vignette|droite|Val d'Isère, .
Val-d'Isère est une commune française du département de la Savoie et de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Petit village de haute montagne du massif de la Vanoise en Haute-Tarentaise, isolé notamment pendant les périodes de neige durant son passé, Val-d'Isère devient, grâce au développement du ski de loisir à partir des années 1930, une station de sports d'hiver dont la renommée fait d'elle l'une des capitales mondiales du ski.
Aux sites de la Daille (piste Oreiller-Killy, dite « O.-K. ») et de la face de Bellevarde, elle accueille chaque année des épreuves de la Coupe du monde de ski alpin (le Critérium de la première neige depuis 1955). La station a été le théâtre des compétitions masculines de ski alpin des Jeux olympiques d'Albertville en 1992, et a organisé les Championnats du monde de ski alpin 2009. Son domaine skiable est couplé avec celui de Tignes sous l'appellation Espace Killy ; cette appellation est aussi connue sous le nom de domaine « Val-d'Isère - Tignes ».
Géographie
Localisation Située dans les Alpes, plus précisément en Haute-Tarentaise, dans le massif de la Vanoise, en Savoie, à la frontière franco-italienne.
Communes limitrophes
Relief
Hydrographie La rivière Isère prend sa source sur le territoire de la commune, au niveau du glacier des Sources de l'Isère anciennement dit « de la Galise », à d'altitude..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communication et transports La commune de Val-d'Isère est reliée au reste du pays par une unique route départementale, la RD 902, qui, vers le nord, rejoint Bourg-Saint-Maurice, et vers le sud-est, franchit le col de l'Iseran pour rejoindre Bonneval-sur-Arc en vallée de Maurienne. À partir du Fornet vers le col de l'Iseran, la est fermée pendant la période hivernale, en général de début novembre à début juin selon les conditions d'enneigement.
Environ en aval, le TGV arrive jusqu'en gare de Bourg-Saint-Maurice toute l'année, et des liaisons Thalys depuis Londres et Bruxelles sont mises en place lors de la saison touristique hivernale. Le voyageur peut emprunter un autocar ou un taxi pour faire le trajet jusqu’à Val-d’Isère, ou inversement.
On peut aussi atterrir dans les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry (distant de , durée du trajet routier : ) et Genève ( - ), ainsi que celui de Chambéry - Savoie ( - ). La station ne possède pas d'altiport, mais un héliport à La Daille .
En période saisonnière touristique, la commune dispose d'un service de navettes gratuites. Son réseau est constitué de trois lignes : le « train rouge » pour la plus importante, le « train bleu » et le « train jaune » qui desservent les hameaux de La Legettaz et du Joseray.. L'hiver, depuis 2023, une nouvelle navette gratuite a été créée entre La Daille (Val-d'isere) et Tignes Les Boisses (1800) pour faire la liaison le matin et le soir avec les navettes gratuites de Tignes.
Urbanisme Typologie Au , Val-d'Isère est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Val-d'Isère, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe une seule commune, est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (67 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (29,9 %), forêts (2,1 %), zones urbanisées (0,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)..
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..
Morphologie urbaine La commune est divisée en plusieurs hameaux, assurant un charme indéniable à la station. Le premier en remontant l'Isère est La Daille, grand ensemble d'immeubles des années 1970 construits autour d'un vieux village. On rencontre ensuite le vieux village à proprement parler, aisément reconnaissable à son église. L'urbanisation de ces dernières années a regroupé avec le vieux village entre autres les hameaux du Crêt et de l'Illaz en venant de la Daille.
Au sud se situent ensuite les hameaux du Joseray et du Châtelard, dans le Vallon du Manchet où se situe le hameau de même nom.
À l'est se situent les hameaux du Laisinant puis du Fornet, situé au pied du col de l'Iseran.
Logement Le nombre total de logements dans la commune est de Données INSEE compulsées par le JDN, « Val-d'Isère ». Parmi ces logements, 12,7 % sont des résidences principales, 86,9 % sont des résidences secondaires et 0,4 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 5,9 % des maisons individuelles, 85,3 % sont des appartements et enfin seulement 8,9 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 36,8 %, ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 28,6 % sur l'ensemble des logements, ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 34,5 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 28,8 % sont des studios, 22,5 % sont des logements de deux pièces, 27,2 % en ont trois, 14,6 % des logements disposent de quatre pièces, et 6,9 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Toponymie Val-d'Isère, également écrite de manière fautive Val d'Isère, est à l'origine désignée par l'appellation de La Val de Tignes (en latin vallis TignarumChanoine . ou Vallis Tinearum) voire Laval-de-Tignes (avec la soudure de l'article L''' avec Val), ou encore Val-de-Tignes ou plus simplement Laval.. Le nom de Laval-de-Tignes est encore utilisé en 1878.
La commune prend son nom actuel et définitif en 1886Célestin Freppaz, La vie traditionnelle en Haute-Tarentaise, éditions CURANDERA, 2003..
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Laval (graphie de Conflans) ou Lavâl (ORB)..
Histoire Moyen Âge Au Moyen Âge, la paroisse de Tignes, dont la communauté de La Val de Tignes dépend, appartient à la seigneurie de la Val d'Isère avec les paroisses de Montvalezan, Sainte-Foy, Villaroger, ainsi que Séez où se trouve le châteauChanoine .., correspondant à la haute vallée de l'Isère. Cette seigneurie dépendait initialement à la famille de Briançon., apparue vers le , qui portent d'ailleurs le titre de vicomte de Tarentaise, donné soit par les comtes de Savoie. ou soit par l'empereur Henri IV du Saint-EmpireD'après Léon Vercoutère, auteur de Les seigneurs de Briançon et d'Aigueblanche en Tarentaise (1933), repris par .. À la fin du , sous le règne du comte Philippe de Savoie, les terres des Briançon passent sous le contrôle direct des Savoie, qui prennent le titre de vicomte de TarentaiseVolume 1 des Archives de l'ancien duché de Savoie. Série S A. Inventaire, Archives départementales de la Savoie, 1966, ..
Jusqu'au milieu du , la paroisse de Sainte-Foy réunit les villages de Tignes et Val d'Isère. Lorsque Tignes devient indépendante, elle obtient en annexe Val-de-Tignes.
Le , Jacquemet de Beaufort, obtient en échange de sa seigneurie de Beaufort, la seigneurie de la Val d'Isère et achète le titre de vicomte de Tarentaise en 1346 au comte Amédée V de Savoie, pour ..
Au , le titre passe à la famille de Duin (ou Duyn). Puis en 1540, celui-ci passe à Jean de Duyn-Mareschal. Les membres de cette famille portent selon les textes le nom de Mareschal (de) Duyn (de) La Val d'Isère. Les possessions et titres passent ensuite en 1795, à la famille d'Allinges-Coudrée, dont le dernier représentant, Prosper-Gaëtan d'Allinges, marquis de Coudrée, meurt le ..
La paroisse est détachée de celle de Tignes en 1645.
Naissance du « Val » L’année 1932 marque les débuts de la station de sports d'hiver avec la création d'une école de ski.. En effet, c'est au cours de la saison 1932-1933, que l'industriel alsacien Charles Diebold. s'installe au village afin d'apprendre aux habitants les « cours vosgiens » de ski, issus de l'armée autrichienne.. Venu deux années plus tôt dans les lieux, il pressent le potentiel du Val et présente un projet au maire du village, Nicolas Bazile.
L'accueil des premiers touristes se fait dans les quatre premiers hôtels du village. Le développement touristique permet par ailleurs au village d'obtenir de nouveaux services dont l'obtention d'un bureau de poste ainsi que de l’installation d’une cabine téléphonique.. Par ailleurs, le village est alimenté en eau potable et connecté au réseau de distribution d’électricité.
Le village bénéfice d'une nouvelle route en direction du col de l'Iseran, à partir de 1932-1937. La route est désormais déneigée permettant le désenclavement du village durant la période hivernale.
La station est équipée d'un téléphérique, Solaise, à partir de 1942. À partir de cette période, le développement de la station est dû à Jacques Mouflier, un industriel spécialisé dans le contreplaqué. L'essor reste entravé par la présence de plusieurs zones avalancheuses, donc inconstructibles, entrainant la densification de la commune sans trop d’expansion géographique..
Projet des années 1960 sans suite