Étrembières est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation Le territoire d'Étrembières est une bande de terre, longue de , située au pied du mont Salève, sur les bords de l'Arve. Sa population est de habitants (en 2022), répartie principalement entre le chef-lieu et le lieu-dit Pas de l'Échelle. Deux des trois massifs du mont Salève, qui dominent tout le territoire de la commune, surgissent en falaise escarpée à l'ouest pour s'incliner en pentes douces vers la vallée de l'Arve. Il s'agit du grand Salève () et du petit Salève (), séparés par le col de Monnetier. Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gaillard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Voies de communication et transport La commune d'Étrembières est la toute première commune d'Europe à accueillir un dispositif de double-radars de vitesse installé sur un passage à niveau. Celui-ci a été installé sur la route du Salève. Il fut inauguré par le préfet de Haute-Savoie, Michel Bilaud, ainsi que des représentants de Réseau ferré de France (RFF) et de la direction départementale de l'équipementJournal Le Dauphiné libéré, édition 38H du .. Ce double-radars ainsi que le passage à niveau n'existent plus, la route passant sur un pont.

La commune est reliée aux autoroutes A40 (Mâcon-Chamonix) et A411 (vers Genève) via l'échangeur d'Étrembières. Urbanisme Typologie Au , Étrembières est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (50,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (29,3 %), zones urbanisées (23,7 %), zones agricoles hétérogènes (19,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,7 %), mines, décharges et chantiers (10,8 %), terres arables (1,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,2 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie Les graphies ès Trembières et les Tremblières sont attestées en 1680, ainsi que aux Trembières (soit « aux taillis de trembles ») en 1682Henri Jaccard. Essai de toponymie, Origine des noms de lieux habités et des lieux dits de la Suisse romande. Société d’histoire de la Suisse romande, Seconde série, Tome VII, 1906, pages 158 et 471 ..

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Étranbîre (graphie de Conflans) ou Ètrembiéres (ORB)..

Histoire Préhistoire Cette région a connu une occupation préhistorique révélée à Étrembières par des fouilles sur un gisement du Magdalénien supérieur aujourd'hui détruit où l'on a notamment trouvé des bâtons perforés ornés de représentations de loutres et de bouquetin - et les traces d'une importante industrie lithique ayant exploité le silexLaurence-Isaline Stahl-Gretsch, Les occupations magdaléniennes de Veyrier : histoire et préhistoire des abris-sous blocs, Coédition Cahiers d’archéologie romande. Documents préhistoriques n°20, ..

Ancienne présence d'un dolmen de l'époque mégalithique., détruit en 1836.

Antiquité Étrembières est connue depuis l'Antiquité par la présence de la voie romaine de Genava qui, après avoir passé par les Bornes, franchissait l'Arve à Étrembières, à l'endroit où ses rives sont les plus rapprochées. Un pont en bois fut sans aucun doute construit, pour remplacer le premier moyen de communication entre les deux rives, à savoir un bac. Bien qu'il n'existe aucune mention de ce pont sous la période antique, il est néanmoins cité en 1304 dans un accord intervenant entre le comte du Genevois et le sire du FaucignyChanoine Adrien Gavard, Quelques notes sur Étrembières à travers les siècles, Le livre d'histoire Lorisse, Paris, 2006 (réédition de 1934), p. 34..

Moyen Âge Du , Étrembières, et en particulier son pont, se trouve dans un secteur stratégique sous le contrôle du comte de Genève, mais convoité par les sires de Gex, installés à Mornex, les sires de Faucigny et les comtes de Savoie établis dans le Chablais. La population subit fréquemment les chevauchées de ces seigneurs, ou de leurs vassaux, qui luttent pour l'hégémonie, affectant gravement la vie économique et sociale de la régionÉtrembières, d'hier à aujourd'hui, Eurolivres, Manchecourt, 2004, ..

L'Escalade Après la Réforme calviniste à Genève, nombre de catholiques doivent s'exiler dans les villes et villages avoisinants. Étrembières est alors considéré comme un village à majorité catholique. Etrembières fait cependant partie, de 1536 à 1567, du bailliage bernois de Gaillard, avant de retourner aux États de Savoie. C'est depuis le château des Terreaux que Charles-Emmanuel Ier, duc de Savoie, entreprend en 1602 une action militaire à l'encontre de Genève, afin de compenser la perte de ses provinces à la suite du traité de Lyon de 1601, et par la même occasion, tenter de rendre à l'Église romaine la grande cité des Alpes.

L'expédition se soldera par un désastre militaire qui entraînera la signature du traité de Saint-Julien en 1603. Genève commémore chaque année cette victoire sous le nom de L'Escalade.

Les Traités de Turin Après le traité de Turin de 1754, signé entre la République de Genève et le royaume de Sardaigne, Étrembières se retrouve sous la tutelle de la province de Carouge, et rattachée au comté de Veyrier à partir de 1770Archives de l’État de Genève, classeur des communes, Veyrier, acte d'érection du comté de Veyrier, 1770.. Devenue française en 1792 à la suite de la Campagne d'Italie du général Bonaparte, elle le reste jusqu'à la signature du traité de Turin de 1816 où elle réintègre le royaume de Sardaigne. Le village de Veyrier est coupé en deux par la nouvelle frontière (Veyrier devient suisse), donnant naissance au hameau du Pas de l'Echelle (aujourd'hui partie intégrante de la commune d'Étrembières).

Étrembières française Le , le traité franco-sarde de cession de la Savoie à la France est signé. Bien qu'Étrembières se soit montrée favorable à son annexion à la Suisse au cours du plébiscite populaire - comme un certain nombre de communes du nord de la Savoie - elle intègre le tout nouveau département de la Haute-Savoie. C'est à partir de cette date qu'Étrembières connaît un développement important.

Étrembières dans l'ère moderne En 1875, les plans de la voie ferrée Annecy - Annemasse sont approuvés, et l'année suivante ce sont ceux de la voie ferrée de Collonges-sous-Salève - Annemasse. La jonction des deux tracés s'effectue à Étrembières. En 1879, une maison communale, avec son école, est construite en face de la Maison-Blanche. En 1891, c'est la création du chemin de fer à crémaillère du Salève. En 1906, une école est créée au Pas de l'Échelle et en 1922, décision est prise d'électrifier le village. En 1932, le téléphérique du Salève est inauguré et destiné à remplacer le chemin de fer à crémaillère qui cesse de fonctionner en 1935. En 1960, la commune décide de restaurer l'ancienne chapelle d'Étrembières. L'inauguration est célébrée le , alors qu'une nouvelle église a été érigée au Pas de l'Échelle le Étrembières, d'hier à aujourd'hui, Eurolivres, Manchecourt, 2004, ..

Politique et administration Administration territoriale La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois. Elle fait partie du canton d'Annemasse-Sud jusqu'à sa suppression en 2015 et depuis cette date de celui de Gaillard. Enfin, elle est rattachée à la quatrième circonscription de la Haute-Savoie.

Administration municipale Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre et , le nombre de membres du conseil municipal est de dix-neuf..

Liste des maires

Intercommunalité La commune fait partie d'Annemasse - Les Voirons Agglomération depuis sa création en 2008.

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Château d'Étrembières