Nâves-Parmelan est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Géographie Situé sur une terrasse du dépôt morainique glaciaire, à d’altitude, le territoire communal s’étend sur du sommet du mont La Cha, à , aux rives du Fier à d’altitude. Orienté sud-ouest, il bénéficie d’une exposition intéressante, ensoleillé jusqu’au soir, quand le soleil se couche derrière la dent du Chat.
Le paysage environnant va du Parmelan, auquel le nom de la commune fait référence, le mont La Cha, (autrefois appelé "la montagne des Anisses"), les Dents de Lanfon, le mont Veyrier, la plaine Annecy-Seynod-Albanais. Du haut du Parmelan, on embrasse la chaine du Mont-Blanc.
Pour éviter les confusions postales avec Naves Savoie, et pour marquer l’attachement à son terroir le conseil municipal obtient, en 1932, d’ajouter à sa dénomination le nom du Parmelan, sommet qui le domine, mais dont le point culminant se trouve sur la commune voisine de Dingy-Saint-Clair. Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Annecy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Nâves-Parmelan est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de FillièreUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Fillière comprend une ville-centre et six communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Annecy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51 %), prairies (21,7 %), zones agricoles hétérogènes (17,9 %), zones urbanisées (9,4 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.. La commune, relevant des États de Savoie au , est également mentionnée sur la mappe sarde (1730)Archives départementales de la Haute-Savoie, série C., consultable en ligne sur le site des A.D. 74.
Toponymie La commune de Nâves devient Nâves-Parmelan par décret du Délibération du Conseil municipal de Nâves-Parmelan (1986), d'après une source latine qualifiant les habitants de la commune de "Naverini". En France, sept communes portent le nom de Naves, l’étymologie de Naves peut signifier plateau habité ou plus généralement vallée, petite dépression.. Toutefois la forme latine que l'on trouve dans de nombreux actes médiévaux doit laisser à supposer que le toponyme originel a dû être non pas "Nâves" mais bien "les Nâves"Archives du château de Menthon, collection privée..
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Nâve, selon la graphie de Conflans.
Histoire Période antique
La découverte fortuite de deux monnaies romaines, dont un denier identifié comme datant du règne de Philippe l'Arabe, (244-249 )Pièce photographiée par le service photo des Archives Départementales de Haute-Savoie à la demande du rédacteur de cette note, (réf. actuelle inconnue du rédacteur), ainsi qu'un trésor de "minissimi" du Bas-Empire romain découvert dans le cimetière communal longtemps avant la destruction de l'ancienne église paroissialeDéjà signalé dans un inventaire après décès du : « Item une petite boette en boys sapin ou se sont treuvees menues monnoyes de cuyvre billom et mestail en nombre de plus de mil laquelle ladicte vefve na voleu inventarier pour estre de nulle valleur icelle vefve aiant desclaire garder icellesdictes monnoyes pour amictye dudict defunct pierre son mary lequel les auroit treuve cavant le vas sive sepulcre de mermet panisset son pere grand au cimistiere de ceste parroche », (collection privée), ce "trésor" se transmet toujours de génération en génération dans une même famille et a pu être examiné par le rédacteur de cette note, outre encore la découverte de tombes de l’époque burgondeétudiées en leur temps par Charles Marteaux dans un rapport publié par l'Académie Florimontane, font remonter le peuplement du village aux tout premiers siècles de notre ère. On suppose qu'à cette époque, le village est établi à l’écart de la voie romaine qui relie le camp romain de Dingy-Saint-Clair au domaine agricole de Villaz, siège d’une Villa romaine.
Période médiévale
On ne connait que peu de choses de l'histoire du village au Moyen Âge si ce n'est qu'il releva très tôt des fiefs des seigneurs de Menthon. Ces seigneurs y entretiennent un châtelain pour gérer leurs affaires ainsi qu'un meunier sur lequel ils perçoivent des droits et l'on y rend régulièrement la justice au banc du droit installé près de l'ancienne entrée du cimetière, lieu-dit encore actuellement "la Cour". Quoique la commune fut alors probablement fort modeste en nombre d'habitants, les archives trahissent l'existence d'une étude notariale dès le milieu du , étude qui se survivra jusqu'aux réformes administratives du début du . On sait d'autre part par ces mêmes archives que la vigne est alors une des richesses de la commune et que le vin jouit d'une bonne réputation puisqu'exporté jusqu'à la table de l'évêque à Genève. Le dénichage de jeunes faucons vendus à des maîtres fauconniers français constitue pour toute cette période une autre source de revenus non négligeable pour les habitants les plus hardis.
1256 : le hameau de Laval brûle. On relève plusieurs blessés.
La peste et ses récurrences successives ont créé, semble-t-il, de grands vides au sein de la population; des cabanes pesteuses ont alors été installées près de la route menant du chef-lieu à la "voie romaine", (lieu-dit les Bâtiés), et un cimetière ancien voire antique fut réaffecté aux besoins de ces pauvres malheureux au bas du lieu-dit "Entre Deux-Crets", à l'emplacement de l'actuelle déchetterie.
La commune compte, en 1561, 335 habitants, 234 vaches, 215 chèvres, 148 moutons et un chevalRecensement pour l'établissement de la Gabelle, A.D.73, SA 1953.
La commune voit naître le le jeune Jacques Pignarre, futur prêtre agronome que l'historiographie qualifiera de "Parmentier savoyard" tant il œuvra pour la popularisation de la consommation humaine de la pomme de terre dans la région.
En 1756, la commune ne compte plus que 194 habitants lorsque l'administration sarde dépêche ses enquêteurs pour établir un état statistique de la région après l'occupation du pays par les troupes espagnoles.
Un incendie ravage la commune au cours de l'hiver 1775; il dut être suffisamment dévastateur pour que la municipalité de l'époque fasse appel au sieur Gallo, alors architecte provincial, pour venir en estimer le dommage.
La paroisse rachète une partie des droits féodaux qui pèsent sur ses épaules par deux actes notariés des et . L'entrée des Français en Savoie l'année suivante viendra opportunément libérer les finances communales d'une charge qu'elles auraient probablement eu beaucoup de mal à assumer.
Période contemporaine
La Révolution française n'a pas laissé de trace particulièrement remarquable dans la commune : les habitants semblent avoir été assez passifs face aux nouveaux venus français quoiqu'il leur fut reproché par certains ultras de la ville d'avoir été "trop malheureusement et perfidement éloignés de la Révolution" par "la malveillance sacerdotale". Des frictions apparaîtront avec la chute du régime et l'arrivée des occupants autrichiens. Le maire de l'époque, Jean-Pierre Panisset, est alors dénoncé par quelques-uns de ses concitoyens pour sa soi-disant mauvaise gestion des subsides militaires perçus dans la commune au profit des nouveaux occupants, ce qui lui vaudra d'être remercié par les nouvelles autorités sardes. Cette disgrâce sera de courte durée puisqu'il revient à la tête des affaires communales dès 1821.
Dans la nuit du 17 au , le feu prend du côté de la cure; le temps est à la bise et le feu s'étend rapidement aux bâtiments voisins : 16 maisons sont détruites et autant de familles jetées à la rue.
Signalons encore la nomination du premier pédon, (facteur), le , la création d'une école de garçons, le , et d'une école de filles, le ou l'installation d'un premier moulin moderne "Chez le Deniard", par patentes royales du Archives départementales de Haute-Savoie, Tabellion sarde du bureau d'Annecy, 1855..