vignette Cet article liste les œuvres et références qui ont eu, ou ont pu avoir, une influence sur la série de livres Harry Potter, écrite par la romancière britannique J. K. Rowling et publiée entre 1997 et 2007.

J. K. Rowling cite plusieurs auteurs classiques ou contemporains l'ayant influencée pour son œuvre, comme Shakespeare, Jane Austen, Elizabeth Goudge ou Jessica Mitford. Écrivains, journalistes et critiques ont également fait remarquer que les livres Harry Potter contenaient un certain nombre de similitudes avec d'autres romans tels que Les Hauts de Hurlevent ou Le Seigneur des anneaux ; l'auteure s'étant ouverte à un large éventail de la littérature, à la fois classique et moderne, qu'elle n'aurait pas officiellement cité dans ses références.

Cet article est divisé en trois sections :

les influences : les œuvres et auteurs évoqués par J. K. Rowling comme ayant été une source d'inspiration probable ; les analogies : les œuvres non évoquées par Rowling mais que des spécialistes comparent à Harry Potter sur certains points ; les autres mentions : les œuvres et auteurs très appréciés par Rowling, mais qu'elle ne mentionne pas explicitement en tant qu'influence.

Influences J. K. Rowling mentionne un certain nombre de ses auteurs favoris l'ayant probablement influencée lors de l'écriture de Harry Potter.

Grèce antique Homère et lIliade vignette|Achille déposant le corps d'Hector aux pieds de celui de Patrocle, par Joseph-Barthélemy Lebouteux, 1769. Lorsqu'un journaliste a déclaré que le sauvetage désespéré de Cedric Diggory à la fin de Harry Potter et la Coupe de Feu rappelait lIliade et les actions de Hector, Achille et Patrocle, J. K. Rowling a confirmé, précisant qu'elle avait été très émue lors de la lecture de cette œuvre alors qu'elle était encore âgée de . Elle ajoute y avoir repensé pour créer la scène où Harry emporte avec lui le corps de Cedric..

Mythologie et folklore Le livre Le Monde Antique de Harry Potter de Blandine Le Callet démontre que plusieurs apparitions dans l'œuvre de Rowling sont issues de la mythologie antique / gréco-romaine. Le basilic par exemple (du grec basiliskos), apparu dans le 2 tome de la saga, est un serpent géant capable de tuer son ennemi simplement en le regardant dans les yeux ou en lui injectant son venin. Dans des écrits de Pline l’Ancien, il serait capable de tuer aussi avec son aspect.

J. K. Rowling déclare avoir pris des libertés vis-à-vis du folklore et de la mythologie. Pour elle, le folklore britannique, tout en étant l'un des plus riches et variés au monde, conserve un côté « bâtard », étant le résultat de la fusion des nombreuses cultures apportées par les envahisseurs et occupants successifs de l'Angleterre. Ainsi, elle assure n'avoir aucun scrupule à emprunter librement les références de la mythologie britannique, à condition d'y ajouter des détails lui étant propres.. Dans son univers se trouvent de nombreuses références à l'ensemble du bestiaire mythologique..

Religion La Bible Un certain nombre de commentateurs ont attiré l'attention sur les thèmes et références bibliques présents dans le dernier tome, Harry Potter et les Reliques de la Mort. Dans un numéro de Newsweek d', Lisa Miller fait remarquer que Harry meurt et revient à la vie pour « sauver l'humanité », tout comme le Christ. Elle souligne le titre du chapitre dans lequel l'évènement se produit - Kings Cross - une allusion possible à la croix du Christ. En outre, elle décrit la scène dans laquelle Harry est temporairement mort, faisant remarquer que le sorcier atterrit dans un endroit évoquant le paradis et discute avec Dumbledore, personnage assimilé à une figure paternelle Lisa Miller. "Christ-like." Newsweek. Publié le 06 août 2007 Vol. 150 Iss. 6 pg. 12 . En 2007, Jeffrey Weiss ajoute dans le Dallas Morning News que la citation biblique figurant sur la pierre tombale des parents de Harry, se réfère à la résurrection du Christ.. La citation sur le tombeau de famille de Dumbledore, , vient quant à elle de Matthieu et se base sur la connaissance des choses de la vie et de leurs vraies valeurs..

, affirme J. K. Rowling lors d'une conférence Open Book en , .

Eschyle et William Penn Le septième et dernier tome de la saga, Harry Potter et les Reliques de la Mort, débute avec une paire d'épigraphes. L'un provient du recueil d'épigrammes de William Penn, ancien membre de la Société religieuse des Amis, et l'autre des Choéphores, célèbre tragédie du dramaturge grec Eschyle. , déclare J. K. Rowling. .

Contes et légendes Geoffrey Chaucer et les Contes de Canterbury

Dans un webchat de organisé par son éditeur Bloomsbury, J. K. Rowling déclare s'être inspirée d'une des histoires des Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer (, ou Le Conte du vendeur d'indulgences en français The Leaky Cauldron - .) pour écrire l'histoire des Reliques de la Mort (le Conte des trois frères raconté par Hermione dans le septième tome).

Dans Le Conte du Vendeur d'indulgences, trois voleurs ont vent de rumeurs prétendant que s'ils se rendent au pied d'un chêne, ils y trouveront un moyen de vaincre la Mort. Mais une fois arrivés près de l'arbre, ils y découvrent à la place une grande quantité d'or. Cupides, ils en oublient la raison de leur présence et finissent par s’entre tuer. Dans le conte lu par le personnage d'Hermione dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, trois frères tentent de déjouer la Mort mais meurent à la suite des dons qui leur ont été accordés (les trois reliques), à l'exception du frère le plus jeune qui a su utiliser son don à bon escient.

Œuvres et auteurs classiques Shakespeare et Macbeth vignette|redresse|Lady Macbeth par Alfred Stevens. Rowling a également cité Macbeth de Shakespeare comme l'ayant en partie influencée. Lors d'une interview avec les responsables des sites internet et qui lui avaient demandé ce qui se serait passé si Voldemort n'avait jamais entendu parler de la prophétie, elle a répondu : .

Sur son site internet, Rowling a de nouveau évoqué Macbeth en parlant de la prophétie : .

Œuvres et auteurs contemporains Jane Austen et Emma vignette|upright=0.8|Fervente lectrice des romans de Jane Austen, Rowling cite cette dernière comme son auteure préférée et comme l'une de ses influences majeures. Lors d'une entrevue accordée au Sunday Herald en 2000, J. K. Rowling évoque Jane Austen comme son auteur préférée. et comme l'une de ces influences majeures : .

La série Harry Potter est connue pour ses nombreux rebondissements et l'auteure précise : .

Rowling relève également l'analyse que fait Austen des comportements humains .

Edith Nesbit et The Story of the Treasure Seekers L'auteur de Harry Potter a fréquemment mentionné dans ses interviews l'écrivaine anglaise Edith Nesbit, en louant notamment ses personnages d'enfant d'après elle très « vrais ». En 2000 elle a déclaré et a décrit son livre comme .

Kenneth Grahame et Le Vent dans les saules Lors d'une lecture publique devant des élèves à La Nouvelle-Orléans, J. K. Rowling explique que le premier livre qui l'a inspirée a été Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame, un des classiques de la littérature pour enfant et l'un des principaux représentants de la fantasy animalière. Cette histoire lui avait été lue alors qu'elle été atteinte de la rougeole à l'âge de quatre ans..

Dorothy L. Sayers et les romans policiers vignette|upright=0.8|La romancière britannique Dorothy L. Sayers et sa manière d'aborder les romans policiers ont influencé l'écriture de Harry Potter. Il est aussi arrivé à J. K. Rowling de citer le travail de la romancière britannique Dorothy L. Sayers comme une source d'inspiration pour la rédaction de ses livres.. Elle a un jour ainsi affirmer : .

C. S. Lewis et Le Monde de Narnia Lorsqu'elle était enfant, J. K. Rowling était fascinée par l'univers de Lewis et le mentionne à plusieurs reprises... Dans le documentaire Harry Potter, A History of Magic (2017), elle fait par exemple référence au « monde d'entre les mondes » figurant dans Le Neveu du magicien ( tome du Monde de Narnia) où des flaques d'eau dans une forêt mènent chacune à un monde différent lorsque l'on y plonge. Rowling précise qu'il s'agit d'un des passages et compare cette image à l'idée qu'elle se fait d'une bibliothèque.

En écrivant Harry Potter à l'école des sorciers, et tout en réfléchissant à un moyen de marquer une frontière entre le monde des Moldus et celui des Sorciers, il lui vient à l'esprit l'armoire magique de Narnia : .

vignette|upright=0.8|Rowling mentionne à plusieurs reprises Le Monde de Narnia et l'influence de Lewis. L'auteure tient cependant à souligner les différences majeures entre leurs deux œuvres, et notamment la dimension moralisatrice présente dans Narnia : . Rowling reproche notamment à Lewis de rechercher à travers son œuvre à enseigner la philosophie de la vie, ce qui ne serait pas le cas pour Harry Potter.

Charles McGrath, du New-York Times, note aussi la similitude entre Dudley Dursley, fils odieux des tuteurs négligents de Harry, et Eustache Scrubb, l'enfant gâté qui tourmente les personnages principaux de Narnia jusqu'à ce qu'il soit converti par Aslan..

Elizabeth Goudge et Le Cheval d'argent Dans une interview accordée à The Scotsman en 2002, Rowling cite Le Cheval d'argent d'Elizabeth Goudge comme ayant eu . L'auteure a toujours inclus des détails sur ce que ses personnages mangeaient : .

J. K. Rowling précise par ailleurs que Goudge a été la seule auteure dont elle était consciente de l'influence sur Harry Potter.

T. H. White et L'Epée dans la Pierre L'auteure de Harry Potter se serait également inspirée de T. H. White, un enseignant en grammaire à l'origine de la célèbre saga classique pour enfant La Quête du Roi Arthur, qui relate l'histoire d'Arthur roi d'Angleterre de son enfance à sa mort. Le livre le plus connu de cette saga est sans nul doute le premier tome intitulé L'Épée dans la pierre, qui a d'ailleurs été adapté en film d'animation par les studios Disney (Merlin l'enchanteur). Dans ce scénario un peu revisité, Arthur Wart (« moustique » en anglais) est un jeune orphelin débraillé qui rencontre le sorcier Merlin - possédant un hibou nommé Archimède et se montrant particulièrement distrait - et le suit dans son château afin de recevoir une éducation digne de ce nom.

D'après l'écrivain Phyllis Morris, . De plus J. K. Rowling décrit le personnage de Wart comme .

Par ailleurs, L'Épée dans la pierre met en scène entre Merlin et Madame Mim, où l'objectif est de se métamorphoser en un animal, un végétal ou un minéral capable de détruire l'adversaire à la suite de sa propre transformation.. Lors de la première transformation, Madade Mim choisit de se métamorphoser en dragon et Merlin, au lieu de se transformer en foudre assez prévisible, provoque rapidement la confusion en choisissant de se transformer en souris des champs. Selon David Colbert, auteur du livre Les Mondes magiques de Harry Potter, ce duel pourrait s’apparenter à un duel d'Animagi.

Paul Gallico et Manxmouse Rowling affirme également être une grande fan de l'écrivain Paul Gallico et spécialement de sa nouvelle L'Étrange destin de la souris bleue ().. Elle a déclaré : .

Jessica Mitford vignette|redresse|La politicienne Jessica Mitford (ici en 1937) est devenue un modèle pour Rowling dès l'âge de quatorze ans. Dans une interview du Scotsman, Rowling a décrit la militante de droits civiques Jessica Mitford comme . Elle a expliqué : .. Dans une critique de Decca : The Letters of Jessica Mitford, elle est allée encore plus loin en annonçant : ..

Analogies

Beaucoup d'auteurs ont été comparés à J. K. Rowling par les médias. Parmi eux, plusieurs ont été mentionnés par la romancière elle-même, mais certaines de ces comparaisons proviennent directement de sites Internet, de journalistes, de critiques ou d'autres écrivains. Elles sont ici listées dans l'ordre de publication.

Le Voyage du pèlerin