Gaël est une commune d'Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne, en France.

Géographie Situation centré|vignette|Carte de Gaël et des communes avoisinantes. La commune de Gaël est située en Ille-et-Vilaine à la limite du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Elle ne fait pas partie de la couronne de l'aire d'attraction de Rennes. Les communes limitrophes sont Saint-Méen-le-Grand, Saint-Onen-la-Chapelle, Muel, Concoret, Saint-Léry, Mauron, Illifaut et Loscouët-sur-Meu.

Relief et hydrographie thumb|left|Carte du réseau hydrographique de Gaël. Le finage communal varie entre 127 mètres d'altitude pour le point le plus haut, situé à la limite sud-est de la commune avec la commune de Paimpont, dans la forêt domaniale de Gaël-Paimpont et 53 mètres, dans la vallée du Meu, à l'endroit où ce cours d'eau quitte le territoire communal, à sa limite orientale avec Muel. Le bourg est vers 80 mètres d'altitude.

Le réseau hydrographique est constitué principalement par le Meu, affluent de rive droite de la Vilaine, qui traverse la commune du nord-ouest à l'est avec un tracé en arc de cercle contournant le bourg par l'est, puis le sud. Le Meu reçoit sur le territoire communal plusieurs petits affluents, le principal étant le ruisseau de Grenedan, dont le tracé sert un temps de limite communale avec Loscouët-sur-Meu. La moitié sud de la commune est traversée par le Doueff (un affluent de l'Yvel et sous-affluent de l'Oust) et ses propres petits affluents, notamment le ruisseau d'Isaugouet, qui vient de Concoret.

Transports réseau régional BreizhGo : ligne 2 (Rennes - Montfort-sur-Meu - Gaël) gauche|vignette|Ancien bâtiment voyageurs de la gare de Gaël.

Gaël est desservi par la D 166 (ancienne route nationale 166 déclassée depuis la construction de la voie express actuelle RN 166), allant de Vannes à Ploërmel et reliant Gaël côté sud à Mauron et côté nord à Saint-Méen-le-Grand, ainsi que par la D 773 (ancienne route nationale 773 déclassée qui allait de Gaël à Donges) qui relie notamment Gaël à Paimpont. La D30, axe routier est-ouest, traverse le bourg : elle vient côté est de Montfort-sur-Meu via Iffendic et Muel et, côté ouest, se dirige vers Saint-Brieuc-de-Mauron (devenant la D303 dans le département du Morbihan).

La gare de Gaël est située sur l'ancienne voie ferrée de la ligne de Ploërmel à La Brohinière, dont le trafic voyageurs a cessé depuis le ..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Meu, le Doueff, le Gréhédan, le Bourien, les Gravelles, le ruisseau des Douvres du roz et le ruisseau d'isaugouët et un autre petit cours d'eau..

Le Meu, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans un bras de la Vilaine à Chavagne, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de Meu sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 224 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/1994 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

Le Doueff, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Mauron et se jette dans l'Yvel à Mauron, après avoir traversé trois communes..

Le Gréhédan, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Merdrignac et se jette dans le Meu sur la commune, après avoir traversé cinq communes..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GaëlLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploërmel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Habitat et paysages La commune possède de nombreux bois parsemant le territoire communal et surtout la forêt domaniale de Gaël-Paimpont., forêt publique gérée pat l'Office national des forêts, qui est en fait une partie de la forêt de Paimpont, située pour l'essentiel dans la commune de Paimpont, la quelle est pour l'essentiel une forêt privée appartenant à plusieurs propriétaires.

Deux chênes remarquables sont recensés à la Marguenais, le long de la route de Gaël à Paimpont..

La commune présente par ailleurs pour ses parties cultivées un paysage de bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de fermes isolées et hameaux ("villages").

Urbanisme Typologie Au , Gaël est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Méen-le-Grand, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,1 %), zones agricoles hétérogènes (19 %), prairies (15,9 %), forêts (7,5 %), zones urbanisées (1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Guadel en 799, Wadel en 814, Vadel en 851, Wael en 1096, Gael en 1112, Gael et Gaelo en 1152, Gueel en 1352, Gael au , Gael et Gails en 1709.

Ernest Nègre, qui ne cite aucune forme ancienne, car il n'en connaît pas, considère que la forme moderne Gaël peut suggérer un rapport avec le nom de personne breton Gaël ou le nom d'un peuple gaélique., la commune se situant dans l'aire de diffusion de la toponymie bretonne. Toutefois, cette hypothèse est infirmée par l'analyse des formes anciennes du nom qui suggère un emprunt au gallo-roman *WADELLU., lui-même dérivé du vieux bas francique *wad̄ « gué » ou directement du germanique *wadilą (cf. vieux saxon widil, vieux norois vaðill, allemand Wedel) que l'on retrouve dans Wail (Pas-de-Calais, Wadhil 1066, Wail 1079, Guahil 1143).

En gallo, la prononciation locale de Gaël a été rapportée par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954, sous la forme Guè.

Théophile Jeusset donne Gwazel comme nom breton de la localité. Ce dernier justifie sa création par l'ancienne forme de la localité, indiquant que la forme bretonne doit conserver la consonne intervocalique [d] (qui en breton est souvent changé en [z]). La forme bretonne actuelle proposée par l'Office public de la langue bretonne est aussi Gwazel..

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 21,4 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 350.

Histoire

Préhistoire et Antiquité Des dépôts de haches ont été trouvés dans la commune de Gaël, l'un, constitué de 62 haches à douille et datant de l'âge du fer, en 1881 au Fieux, lors de la construction de la ligne de chemin de fer de La Brohinière à Ploërmel., un autre, constitué de 4 haches à rebords et datant de l'âge du bronze, au Boriga, dans une prairie, en 1971. et un autre, formé de haches à talon datant aussi de l'âge du bronze, découvert à la Ville-Roux vers 1900. Ces dépôts ont été étudiés et décrits par l'archéologue Jacques Briard..

Moyen Âge

Selon l'hagiographie bretonne, saint Méen fonda au le monastère de Saint-Jean-de-Gaël à l'orée d'une grande forêt, sur les bords du Meu, là où un seigneur local lui offrit une terre. C'est là qu'il accueillit notamment Judicaël, roi de Domnonée. Sa réputation de thaumaturge attira pendant longtemps des pèlerins venus parfois de loin, implorant la guérison du "mal de saint Méen", une espèce de lèpre ou de gale, en tout cas une maladie de peau, horrible à voir. L'hospice de Saint-Méen. à Rennes, transformé par la suite en hôpital psychiatrique, recevait alors les pèlerins en route vers le monastère de Saint-Jean de Gaël. Le monastère de Gaël fut détruit en 811 par les troupes franques de Charlemagne, puis en 919 par les Vikings. Il fut reconstruit un peu plus au nord, en un lieu devenu depuis Saint-Méen-le-Grand et .. La reconstruction de l'abbaye de Gaël est suivie de la naissance de la seigneurie de Gaël..

Vers le milieu du , les comtes de Rennes, ducs de Bretagne, concèdent la partie orientale du Porhoët à la famille de Gaël ; c'est l'origine de la seigneurie de Gaël qui comprend alors la forêt de Brécilien et un territoire au nord de celle-ci.. Raoul Ier de Gaël, fils de Raoul l'Anglais., en fut le premier seigneur dans la seconde moitié du (il meurt, ainsi que son fils, lors de la Première croisade, entre 1097 et 1099)..

La seigneurie de Gaël-Montfort (son siège initial était au château de Boutavent., entre Saint-Péran et Iffendic) s'étendait sur une quarantaine de paroisses, notamment dès sa fondation Gaël, Montfort, Talensac, Monterfil, Saint-Eloi (Montauban-de-Bretagne), Bédée, Breteil, Saint-Gilles, Mauron, Irodouer, Illifaut, Coulon, Saint-Léry, Saint-Maugan., mais aussi d'autres par la suite comme Plélan, Tréhorenteuc, Néant, Quédillac, Saint-M'Hervon, Le Verger, etc.. : elle était limitée au sud par l'Aff, à l'est par la Vilaine et le Meu et allait côté ouest jusqu'à Saint-Léry et Mauron et côté nord était limitrophe de la seigneurie de Dinan.