le 20 juin 2018. ; légation du Venezuela dans les années 1920« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica.. : librairie Lamartine, fondée en 1926. Elle doit son nom au poète Alphonse de Lamartine, qui vécut dans un chalet aujourd'hui détruit, situé non loin, à hauteur des 107-113 de l'avenue Henri-Martin. En collaboration avec Le Livre de poche, la librairie Lamartine organise chaque année un prix des lecteurs. : école primaire de l'École internationale bilingue.. : Charles Baudelaire y loge peu de temps en 1852 (?) chez des amis du général Aupick. : magasin de vêtements masculins Renoma, ouvert par Maurice Renoma en 1963. Dans le contexte des Sixties, où la mode est renouvelée par rapport aux codes stricts qui prévalaient jusque là, la boutique obtient un succès rapide, habillant autant les jeunes gens des quartiers bourgeois que des personnalités, comme Nino Ferrer, Bob Dylan, John Lennon ou encore Serge GainsbourgMathieu Alterman, « Confidentiel », Vanity Fair n°84, novembre 2020, p. 94-99.Guillemette Faure, « J'y étais... avec les vieux minets », lemonde.fr, novembre 2013.. : rue Dosne, voie privée. : ici s'établit entre avril et une antenne de la police allemande, nommée Gestapo de la rue de la Pompe, dirigée par Friedrich Berger ; plus de 300 résistants y ont été torturés.. : c’est devant cet immeuble, où se trouve son domicile, que Luchino Revelli-Beaumont, directeur général de Fiat-France, est enlevé le par un « groupuscule prétendument révolutionnaire« Trente ans après : les secrets d’un enlèvement », Le Monde, 28 décembre 2007. ». (et 4, rue de Lasteyrie) : ancien hôtel particulier de la Belle Époque dont l’entrée principale, rue de Lasteyrie, est mise en valeur par une impressionnante marquiseProtections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, à 432.. C'est, en 2021, le siège d'un groupe immobilier. Durant l'Occupation, des bureaux de la Résistance sont installés rue de la Pompe, où travaille notamment la secrétaire de Jean Moulin, Laure Diebold. Le , elle est arrêtée par les Nazis. Le lendemain, ignorant tout, Daniel Cordier monte à l'appartement ; il raconte a posteriori : . Suspicieux, il ne reste pas.. En 1919, Isadora Duncan achète, dans la rue, la salle Beethoven, détruite depuis (numéro non identifié).
Notes et références
Annexes Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes
Pompe