Jacques Allard, né le à Grainville-Ymauville (Seine-Inférieure) et mort le à Saint-Cricq-Chalosse (Landes), est un officier français qui a participé aux conflits de décolonisation en Indochine (1946-1954) et en Algérie (1954 - 1962).

Biographie Famille Jacques Allard est le petit-fils de Paul Allard, historien catholique des premiers siècles de l'Église. Il est né à Grainville-Ymauville (Seine-Inférieure) en 1903 dans une famille d'officiers.

Le , il épouse Paulette Briand (1908-2000). De cette union sont nés cinq enfants, vingt petits-enfants et cinquante-six arrière-petits-enfants.

Formation Après des études secondaires à Sainte-Croix de Neuilly où il obtient son baccalauréat en 1922Annuaire de Sainte-Croix de Neuilly, édition 1982, promotion 1922., il intègre Saint-Cyr dont il est diplômé en 1925 (promotion du chevalier Bayard).

Carrière professionnelle Jacques Allard effectue une grande partie de sa carrière à l'Armée d'Afrique, en Algérie et au Maroc.

Il participe comme sous-lieutenant à la guerre du Rif (Maroc) en 1926; puis sert en Algérie et au Maroc, de 1926 à 1935. Reçu au concours de l'École supérieure de guerre, il en sort en 1937 breveté d'État-major. Il sert alors à l'État-major des Troupes du Maroc et, de 1940 à 1942, il est le responsable de la mobilisation clandestine du Maroc.

Pendant la campagne d'Italie, il commande le Bataillon du régiment de tirailleurs marocains. Il est deux fois blessé en 1943 et 1944. Il rejoint alors l'État-major du général Juin.

Il prend ensuite une part active aux campagnes de France et d'Allemagne comme Chef du de la française du général de Lattre de Tassigny (1944-1945).

Promu colonel en 1946, il est nommé chef du de l'État-major général de l'Armée de terre. En 1947, il prend le commandement du de tirailleurs algériens en Allemagne.

En 1948, il est chef de la division logistique à l'État-major interallié du maréchal Montgomery et, en 1950, retourne au Maroc comme chef d'État-major des Troupes du Maroc.

Promu général de brigade en 1951 (il a alors 48 ans), le général de Lattre lui confie la responsabilité de diriger son État-major de commandant en chef des Forces en Indochine.

En 1953, il est nommé au commandement de la au Maroc. En 1954, il retourne en Indochine comme adjoint militaire du général Ely, haut commissaire et commandant en chef.

En 1955, il est appelé à servir en Algérie comme commandant de la division de Constantine

Promu général de division, il dirige de 1955 à 1956, la division Plans et Études Stratégiques à l'État-major du commandant suprême interallié en Europe.

De 1957 à 1959, il commande successivement le corps d'armée d'Alger, puis la région militaire et l'ensemble des Forces terrestres en Algérie. Le général Jacques Allard n'a jamais commandé la Dixième Région militaire: ses commandants ont été les généraux Paul Cherrière, Philippe Lorillot, Raoul Salan, Maurice Challe, Jean Crépin, Fernand Gambiez, Charles Ailleret, Michel Fourquet, Michel Brebisson. À propos du concept de la guerre révolutionnaire, il disait :.

Général Allard, « La guerre révolutionnaire », conférence prononcée le 14 mars 1956 à l'IHEDN et au CHEM, miméo, « Diffusion restreinte » (DR) déclassé; apud Périès, Gabriel. L'Arabe, le Musulman, l'Ennemi dans le discours militaire de la « guerre révolutionnaire » pendant la guerre d'Algérie. In: Mots, mars 1992, . Images arabes en langue française. . .

"Les missions de l’armée française dans la guerre révolutionnaire d'Algérie" (conférence prononcée par le général Allard au SHAPE, le 15 novembre 1957), apud Paul Villatoux, "L'institutionnalisation de l'arme psychologique pendant la guerre d'Algérie au miroir de la guerre froide". Guerres mondiales et conflits contemporains 2002/4 () Presses universitaires de France,

Promu général d'armée en 1959, il est nommé par le général de Gaulle, commandant en chef des Forces françaises en Allemagne. En 1961 il est nommé inspecteur général de l'Infanterie. Atteint par la limite d'âge de son grade en 1964, il se retire dans sa propriété de Chalosse.

Il meurt le , à l'âge de 91 ans, dans sa propriété de Saint-Cricq-Chalosse. Il est inhumé dans le cimetière du village aux côtés de son gendre, le capitaine Gaëtan Rödel, mort pour la France en Algérie.

Décorations

Notes et références

Voir aussi Bibliographie .

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