upright=2.6|thumb|350px|La France en 1477 Cet article expose les itinéraires du roi de 1461 à 1483.

Préambule Avant d'être roi, alors qu'il n'était que dauphin, Louis fut envoyé dans son apanage du Dauphiné par son père Charles VII, qui souhaitait l'éloigner de lui. Il y exerça un pouvoir effectif et gouverna cette province à la façon d'un chef d'État. Un archiviste et historien local du , Emmanuel Pilot de Thorey, rassembla et tria toutes les archives s'y rapportant afin de les annoter et de les publier sous le titre de Catalogue des actes du dauphin Louis II devenu le roi de France Louis XI relatifs à l'administration du Dauphiné. À la fin de cet ouvrage, un chapitre intitulé Itinéraire du dauphin Louis II (1435-1461) répertorie tous ses déplacements durant cette période..

Introduction Louis se déplaçait beaucoup dans le royaume de France, à tel point que durant son règne ses séjours prolongés au même endroit ont été exceptionnels. Les seules portions du territoire français moderne qu'il n'a pas parcourues ont été la Bretagne, indépendante à cette époque, ainsi que la Provence d'Anjou. Ces voyages obéissaient à trois motifs principaux : comme les rois à la Renaissance, et avant que Nicolas Machiavel n'écrive Le Prince, il savait que pour « régner mieux », le souverain doit se présenter au peuple. Ensuite, il lui fallut effectuer plusieurs campagnes militaires. Enfin, même lors des guerres, il n'hésitait pas à partir en pèlerinage.

De plus, ce roi dictait un grand nombre de lettres afin que ses ordonnances soient précisées. Si l'on suppose qu'elles furent quasiment perdues, il existe encore plus de conservées et publiéesCertes, au total furent publiées. Toutefois, il existe plusieurs doubles publications il y a cent ans, par Jeseph VaesenLire sur Persee et Étienne Charavay, grâce auxquelles nous pouvons connaître précisément ses itinéraires, alors son art exceptionnel de géopolitique.

Cet Itinéraire imprimé par la Société de l'Histoire de France parut en 1909Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de , tome v.. De nos jours, ces itinéraires sont plus florissants, notamment grâce aux dernières études de Jean Favier et de Jacques Heers, inspirées par la biographie de Paul Murray Kendall (1974). En présentant un des plus grands hommes d'État français, elle devint le livre de chevet de François Mitterrand et de Valéry Giscard d'Estaing.. Cet historien retrouva des documents diplomatiques italiens, notamment ceux des ambassadeurs milanais en France..

Mais, pourquoi faut-il connaître ces parcours ? Parce que c'est lui qui forma l'Hexagone, en annexant de territoireshttp://www2.cndp.fr/archivage/valid/3418/3418-188-202.pdf .. De plus, il laissa au dauphin Charles en 1483, une France prospère, une France qui eut achevé la reconstruction si largement amorcée sous , en neutralisant trois gros dangers : les Bourguignons, les Anglais et les grands vassauxJean Favier, Moins cruel que sa légende, , un fauve politique, Le Point , 18-25 décembre 2008.. Afin de comprendre sa politique, il faut « lire » ses itinéraires avec la carte de France.

Comment rétablirent-ils les itinéraires ? Si les lettres de négligent des années, il existe un certain nombre d'exceptions : (Orig. Bibliothèque nationale de France, Fr. 2908, fol.9 ; Josephe Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de , tome , Librairie Renouard et Libraire de la Société de l'Histoire de France, Paris 1895) ; Datum Bituris (Bourges), die XIIII° mensis januarii, anno ab rexurrectione domini MCCCCLXVI (Archives de Florence, classe X, reg. , fol.154 ; tome ).

Un grand nombre de lettres au parlement de Paris, qui sont actuellement conservées dans les Archives nationales, furent précisément datées leur réception, sauf leurs copies : (Archives nationales X 1A 9317, fol.79 ; tome ). De même, plusieurs archives conservent les lettres du roi avec cette précision : (Archives de Lyon, AA23, ; tome ). Les lettres patentes de , quant à elles, furent en général bien datéesToutefois, il faut savoir qu'un certain nombre des lettres furent expédiées, par ses conseillers ou secrétaires, au lieu du roi.Voir Ordonnances des rois de France de la troisième race.

Dès Pâques 1472, le roi dictait généralement ses lettres du Plessis-du-Parc-lèz-Tours au lieu du nom de Montilz-lèz-Tours, après avoir parachevé les travaux. Toutefois, il existe une lettre dictée auparavant : (Bibliothèque de Lyon, publié par A. Fabre en 1860, Recherches historiques sur le pèlerinage des rois de France à Notre-Dame d'Embrun ). Aussi est-il certain qu'elle fut expédiée en 1472 avant Pâques, et non en 1473. C'est la raison pour laquelle l'équipe de Vaesen fallut consulter les documents sans cesser, pendant plus de 30 ans.

Pour fixer les années, les signatures des secrétaires du roi étaient considérablement utiles, car, selon Jean Favier, « beaucoup ne font au secrétariat qu'un séjour de trois ou quatre ans ». Il présente sa liste en détail, dans son (). Par exemple, Jean Charpentier, de 1479 à 1483.

1461

Sacre du roi juillet - octobre : aussitôt renseigné sur la mort de , son père, partit de Genappe, en terminant son exil, afin d'être sacré à Reims. En effet, si la reine Marie d'Anjou lui avait écrit qu'il était roi, il restait en France Charles de France (1446-1472), son frère cadet, qui pourrait demander le droit de la couronne.. Le , expédia, en tant que le roi, ses premières lettres patentes à Avesnes.. La date du sacre fut soigneusement choisie : Assomption, à savoir une des fêtes les plus importantes de Notre Dame, la patronne de France. Puis, il rentra à Paris, avec beaucoup de précaution. Il n'avait pas oublié de passer à l'Abbaye de Saint-Denis, nécropole royale. Toutefois, à cette époque-là, les situations politiques et sécuritaires dans la région parisienne étaient encore dangereuses. Donc, le roi décida le . d'aller à Tours, une des villes les plus fidèles, afin de mieux régner sur le royaume. De plus, il avait grandi en Touraine, notamment à Loches et à Amboise..

juillet thumb|upright=0.69| fut sacré dans la cathédrale Notre-Dame de Reims le . m. 22 : Genappe (décès du roi ), j. 23 : Genappe, l. 27 : Maubeuge m. 29 : Avesnes, j. 30 : Avesnes, août s. 1 : Avesnes, l. 3 : Avesnes, m. 4 : Avesnes, j. 6 : Vervins, m. 12 : Abbaye Saint-Thierry-du-Mont-d'Or, j. 13 : Abbaye Saint-Thierry-du-Mont-d'Or, v. 14 : Reims, s. 15 : Reims (Assomption, Sacre du roi ), l. 17 : Abbaye Saint-Thierry-du-Mont-d'Or, m. 18 : Corbeny et Abbaye de Braisne-sur-Vesle, m. 19 : Abbaye de Braisne-sur-Vesle et La Ferté-Milon, v. 21 : Meaux, d. 23 : Meaux, l. 24 : Meaux, m. 25 : Meaux, m. 26 : Nantouillet, j. 27 : Villemomble et Abbaye de Saint-Denis, v. 28 : Abbaye de Saint-Denis, s. 29 : Abbaye de Saint-Denis et Château des Porcherons (chez Jean Bureau), d. 30 : Paris, l. 31 : Château des Porcherons, Notre-Dame de Paris et Paris (au Palais) septembre m. 1 : Paris (Hôtel des Tournelles), m. 2 à j. 24 : Paris, v. 25 : Paris et Montlhéry, s. 26 : Montlhéry, d. 27 : Montlhéry, l. 28 : Étampes, m. 29 : Étampes, m. 30 : Étampes et Orléans Sans quantième (le 26 ou 27) : Étréchy. octobre thumb|Château d'Amboise, résidence de la reine Marie d'Anjou. Désormais, celle de la reine Charlotte de Savoie et des enfants, en raison de sa meilleure sécurité. j. 1 : Orléans, v. 2 : Meung-sur-Loire, d. 4 : Beaugency, m. 6 : Maillé, m. 7 : Amboise, j. 8 : Amboise, v. 9 : Amboise et Tours, d. 11 à d. 18 : Tours, j. 22 à l. 27 : Tours, m. 28 : Amboise, s. 31 : Amboise novembre d. 1 : Amboise, l. 2 : Amboise, m. 3 : Amboise, j. 5 : Amboise, v. 6 : Montrichard, s. 7 : Montrichard, l. 9 : Montrichard, m. 11 : Montrichard, j. 12 à m. 18 : Amboise, j. 19 : Tours, v. 20 : Tours, s. 21 : Montilz-lèz-Tours et Tours, d. 22 : Montilz-lèz-Tours, l. 23 : Montilz-lèz-Tours et Tours, m. 24 : Tours, m. 25 : Tours, v. 27 : Amboise, d. 29 : Tours, décembre m. 1 : Tours, m. 2 s. 5 : Tours, d. 6 : Tours et Montrichard, l. 7 : Montrichard, m. 8 : Montrichard, v. 11 : Tours et Amboise, s. 12 à j. 17 : Amboise, v. 18 : Tours, s. 19 : Tours, l. 21 : Montilz-lèz-Tours et Tours, m. 23 : Montilz-lèz-Tours et Tours, j. 24 : Amboise, d. 27 : Amboise, m. 29 : Amboise et Tours, m. 30 : Tours, j. 31 : Tours

1462

Première diplomatie avec les maisons d'Aragon et de Castille Janvier - juin : en 1461, la mort de Charles d'Aragon causa, en Espagne, la crise de succession, en provoquant une guerre civile. Pour , il s'agissait d'un bon prétexte pour intervenir, car Charles était descendant du roi par Jeanne de France, sa fille et mère de , à savoir arrière-grand-mère de Charles.. Le roi partit de Tours en janvierSelon , c'était à l'aube du 12 janvier qui s'en alla. Toutefois, il existe unes lettres patentes datées le 13 janvier 1462 (1461 v. st.) de Tours et signé par le roi. (Confirmation des Priviléges des Barbiers de Chartres). Donc, l'itinéraire d'après Vaesen est adopté., et séjournait à Bordeaux durant les négociations avec et ainsi que la Catalogne. Le , à Saint-Jean-d'Angély, il ratifia le contrat de mariage de sa sœur Madeleine de France avec le fils ainé de Gaston IV de Foix-Béarn, dans l'optique de renforcer leur alliance. Grâce à cette diplomatie, le royaume de France obtint une autorisation à occuper le Roussillon et la Cerdagne. Par ailleurs, en traversant la région, le roi confirmait les privilèges des communes et des abbayes octroyées par ses prédécesseurs.. Aussitôt signé le Traité de Bayonne, il retourna à Amboise.

Défense contre Édouard IV Juillet - septembre : le roi repartit. À la suite du couronnement d'Édouard IV d'Angleterre en 1461, le royaume de France craignait que ne revienne l'armée anglaise.. En 1462, le territoire du duché de Normandie était le seul couloir neutre entre le duché de Bretagne indépendant et la Somme occupée par le duché de Bourgogne (Voir la carte). était si prudent que la destination finale était, malgré son objectif principal, l'abbaye du Mont-Saint-Michel.

janvier v. 1 à v. 15 : Tours, m. 20 : Marans, m. 27 : Beauvoir-sur-Mer, j. 28 : Saint-Jean-d'Angély, février m. 2 : La Rochelle, j. 4 : La Rochelle, v. 5 à m. 17 : Abbaye royale de Saint-Jean-d'Angély, v. 19 : Saintes, s. 20 : Pons, l. 22 : Mirambeau, m. 24 : Blaye, s. 27 : Blanquefort, Sans quantième : Saint-Macaire (après le 22). mars m. 2 à v. 26 : Bordeaux, d. 28 : Castelnau-de-Médoc, l. 29 : Castelnau-de-Médoc, m. 31 : Bordeaux avril j. 1 : Bordeaux, s. 3 : Bordeaux, d. 4 : Bordeaux, m. 7 : Bordeaux, m. 14 : Saint-Macaire, j. 15 : Saint-Macaire, v. 16 : Bordeaux, d. 18 : Bordeaux (Pâques), l. 19 : Bordeaux, j. 22 : Bordeaux, s. 24 : Bordeaux, d. 25 : Herbesameres, j. 29 : « entre Fontarabie et Saint-Jean-de-Luz » (Entretien avec Henri IV de Castille). Sans quantième : Montferrand-sur-Gironde. mai thumb|upright=0.65| concéda, en 1462, aux Bayonnais deux foires annuelles, afin d'attirer les marchands espagnols, donc ses devisesLettres patentes de , mai 1462 .. l. 3 : Sauveterre-de-Béarn (Entretien avec ), d. 9 : Bayonne (Traité de Bayonne), l. 10 : Bayonne, d. 16 à m. 18 : Bordeaux, m. 19 : Montferrand-sur-Gironde, j. 20 : Montferrand-sur-Gironde, l. 24 : Libourne, v. 28 : Bordeaux, d. 30 : Lusignan, l. 31 : Lusignan juin m. 2 : Poitiers, j. 3 : Châtellerault, v. 4 : Châtellerault, d. 6 : Chinon, l. 7 : Chinon, m. 8 : Chinon, j. 10 : Chinon, s. 12 : Chinon, m. 15 : Chinon, l. 21 : Amboise, m. 22 : Amboise, j. 24 : Amboise, s. 26 : Amboise, d. 27 : Amboise, l. 28 : Chinon, m. 30 : Chinon juillet j. 1 : Bonneval, v. 2 : Chartres, d. 4 : Meslay-le-Vidame, j. 8 : Meslay-le-Vidame, l. 12 : Meslay-le-Vidame, m. 13 : Meslay-le-Vidame, s. 17 : Chartres, l. 19 : Évreux, j. 22 : Évreux, v. 23 : Évreux, l. 26 : Honfleur, m. 28 : Honfleur, v. 30 : Vernon, s. 31 : Vernon, Sans Quantième : Pont-Audemer et Caen. août m. 4 : Honfleur, m. 10 à j. 19 : Rouen, m. 24 : Bayeux,