Lambesc est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Situé au cœur de la Provence, au pied de la chaîne des Côtes et à l'est du massif des Alpilles, le village du même nom conserve un patrimoine historique et culturel : l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, la chapelle romane Sainte-Anne de Goiron du située sur le plateau de Manivert, un musée d'art local et archéologique., etc. Le caractère particulier du village et la beauté de ses sites proches du Luberon attirent de nombreux touristes.

Ses habitants sont appelés les Lambescain(e)s ou parfois antérieurement LambesquaisComte de Villeneuve, Statistique du département des Bouches-du-Rhône, Marseille, tome second, 1824, avec atlas. Géographie

Situation vignette|Entrée de la commune. Lambesc est situé : sur un coteau du massif de la Trevaresse, à du canal de Marseille, qui sort au niveau du Croignes, d'un tunnel de de longueur ; à d'Aix-en-Provence et de sa gare TGV ; à de Salon-de-Provence ; à de Marignane et de l'aéroport Marseille-Provence ; à de Marseille ; à d'Avignon.

Il est relié à La Roque-d'Anthéron par le col de Sainte-Anne.

Géologie Au nord, la chaîne des Côtes culmine à . Elle prolonge le massif des Costes qui se situe à l'ouest : Aurons et Vernègues.

Plus à l'est, apparait la chaîne de la Trévaresse, reliefs calcaires des Préalpes de Provence. Elle est entamée par la vallée de la Touloubre (Salon-de-Provence).

Autour du village, les plaines sont fertiles grâce à l'irrigation et aux nombreux ruisseaux ; on y cultive le blé, la vigne et l'olivier.

Hydrographie À l'origine, Lambesc était traversée par quatre rivières : le Lavaldenan, l'Estagnol, la Concernade et la Touloubre, dont seule la dernière conserve aujourd'hui un débit notable.

La zone aquifère du village fournit une vingtaine de sources, à divers niveaux d'assèchement : sources du château de Calavon, et de Libran, de Beauchamp, de Toulouzan, de Chapuis, de la Font d'Arles, des Viviers, de La Gramme, de Regarde-Venir, de Saint-Michel, de Fontvive, de Bois-Vert, du Moulin Blanc, de Saint-Suffren, trois au nord-ouest de Bonrecueil, du château de Calavon, de Gréau et de Mondésir et une au sud-ouest du Château des Taillades.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cadenet à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Lambesc est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Lambesc, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (30,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,2 %), cultures permanentes (18,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,6 %), terres arables (11,2 %), zones urbanisées (8,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Voies de communication et transports En voiture :

Sa position sur la nationale 7, appelée D 7n depuis le transfert de sa propriété au conseil départemental, fait de Lambesc un lieu au carrefour des principaux sites touristiques.

En train : depuis Paris, l'est, le nord et l'ouest : par TGV jusqu'à la gare d'Aix-en-Provence TGV, puis navette autocars ; autres : par train corail ou TER jusqu'à la gare d'Aix-en-Provence.

En avion :

Aéroport Marseille-Provence, puis navette autocars direction Salon-de-Provence, ou taxi ().

Transports en commun

La commune est principalement desservie par les lignes 240, 241 et 152 du réseau Pays d'Aix mobilité qui permettent de relier notamment Aix-en-Provence. Elle est également desservie par la ligne 52 du réseau Libébus qui permet de rejoindre Salon-de-Provence.

Risques naturels et technologiques Risque sismique

Selon le décret du , défini dans le code de l'environnement, Lambesc est dans une zone sismique IV (4) correspondant à une zone de sismicité moyennedécret sur legifrance.gouv.fr. À Lambesc s'est produit, le , le séisme à la plus grosse magnitude jamais mesuré en France, soit 6.2.http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/seisme-Lambesc-1909.xml.

Toponymie C'est en 814 que la cité est désignée pour la première fois sous le nom de villa Lambisco, du suffixe ligure -iscum et peut être pré-latin -lam-b-, "montagne", puis Lambisco (en 965-977) pour enfin prendre son terme de Lambescho vers 1200Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence, Marseille, Laffite, 1973, p. 191.

La particularité de sa dénomination est le fait que « Lambesc » a toujours été orthographié en langue d'oc provençale, bien qu'Arnaud d'Agnel l'ait francisé en « Lambès », en 1477Ch. Rostaing, « Essai sur la toponymie de la Provence », 1973.

Histoire Le Néolithique À l'ouest de Lambesc, et à moins de au nord de l'ancien lit du ruisseau de la Concernade, a été localisé lors des travaux de la LGV Méditerranée un petit habitat du Néolithique moyen avec présence de trous de poteau. Un vallon, à proximité, a délivré en 1995, des traces d'occupation dès le Néolithique ancien et jusqu'au bronze ancien (foyers, fosses, matériels lithiques) puis le site est réoccupé jusqu'au Bronze final IIIb (structure funéraire de type tumulus, un moule de fondeur et un petit habitat) avant d'être abandonné définitivement à l'âge du FerReynaud P. et alii, 2002, p.853.

La protohistoire

L'occupation du territoire actuel de Lambesc est attestée par la présence de peuplement celto-ligures (Saluvii) salyens et par la tribu des Tritolii, qui a laissé une multitude de sites (oppidum, établissement de plaines, lieux de cultes etc.) et d'indices qui témoignent aussi de la multiplicité des échanges avec les Étrusques, les Grecs de Massalia notamment, les autres tribus de la fédération salyenne, voire les Ligures et les Romains. L'archéologie a permis de déterminer que Lambesc était déjà occupé dès l'âge du bronze et l'âge du fer. On trouve aussi bien des habitats de hauteur (oppida) que des établissements ouverts, ce qui révèle entre autres la diversité des sols cultivés et le développement d'activités métallurgiques. Ils y auraient aussi fondé un marché, qui prit le nom de « Oppidum Amboliacense », où venaient s'approvisionner les Grecs de Massalia (). Mais les animosités pérennes, et quelques conflits violents entre Grecs de Marseille et son arrière-pays indigène vont aboutir à l'appel des Marseillais en faveur de l'intervention romaine contre les autochtones. En , les Romains de Fulvius Flaccus occupent tout le territoire et l'intègrent dans la province de Gaule narbonnaise. Ce qui reste d'une partie de l'armée salyenne, son roi Toutomotulus et ses chefs prennent la fuite et trouvent refuge chez les Allobroges. Les Romains matent le dernier mouvement de révolte salyen dans la région en Tite-Live, Epit. 61 et Appien, IV, 12.

La période gallo-romaine

Après la pacification, Rome distribue aux vétérans des légions des terres, ou colonies, pour les exploiter avec les derniers Salyens rescapés de la guerre. Ils fondèrent un établissement (vicus ?) sur l'emplacement d'un temple élevé à Mercure. Il subsiste à Saint-Estève, les vestiges d'une exploitation rurale gallo-romaine, ainsi que pour un autre établissement, organisée et fondée sur l'exploitation agricole du Grand Verger. Ce dernier se décompose en une pars urbana et une pars fructuria. Ce site a été occupé dès le et jusqu'au . Cela dit, on trouve un peu partout dans la campagne lambescaine de nombreux sites (établissements agricoles, villae, nécropoles, etc.) et indices de sites (dépôts d'amphores, dolia, nombreuses céramiques, etc.).

On sait que la population gallo-romaine de Lambesc vénérait une divinité topique des eaux. En effet, à proximité d'une ancienne source, auraient été retrouvées trois dédicaces à Iboïte. L'une d'elles serait celle d'une M(...) Amoena, affranchie de Pompeia, une autre d'un Sextus Pompeius Theophilus, affranchi de Proculus et la dernière de Decimus Ratius Bassus, affranchi de Decimus, ainsi que le dieu Mercure dont une dédicace a été trouvée sur un autel en calcaire à l'est de la communeJ. Gascou, 1995, I.L.N., III, pp.317-321, , 253, 254 et 255.. Dans ce même secteur, une dédicace aux divinités tutélaires a été découverte : « Sextus s'est acquitté de son vœu envers les Suleviae de bon gré et à juste titreJ. Gascou, 1995, p.322, ».

Le Moyen Âge

vignette|Hermitage de Manivert. vignette|Chapelle Sainte-Anne.