La fosse Lemay de la Compagnie des mines d'Aniche est un ancien charbonnage du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Pecquencourt. Le premier puits est commencé en 1912, le second à partir de l'année suivante. La production peut commencer en , mais la Première Guerre mondiale éclate. Après la reconstruction, le puits 2 est mis en service en 1921. De vastes cités sont construites.

La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. De nombreuses habitations sont construites. La concentration sur la fosse Barrois, préméditée depuis la Nationalisation, n'est effective qu'en 1965, date à laquelle le puits Lemay 1 est approfondi, et l'extraction remontée à la fosse Barrois. la fosse Lemay assure alors le service jusqu'en 1972, et l'aérage jusqu'à la fermeture de la concentration Barrois le .

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Lemay 1 et 2. Les cités ont été rénovées, mais les camus ont été détruits, et remplacés par de nouvelles habitations. La cité pavillonnaire Lemay, la cité-jardin Sainte-Marie, la cité moderne de Pecquencourt, ainsi que deux dispensaires de la Société de Secours Minière ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Alors que la Compagnie des mines d'Aniche a commencé à partir de la décennie précédente à exploiter la partie nord de sa concession en ouvrant les fosses Déjardin et De Sessevalle, elle ouvre dans les années 1910 de nouvelles fosses dans le nord de sa concession : Bernard, Lemay et Bonnel. Celles-ci ne commenceront réellement à produire qu'après la Première Guerre mondiale.

Fonçage

Une nouvelle fosse est ouverte au sud du village de Pecquencourt, elle est nommée en l'honneur de Lemay, directeur de la Compagnie d'Aniche. Elle est située à l'ouest de la fosse De Sessevalle, et à à l'est-sud-est de la fosse Déjardin.

Le puits Lemay 1 est commencé en 1912, avec un diamètre de , le plus grand utilisé par la Compagnie d'Aniche. Le cuvelage est en fonte de 1,12 à . Le terrain houiller a été atteint à la profondeur de .

Le puits Lemay 2 est commencé en 1913, en même temps que Bonnel 1, avec un diamètre de quatre mètres, à au sud-ouest du puits 1. Le cuvelage est en fonte de à . Le terrain houiller est atteint à .

Exploitation

Le puits Lemay 1 ayant atteint la profondeur de , la production commence en , mais la Première Guerre mondiale se déclenche, stoppant les travaux du puits 2. La fosse est reconstruite après la guerre, et le puits 2 entre en exploitation en 1921. La fosse produit des charbons maigres.

La fosse Barrois, débutée quatre ans plus tôt, commence à produire en 1931, elle est située à à l'ouest-nord-ouest de la fosse Lemay.

La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. La proximité de la fosse Barrois fait que la fosse Lemay est présagée pour être concentrée. À cette date, le puits Lemay 1 assure l'extraction et l'entrée d'air, alors que le puits Lemay 2 est utilisé pour le service et le retour d'air.

Le puits Lemay 1 est approfondi à en 1965. C'est également à cette date que la fosse Lemay est concentrée sur le siège Barrois, la production remonte par Barrois, la fosse Lemay est affectée au service et à l'aérage des travaux du fond. Le service cesse en 1972, un ventilateur de est mis en place sur le puits Lemay 1, il assure le retour d'air de la fosse Barrois. La machine à vapeur Thomas Peslin est l'avant dernière du bassin minier encore en service.

La fosse Barrois cesse de produire le , la fosse Lemay n'a donc plus aucune utilité. Les puits Lemay 1 et 2, respectivement profonds de 418 et , sont remblayés en 1985, comme ceux des fosses Barrois, Bonnel et Déjardin. Les accrochages étaient établis à 180, 290, 302, 358 et pour le premier puits, et à 180 et pour le second puits. Les chevalements et les installations sont détruits en 1985.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes de puits Lemay 1 et 2. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Seuls le magasin, la station de pompage et le logement du concierge ont été conservés.

Les terrils

Les déblais étaient déversés sur le terril 144, dit de Rieulay, et également, dans une moindre mesure, sur le terril 254. La création de la fosse Barrois à la fin des années 1920 a entraîné la construction d'un embranchement ferroviaire à partir de la fosse Lemay, établi sur le terril cavalier 253, dit Cavalier Barrois Lemay. Lorsque la fosse Lemay a été concentrée sur la fosse Barrois, ses déchets étaient envoyés sur les terrils 143 et 143A, Germinies Sud et Germinies Nord. La fosse Lemay n'a donc jamais eu son propre terril.

Les cités

De vastes cités ont été bâties au nord de la fosse. Après la Nationalisation, des habitations supplémentaires ont également été construites, dont des camus hauts, tous détruits dans les années 2000. Il existe dans ces cités une grande variété architecturale. La cité pavillonnaire Lemay, la cité-jardin Sainte-Marie, la cité moderne de Pecquencourt, ainsi que deux dispensaires de la Société de Secours Minière, font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent le site 28.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

Références aux dossiers concernant la renonciation à la concession d'Aniche par Charbonnages de France

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Aniche Groupe de Douai Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 28 Paul Lemay

Bibliographie

Lemay Aniche Lemay Lemay