Koumac est une commune française de Nouvelle-Calédonie, située dans la Province Nord.

signifie en langue Pwaxumak : . Kou ou Khû veut dire : dur, résistant. Mac ou Mwak signifie : ensemble, environnement ou groupe.

Trois communes limitrophes la bordent : Kaala-Gomen au sud, Poum au nord et Ouégoa à l'est, tandis que le lagon et sa barrière de corail et ses îlots lui donnent une façade maritime. Avec ses , elle est la dernière grande commune du grand nord de la Grande Terre.

Commune agricole et minière, elle développe ses atouts pour devenir un lieu touristique. À la fois broussarde par son mode de vie, Koumac est avant tout implantée sur la grande chefferie Boarat. Village qui vit le « destin commun », les relations entre les différentes communautés ethniques et culturelles expliquent en partie sa prospérité depuis les premières implantations humaines. Son prochain défi consiste à poursuivre son développement économique afin de financer les équipements de proximité et continuer à maintenir sa population sur place.

La commune fait partie de l'aire coutumière Hoot ma Waap.

Géographie

Localisation

Koumac est située à au nord-ouest de NouméaDistance à vol d'oiseau ou distance orthodromique. ou à 40 minutes d'avion.

La distance par la route est de , soit environ 4 heures de trajetSelon viamichelin.fr. ; sur la RT1, Koumac se trouve à au sud-est de Poum (côte ouest), à au nord-ouest de Voh (côte ouest), à au sud-ouest de Ouégoa et de Pouébo (côte est).

Géologie et relief Le territoire communal est essentiellement constitué de la plaine littorale qui court tout au long de la côte ouest. Sa partie orientale est dominée par la Chaîne centrale. Au nord, le massif de Tiebaghi est riche en chrome (exploité jusqu'au début des années 1990) et en nickel (mine toujours existante).

Hydrographie thumb|Rivière Paagoumène (Koumac)|gauche

Climat

thumb|Îlot Kendec dans le lagon de Koumac|gauche

La Nouvelle-Calédonie est marquée par un climat tropical océanique à deux saisons (une saison chaude et une saison fraîche). Toutefois, du fait de son relief, des nuances sont observées entre la côte est (humide) et la côte ouest (sèche) où se situe Koumac. Les précipitations à Koumac sont ainsi très faibles ( d'eau en 2010), avec ensoleillement très élevé. La température moyenne annuelle est de (en 2010) : est la température moyenne la plus basse (en août 2011), est la plus élevée (moyenne de décembre 2010), avec des pics atteignant les .

Le village dispose d'un centre automatisé de Méteo France Nouvelle-Calédonie qui prélève automatiquement les mesures.

Paysages

Milieux naturels et biodiversité

Végétation thumb|Arbuste du maquis minier sur le massif de Tiébaghi (Koumac) À cause du climat tropical sec, du surpâturage, de l'exploitation minière et de l'urbanisation, les écosystèmes terrestres ont été fortement impactés. Les vastes étendues de savanes à niaoulis ont remplacé la forêt sèche. De plus, quelques zones sont occupées par le maquis minier. En se rapprochant de la Chaîne, on découvre un domaine forestier plus dense. Savane, maquis minier et forêt sèche sont donc l'essentiel de la végétation sur la commune de Koumac.

La mangrove, trop souvent oubliée, est un écosystème fondamental pour la survie du lagon de Koumac, déjà fortement menacé et fragilisé par l'exploitation minière et la pression humaine. Le village de Koumac est aussi bordé par une zone lacustre. thumb|Pommier kanak en fleurs et pomme kanak verte (Koumac)

Faune thumb|Coquille de Prolixodens whaaporum, espèce aux allures de flèche faîtière décrite en 2017 et nommée en l'honneur du clan Whaap, qui a accueilli les missions scientifiques avec hospitalité. La nature de la région de Koumac, et en particulier la faune marine, est relativement bien connue car la municipalité a accueilli plusieurs expéditions scientifiques d'envergure : Plusieurs expéditions de l'ORSTOM dans les années 1970 La mission Montrouzier en 1993 (du Muséum National d'Histoire Naturelle) La mission Koumac 2 du programme en 2018 et 2019.

Toutes ces missions ont permis de recenser plusieurs milliers d'espèces, révélant une biodiversité extraordinaire et encore peu affectée par l'influence humaine, dont des espèces endémiques.

La faune marine se compose notamment de : Dugong, vache marine, Modap en kumwaak : observé entre juillet et septembre à proximité de la côte : vulnérable et protégé, Baleines à bosse, Tcho en kumwaak : au large de la côte entre juin et novembre pendant la saison fraîche où elle vient se reproduire avant de redescendre vers l'Antarctique, Dauphins, Pwurio en kumwaak : différentes espèces visibles, Orques : espèce rarement observée à Koumac (dernière observation en 2009Des orques à Koumac par des pêcheurs), Requins, Nék en kumwaak : pointe blanche et pointe noire du récif, requin gris, requin tigre, requin nourrice, requin marteau, requin taureau ou bouledogue et très rarement, le requin baleine, Tortues : la tortue à écailles et la tortue verte, interdites à la pêche, Serpents marins : principalement le tricot rayé jaune et le tricot rayé bleu, Pwuri en kumwaak, venimeux mais craintifs (lagon et îlots).

La faune terrestre se compose de : Hérons et aigrettes, Khoonk en kumwaak : à observer dans la zone lacustre près du village ou près du bord de mer, Rapaces, Bwaholé en kumwaak : l'autour australien (en savane ou lisière de forêt) , le balbuzard d'Australie (de littoral), le busard de Gould et plus fréquemment, le milan siffleur (plutôt charognard), Pigeons : le notou calédonien (carcophage géant), Pwipwik en kumwaak, le plus gros pigeon arboricole du monde vivant dans la forêt humide. La colombine du Pacifique et le pigeon vert endémique sont plus rares à observer. Canards, kérérop en kumwaak : en zones humides près des rivières et en zones marécageuses, Perruches, Pwiirtip en kumwaak, de vives couleurs vertes et rouges, dans le maquis minier, à la recherche de graines et de fruits au sol, Corbeaux : le corbeau calédonien, Waak en kumwaak, le plus intelligent des oiseaux, le seul à utiliser des outils pour sa quête alimentaire, à l'aide de bouts de feuille de pandanus pour débusquer les larves d'insectes ou de pierres pour briser les coquilles d'escargots, Poule sultane, Khiaak en kumwaak, dans les marais et prairies, se nourrissant d'invertébrés et de graines, Martin-pêcheur, Bwaado en kumwaak, vert et bleu, Mouettes, Bone en kumwaak, mouette argentée, en bord de mer et sur les îlots, Sternes : plusieurs espèces endémiques à la Nouvelle-Calédonie, dont une sous-espèce, sternula nereis exsul, ne vit que sur les îlots de Koumac et des environs, et fait l'objet d'une protection particulière, Reptiles, Bwééla en kumwaak : le margouillat domestique dans les habitations, le gecko (espèce endémique et en voie de disparition), plusieurs espèces de scinques endémiques, Roussettes, Bwak en kumwaak, victimes d'une chasse peu responsable, moins en moins nombreuses, Cochons sauvages, Pokathuwa en kumwaak, gibier traqué par les chasseurs et les cultivateurs, qui constatent les dégâts dans leurs champs, Cerfs, Doubé en kumwaak, l'espèce la plus emblématique de la région de Koumac (un des éléments présents sur ses armoiries) mais aussi la plus nuisible qui détruit très rapidement tous les écosystèmes, notamment la forêt sèche. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie encourage la chasse aux cerfs en rachetant les mâchoires.

Environnement La politique en faveur de la protection de l'environnement et des écosystèmes naturels de la commune de Koumac a été initiée depuis la fin des années 2000. Il s'agit par exemple : le tri des déchets ménagers par le SIVM Nord ; la chasse aux dépotoirs sauvages ; la mise en place de gardes nature par la province Nord ; la réhabilitation de l'ancien « dépotoir » ou décharge située à Tangadyu Bwulié en langue kumwaak, avec une revégétalisation permettant une réintroduction d'espèces de la forêt sèche ; la sensibilisation des plaisanciers fréquentant les îlot alentour aux nuisances qu'ils pourraient engendrer sur les colonies de sternes, des oiseaux endémiques et fragiles dont les nids se font à même le sol. Chiens, rats et hommes en sont les principaux prédateurs. L'association d'ornithologie, avec l'aide de la commune, entreprend des campagnes de dératisation des îlots Tangadyu (tagaayu) et l'îlot Rat (kamwaak)

Toutefois, des efforts restent à faire en matière environnementale : la commune n'a aucune aire marine protégée alors qu'elle se situe près des zones inscrites par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité ; une véritable campagne de sensibilisation destinée à la pêche raisonnée des ressources du lagon serait souhaitable. Koumac est réputée pour ses poissons mais la pression humaine liée à une forte fréquentation du lagon, le nombre de navires de plaisance et la pollution causée par l'exploitation minière font baisser les ressources.

L'environnement est une compétence provinciale. Cette collectivité a réglementé ces dernières années la chasse et la pêche soit en appliquant les conventions internationales sur la protection des espèces menacées de disparition soit en rajoutant sur la liste d'autres espèces. Les espèces suivantes sont par exemple interdites : la tortue ou Wan en kumwaak le dugong ou la vache marine ou Modap en kumwaak le napoléon ou Naami en kumwaak.

Tandis que la chasse aux roussettes et aux notous est réglementée comme la pêche aux picots.

Urbanisme

Village

Le chef-lieu de la commune porte le même nom que la commune, lui-même hérité du nom du pays traditionnel kanak et de la langue kanak qui y est parlée, le phwaxumwaak.

Le village est installé près de l'embouchure de la rivière Koumac, phwaa Djahot, et de la pointe de Pandop, maa kuhonvaa, au bord de la lagune du Pahéa, doh til gkuui.

Typologie

Occupation des sols

Morphologie urbaine

Lieux-dits, hameaux et écart

Logement

Planification de l'aménagement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports

Transports en commun La commune est desservie par le réseau interurbain de Nouvelle-Calédonie (Raï).

Routes Koumac est un carrefour secondaire de la Grande Terre entre : la côte Ouest : limite nord de la Route territoriale 1 (RT1), l’extrême Nord : point de départ de la Route provinciale Nord 1 (RPN1) jusqu'à Poum, la côte Est : Route provinciale Nord 7 (RPN7) jusqu'à Ouégoa et Pouébo par le col d'Amos (route transversale la plus septentrionale qui relie les deux côtes).

Traversée ouest-est, Koumac-Ouégoa-Pouébo, RPN 10 et RPN 7 commune de Pouébo Pouébo centre pont, RM6 vers Saint-Denis, mont Mandjélia () M8 vers Saint-Matthieu,, plage, camping, pointe, grand récif Pouma, pont sur Pwi Rénée, cocoteraie, Janisel Ouan, pont PWa Yogac, cocoteraies : Saint-Paul, Saint-Gabriel, Sainte-Marie, Saint-Louis, Balade, église Saint-Denis, vitraux, monument au rattachement à la Franceen 1853 (amiral Auguste Febvrier Despointes), pont, RPN7, cocoteraie, plage de sable blanc de Mahamate / Maamat (2 km), banian de la première messe de Noël 1843, tombeau de Hoan de Kermadec, sortie nord vers Amos, cocoteraie, route de Pam (réserve de faune), rivière, vallée, col (), commune de Ouégoa Ouégoa, vallée du Diahot, route secondaire vers Paraoua, Poinboua, (Mangelia,) route secondaire vers Tiari, pointe Nandiarane, Pam (réserve), île Pam, île Balabio, route secondaire vers Mérétrice, Bwalayet, anciennes mines (or, cuivre), Arama, route secondaire vers Manghine Saint-Ferdinand, route secondaire RM3 et RM4 vers Bondé, mairie, dispensaire, collège, Ouénia, Ouéné, Oueholle, Tilwit, Ouemou, Pagu, Paimboas, Bouléas, pont, route RM5 Ballagham et la Limite, marais de Ballagham, col du Grand Crève-cœur, col du Petit Crève-cœur, sortie vers col de Koumac, commune de Koumac Haute-Néhoué, Vallées de la Roche, des Palmiers, des Piquants, le Pain de Sucre, mine Étoile du nord, la Roche Percée,