L'huile essentielle de lavande de Haute-Provence est protégée par une AOC depuis le et par une IGP depuis le .
Histoire de la lavande en Haute Provence thumb|left|alt=Plant de lavande sauvage dans un éboulis calcaire aux environs de d'altitude, dans la montagne de Lure|Plant de lavande sauvage dans un éboulis calcaire aux environs de d'altitude, dans la montagne de Lure La lavande est une plante indigène en Haute Provence et elle y est cueillie à l'état sauvage pour ses qualités prophylactiques et odorantes depuis des siècles. D'une cueillette familiale, elle passa dès le mais surtout au à une récolte systématique de la part des marchands droguistes basés à Saint-Étienne-les-Orgues qui en firent commerce à travers toute l'Europe. Actuellement la montagne de Lure et le plateau d'Albion sont le premier bassin producteur en France et les communes y représentent 70 % des surfaces de lavande plantées dans les Alpes-de-Haute-Provence. Cette culture est devenue la base fondamentale de l'économie agricole de cette petite région..
Dans la réalité, on distingue la lavande vraie ou fine (Lavandula angustifolia) qui pousse à l'état sauvage entre et d'altitude, ce qui correspond aux altitudes hautes des communes situées entre Cruis et Ferrassières, du lavandin (hybride de Lavandula latifolia et de Lavandula angustifolia) qui trouve son terrain de prédilection jusqu'à d'altitude, ce qui convient aux parties inférieures des communes de Banon, Ongles et Saint-Étienne. La mise en culture de ces deux variétés s'est faite au cours des années 1890, pour répondre à une forte demande d'huiles essentielles. La Première Guerre mondiale, cause de la raréfaction de main d'œuvre, conduit à l'abandon définitif de la cueillette de lavande sauvage pour privilégier celle de la lavande cultivée.
D'autant que les prix du marché s'envolent. Le kilo de fleurs passe de , en 1902, à en 1914, puis de , en 1921 pour atteindre en 1926. S'il s'effondre au cours de la crise de 1929, il repart à la hausse dès 1932, avec pour atteindre, dix ans plus tard, en francs constants, . Une telle manne induit à la fois les débuts de la mécanisation de cette culture et la concentration des distilleries.
Celle-ci est le fait des gros propriétaires-distillateurs qui rachètent les petites distilleries pour les fermer afin de maîtriser les prix, ce qu'ils réussissent complètement en se faisant courtiers et en imposant aux petits et moyens producteurs les cours en fonction des besoins des parfumeurs de Grasse. Dans le même temps, la mécanisation de la culture s'impose définitivement avec l'apparition de la première machine à récolter dès 1952. En moins d'un demi-siècle ses perfectionnements successifs vont lui permettre de réaliser en une journée le travail de 20 à et de faire diminuer le prix de récolte à l'hectare de 30 à 40 %. Cela va avoir comme conséquence de faire délaisser par certaines communes cette spéculation puisque désormais la production ne touche plus que la partie méridionale de la montagne de Lure à partir des années 1980.
L'apparition, dès le début du de la sauge sclarée complète le panel des plantes à parfum et leur culture passe de , en 1979, à en 2000. Tandis que le nombre d'exploitations, dans la même période, suit une courbe inverse, passant de 249 à 132. Depuis l'huile essentielle de lavande de Haute-Provence est protégée par une AOC depuis le et par une IGP depuis le .
Objectif de l'appellation Cette protection a été mise en place . Elle s'étend sur , concerne et négociants ainsi que exploitant et produisant de produit distilléFiche INAO.
Zone de production
Elle concerne répartie sur quatre départements (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Drôme et Vaucluse). Les zones où se concentre cette activité sont le Plateau d'Albion (Vaucluse et Alpes-de-Haute-Provence), les Baronnies, le Diois (Drôme) et le Rosannais (Hautes-Alpes).
Conditions de production Pour avoir droit à l'appellation, le cahier des charges impose que l'huile essentielle doit provenir de la seule distillation à la vapeur d'eau des sommités fleuries de lavandula angustifolia P. Miller. De plus, cette lavande vraie doit être cultivée en population, donc sans sélection clonale. Les champs de lavande doivent être situé à une altitude minimale de avec une dérogation à pour le Diois. Sur cette zone de production, les sols sont calcaires et marno-calcaires et reposent sur des assises du crétacé et du jurassique. Le climat est de type méditerranéen d'altitude mais devient plus continental dans le Diois. Le rendement maximum est de d'essence à l'hectare.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Lavande Huile essentielle de lavande Distillerie Bleu Provence Musée de la Lavande
Liens externes AOC huile essentielle de lavande de Provence
Catégorie:Appellation d'origine contrôlée / Catégorie:Arôme Catégorie:Huile essentielle Catégorie:Matière première végétale