Clarisse Francillon, née le à Saint-Imier et morte le à Vevey, est une écrivaine suisse.

Biographie

Origines et famille Clarisse Francillon naît le Saint-Imier, dans le canton de BerneDictionnaire des littératures suisses, sous la dir. de Pierre-Olivier Walzer, Éd. de l’Aire, Lausanne, 1991. Petite-fille de l'entrepreneur horloger et conseiller national radical Ernest Francillon, elle est originaire de Lausanne, dans le canton de Vaud, et de Saint-Imier.

Elle grandit à Menton à partir de 1910 après le décès accidentel de son père Ernest-(Étienne) Francillon à Tavannes le et le mariage en secondes noces de sa mère Marthe Dapples avec Willem Francken.

Elle reste célibataire toute sa vie.

Études et parcours littéraire Après sa scolarité à Saint-Imier, elle fait ses études en France, à Nice (baccalauréat) et à Aix-en-Provence.

Elle s'installe en 1934 à Paris, où elle fait la connaissance des écrivains Colette Audry et Maurice Nadeau. Après la publication de la nouvelle Francine chez Chandelier à Bienne et du roman Des ronds sur l'eau aux Éditions de la Caravelle à Paris, par l'intermédiaire de Pierre Constans, elle transmet le manuscrit Scènes à Gallimard qui l'éditera en 1934 sous un autre titre Chronique locale. Beaucoup de ses romans sont acceptés par cet éditeur par la suite.

Clarisse Francillon quitte Paris pendant la Seconde Guerre mondiale et trouve refuge dès 1940 à Villette, dans le canton de Vaud, après un bref séjour chez sa sœur Marie-Anne-Étiennette de Moulinen à Baden.

Elle traduit plusieurs romans à partir de 1949 : Au-dessous du volcan, Écoute notre voix, Ô Seigneur, Lunar Caustic, Ultramarine et En route vers l'île de Gabriola. Elle écrit sur des thèmes avant-gardistes tels que l'homosexualité, la condition des femmes, les conflits sociaux ou encore la perte de repères chez les adolescents.

Très engagée politiquement, elle a appartenu à l’Union des écrivains socialistes dont elle fut trésorière et archiviste.

Fin de vie Clarisse Francillon passe les derniers mois de sa vie à Vevey, en Suisse, et meurt le .

Elle repose dans le cimetière parisien de Bagneux..

Postérité Son fonds d'archives se trouve aux Archives littéraires suisses à Berne et à la Bibliothèque municipale de Vevey.

Une statue à son effigie est érigée le sur le parvis de la collégiale à Saint-Imier. Elle fait partie d'une série de cinq statuesOutre Clarisse Francillon : Lydie Amie Farron, gouvernante au service de l’aristocratie russe ; Elise Benoit-Huguelet, première sage-femme professionnelle de La Baroche ; Marguerite Gobat, pédagogue, journaliste et pacifiste suisse ; Betty Fiechter, première propriétaire et directrice générale d’une maison horlogère suisse. de personnalités féminines de l’histoire du Jura bernois créées dans le prolongement de l'exposition « ExceptionnELLES » à Bienne en 2021. qui visait notamment à donner une plus grande visibilité aux femmes dans l'espace public.

Œuvres

Notes et références Notes

Références

Liens externes

Fonds d'archives : Francillon, Clarisse. Cote : P041. Centre des littératures en Suisse romande-UNIL (inventaire en ligne) sur Phœbus. Clarisse Francillon dans le Dictionnaire littéraire des femmes de langue française de Christiane P. Makward et Madeleine Cottenet-Hage. Biographie de Clarisse Francillon sur le site des Éditions Plaisir de Lire.

Publications de Clarisse Francillon dans le catalogue de la Bibliothèque municipale de Vevey

Catégorie:Écrivaine suisse du XXe siècle Catégorie:Écrivain suisse d'expression française Catégorie:Naissance en janvier 1899 Catégorie:Naissance à Saint-Imier Catégorie:Décès en juillet 1976 Catégorie:Décès à Vevey Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière parisien de Bagneux