Yael Bartana ( ; née le à Kfar Yehezkel, un moshav de la vallée de Jezreel) est une artiste contemporaine vidéaste israélienne.

Biographie Yael Bartana étudie à l'Ecole Bezalel des arts et du design à Jérusalem, puis poursuit sa formation à la School of Visual Arts de New York et à la Rijksakademie d’Amsterdam.

Au cours des années 2000, elle acquiert une reconnaissance internationale grâce à ses installations vidéo et à ses films explorant les rapports entre mémoire, identité nationale, militarisation et utopies politiques.

Ses œuvres sont présentées dans plusieurs institutions internationales, notamment au Museum of Modern Art de New York, au Centre Pompidou et à la Tate Modern.

Démarche artistique

Le travail de Yael Bartana mobilise fréquemment les codes visuels de la propagande politique, des cérémonies collectives et des commémorations nationales. Ses vidéos et installations interrogent les relations entre mémoire historique, identité collective et pouvoir symbolique.

Plusieurs critiques d’art soulignent l’ambiguïté volontaire de ses œuvres, qui empruntent à la fois aux langages du militantisme, de la fiction politique et du cinéma documentaire.

Biennales et expositions internationales Yael Bartana a été retenue pour la documenta XII (2007) et la Biennale de São Paulo (2010).

Elle représente la Pologne à la Biennale de Venise. Bien que de nationalité israélienne, le fait que ses ancêtres aient été polonais lui permet de représenter ce pays. Elle présente un triptyque de trois vidéos : Mary Koszmary (2007), Mur i wieza (2009) et Zamach (2011) sous le titre générique « ...and Europe will be stunned ». L’œuvre met en scène un mouvement fictif appelant au retour de trois millions de Juifs ashkénazes en Pologne. À travers cette fiction politique, Bartana interroge les relations entre mémoire de la Shoah, nationalisme européen et identité juive contemporaine. Le questionnement est ici celui des nationalismes au : du sionisme au nationalisme polonais ainsi que la question du conflit israélo-palestinien. Le projet suscite une importante réception critique internationale et fait l’objet de nombreuses analyses universitaires consacrées aux notions de post-nationalisme, de mémoire collective et de performativité politique.

Réception critique

Les œuvres de Yael Bartana ont fait l’objet de commentaires soulignant leur usage des codes esthétiques de la propagande et des cérémonies politiques.

Plusieurs analyses universitaires interprètent son travail comme une réflexion sur les formes contemporaines du nationalisme et sur les mémoires conflictuelles européennes et israéliennes.

D’autres critiques mettent en avant l’ambiguïté politique volontaire de ses œuvres, certaines lectures voyant dans cette ambiguïté une force critique, tandis que d’autres y perçoivent une difficulté à distinguer ironie, satire et adhésion aux symboles mobilisés.

Positions et déclarations post 7 octobre 2023

Dans un entretien donné à la revue d'art Spike Art Magazine, Yael Bartana déclare que le 7 Octobre et la guerre à Gaza ont profondément affecté le contexte dans lequel ses œuvres sont interprétées. Elle insiste sur la nécessité d’éviter des lectures simplificatrices ou strictement binaires des événements et des récits politiques associés. Concernant les appels au boycott des artistes israéliens, elle exprime une position critique, estimant qu’il convient de distinguer les États des individus et se disant réservée à l’égard des sanctions visant des artistes en raison de leur nationalité.

Expositions 2024 : I Don’t Want to Forget, exposition collective au Musée des beaux-arts de Tel Aviv à partir de la collection de Mareva et Arthur Essebag, consacrée aux réactions artistiques israéliennes aux attaques du . 2022 : Jewish Museum Berlin 2018 : Philadelphia Museum of Art 2015 : Stedelijk Museum Amsterdam 2012 : And Europe Will Be Stunned, Tel Aviv Museum of Art 2011 : Pavillon polonais, 54e Biennale de Venise Media City Seoul 2010, Séoul, Corée (2010). Moderna Museet, Malmö, Sweden (2010). Artes Mundi, Cardiff, Pays de Galles 2010. Yael Bartana at P.S.1 (New York) 2009. Foksal Gallery, Varsovie, Pologne (2008) Center for Contemporary Art, Tel Aviv, Israël (2008) The Power Plant, Toronto, Canada (2007) Kunstverein Hamburg, Hambourg, Allemagne (2006) Museum St. Gallen, Saint-Gall, Suisse (2005) Sommer Contemporary Art, Tel Aviv, Israël (2004) MIT List Visual Arts Center, Cambridge, Massachusetts, USA (2004)

Prix Artes Mundi (Pays de Galles, 2010) Prix Dazibao (Montréal, 2009) Prix de Rome (Académie des beaux-arts, Amsterdam, 2005) Dorothea von Stetten KinstPreis (Kunstmuseum, Bonn, 2005) Nathan Gottesdiener Foundation Israeli Art Prize (2005) Prix Anselm Kiefer (2003)

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

"Annet Gelink Gallery, Amsterdam" "Sommer Contemporary Art, Tel Aviv " "Yael Bartana", Artnet "Liminal Spaces" "Yael Bartana: I Didn't Want to Make a Documentary", ArtReview magazine, 18 mars 2008 "Yael Bartana: Docufiction", spike art quarterly, issue 25, automne 2010

Catégorie:Artiste contemporain israélien Catégorie:Plasticienne israélienne Catégorie:Étudiant de l'École des beaux-arts Bezalel Catégorie:Naissance en décembre 1970 Catégorie:Naissance dans le district nord (Israël) Catégorie:Artiste israélienne Catégorie:Artiste israélien du XXe siècle