La fosse Saint-René, également orthographiée Saint René, de la Compagnie des mines d'Aniche est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Guesnain. Le puits est commencé en 1865 ou 1866, et la fosse est productive en 1869 ou 1871. La fosse Roucourt, située à au sud-sud-est, lui a toujours servi d'aérage, dès la fin des années 1870, car elle est tombée dans des terrains stériles. Le puits Saint-René 2 est commencé en 1899, et productif dès 1902. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite, le second puits conserve un chevalement métallique, le puits Saint-René 1, en revanche, est doté d'un chevalement en béton armé, qui remplace celui en bois. De vastes cités sont établies près de la fosse.

La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. La fosse Saint-René est concentrée sur la fosse Gayant en 1953, le puits 2 est approfondi en conséquence, quant au puits 1, il n'a plus aucune utilité. La fosse ferme en 1964, ses puits sont remblayés cinq ans plus tard, et les chevalements détruits en 1970 et 1971.

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes des puits Saint-René 1 et 2. Il subsiste encore quatre bâtiments de la fosse, ainsi que le portail d'entrée. Les cités ont été rénovées. Le dispensaire de la Société de Secours Minière, les cités-jardins de la Balance et de la Malmaison, et la cité moderne de Guesnain, ont été classées le au patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse

Alors que les fosses Gayant, Notre-Dame et Dechy exploitent depuis quelques années le gisement de Douai, qui constitue l'ouest de la concession d'Aniche, la Compagnie des mines d'Aniche ouvre une nouvelle fosse en se rapprochant, peu à peu, du centre de sa concession.

Fonçage

Le puits Saint-René est foncé en 1865 ou 1866, à l'altitude de . Son diamètre est de quatre mètres. Le cuvelage est en bois de 6,80 à . Le terrain houiller a été atteint à , ou à .

Exploitation

La fosse commence à extraire en 1869 ou 1871.

Vers 1878, le puits est profond de . Une galerie au sud est arrivée à du puits, et a permis de découvrir quatre couches nouvelles, dont le charbon tient 28 à 29 % de matières volatiles, alors que les couches exploitées jusqu'alors dans la division de Douai ne tiennent que 18 à 25 % de matières volatiles. La fosse Roucourt devait être une fosse d'extraction, mais les premières veines exploitables étant à plus d'un kilomètre, elle a toujours servi à l'aérage de la fosse Saint-René, elle est située à au sud-sud-est.

Vers 1886, un nouveau niveau d'extraction a été commencé à . C'est à celui de que les travaux ont connu le plus grand développement. Au nord, il s'étendent jusqu'à la veine Custozza, dans des terrains assez accidentés, et au sud, ils atteignent le conglomérat de Roucourt.

Le puits Saint-René 2 est ajouté en 1899, à au nord-est du premier puits, son diamètre est de cinq mètres. Son cuvelage est en fonte de 5,59 à . Le terrain houiller a été atteint à , comme au premier puits. Le puits est productif en 1902. La fosse est détruite pendant la Première Guerre mondiale. À sa reconstruction, le puits 2 est toujours doté d'un chevalement métallique, alors que le chevalement en bois du puits 1 est remplacé par un nouveau en béton armé.

La Compagnie des mines d'Aniche est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Douai. Le puits 1 est utilisé pour le service et assure le retour d'air, il est profond de . Le puits 2 assure l'extraction et l'entrée d'air, il est approfondi à en 1950.

La fosse Saint-René est concentrée sur la fosse Gayant, sise à au nord-ouest, en 1953. Pour cela, une bowette a été établie à la profondeur de . Le puits Saint-René 1 est alors inutilisé, quant au second puits, il assure le service et l'aérage jusqu'en 1964, date à laquelle la fosse ferme. L'année suivante, la machine d'extraction de est récupérée pour être installée dans le bure de la fosse Notre-Dame qui relie les étages de 650 à .

Les puits Saint-René 1 et 2, profonds de 520 et , sont remblayés en 1969. Dans les deux puits les accrochages sont établis à 207, 257, 314, 414, 464 et , trois étages de recette supplémentaires sont établis à 550, 600 et dans le puits 2, plus profond. Les chevalements sont démolis en 1970 et 1971.

Reconversion

Au début du , Charbonnages de France matérialise les têtes de puits Saint-René 1 et 2. Le BRGM y effectue des inspections chaque année.

Il subsiste quatre bâtiments de la fosse : les bureaux, la lampisterie, les bains-douches et la maison du garde, ainsi que le portail d'entrée.

Les cités

La Compagnie des mines d'Aniche a bâti les cités de la fosse Saint-René avec une grande variété architecturale. Après la Nationalisation, un grand nombre d'habitations a été construit. Le dispensaire de la Société de Secours Minière, les cités-jardins de la Balance et de la Malmaison, et la cité moderne de Guesnain, font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent le site 24.

Notes et références

Notes

Références

Références aux fiches du BRGM

Références à

Références à

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Références aux dossiers concernant la renonciation à la concession d'Aniche par Charbonnages de France

Voir aussi

Articles connexes Compagnie des mines d'Aniche Groupe de Douai Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, site 24

Bibliographie

Saint-René Aniche Saint-René