vignette|redresse|Rue de l'École-de-Médecine avec la maison de Marat, dans l'actuel de Paris.
La section de Marat, dite aussi section du Théâtre-Français ou section de Marseille, était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne Plan avec les sections révolutionnaires de Paris.
Jean-Paul Marat résida dans le territoire de la section, d'abord rue de la Harpe, puis rue des Cordeliers, où il fut assassiné le 13 juillet 1793. Son imprimerie était également située dans le quartier, à l'angle de la rue Hautefeuille et de la rue des CordeliersLaurent Gloaguen, « Rue de l'École de Médecine, c. 1866 », Vergue, 22 novembre 2015, mise à jour le 30 mai 2017..
Représentants Elle était représentée à la Commune de Paris par : Denis Étienne Laurent, né à Paris le , demeurant 13 rue Gît-le-Coeur. Officier municipal, il est guillotiné le 10 thermidor an II. Antoine Simon (1736-1794), cordonnier et gardien de Louis XVII à la prison du Temple, il demeure 32 rue Marat. Il est guillotiné le 10 thermidor an II. Jacques-Louis Warmé, né à Paris en 1765, demeurant 10 rue de l'Hirondelle. Il fut successivement commis aux Domaines, employé à la deuxième division de la Guerre, section des étapes (en ), employé à la commission du commerce et des approvisionnements. En , il était secrétaire de l'Assemblée générale de la section Marat et fut guillotiné le 10 thermidor an II.
Historique Cette section se nomma « section du Théâtre-Français », puis « section de Marseille » en . En , elle prit le nom de « section de Marseille et Marat » et à partir de pluviôse an , « section de Marat » tout court. En pluviôse an , elle reprit son nom primitif de « section du Théâtre-Français ».
Territoire Secteur entre l’École de médecine et le théâtre de l'Odéon.
Limites Les rues de : rue de Condé, rue des Fossés-Saint-Germain et Dauphine, à droite, depuis la rue de Vaugirard jusqu'au Pont-Neuf ; le quai des Augustins, du Pont-Neuf, à la rue du Hurepoix ; la rue du Hurepoix des deux côtés ; la place du Pont-Saint-Michel à droite, la rue de la Boucherie et la rue de la Harpe, à droite, jusqu'à la place Saint-Michel ; le côté de la place Saint-Michel, à droite, en retour sur la rue des Francs-Bourgeois, aussi à droite : la rue de Vaugirard, à droite, jusqu'à la rue de Condé.
Intérieur Les rues des Augustins, Christine, de Savoie, Pavée, Gît-le-Cœur, de l'Hirondelle, Saint-André-des-Arts, Cour du Commerce, rues de l'Éperon, du Paon, du Jardinet, Mignon, des Poitevins, du Cimetière-Saint-André, Hautefeuille, des Cordeliers, de Mâcon, Percée, Poupée, Serpente, des Deux-Portes, Pierre-Sarrazin, de Touraine, de l'Observance, des Fossés-Monsieur-le-Prince, des Francs-Bourgeois, de Condé, du Théâtre-Français ; le Théâtre Français et les rues qui y aboutissent, etc. ; et généralement tous les rues, culs-de-sac, places, etc., enclavés dans cette limite.
Local La section de Marat se réunissait, en 1792, dans l’Église Saint-André-des-Arts, située sur l'actuelle place du même nom, et qui fut détruite peu de temps après.
Population habitants, dont ouvriers et 850 économiquement faibles. La section comprenait citoyens actifs.
Rapport d’Edme-Bonaventure Courtois :
Membres célèbres Georges Danton ; Camille Desmoulins ; Antoine-François Momoro ; Léonard Bourdon ; Pâris dit Fabricius.
9 Thermidor an II Lors de la chute de Robespierre, le 9 thermidor an II, la section de Marat soutint la Convention nationale ; seuls les trois représentants prêtèrent serment à la Commune de Paris.
Évolution Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV () qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du , le quartier de l'École-de-Médecine ( de Paris).
Notes et références Références
Annexes Bibliographie
Catégorie:Section révolutionnaire de Paris