La rue Transnonain est une ancienne voie de Paris qui était située dans les anciens et arrondissements et qui a été absorbée en 1851 par la rue Beaubourg.
Situation Située dans les anciens et arrondissements, cette voie d'une longueur de commençait aux 1-2, rue du Grenier-Saint-Lazare et aux 39-40, rue Michel-le-Comte et se terminait aux 31-33, rue au Maire.
Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .
Les numéros impairs de 1 à 25 et les numéros pairs de 2 à 16 étaient dans l'ancien quartier Sainte-AvoyeCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Sainte-Avoye », îlot , F/31/86/21, îlot , F/31/86/22, îlot , F/31/86/23, îlot , F/31/86/24. tandis que les numéros impairs de 27 à 49 et les numéros pairs de 18 à 44 étaient dans l'ancien quartier Saint-Martin-des-ChampsCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Saint-Martin-des-Champs », îlots , F/31/84/02..
Origine du nom La forme « Transnonain » est une altération des anciens noms, « Trousse-Nonnain », « Trace-Putain » et « Tasse-Nonnain », car elle fut longtemps habitée par des prostituées.
Historique Cette rue est l'une des premières qui s'ouvrit hors de l'enceinte de Philippe Auguste., au delà du Beau-Bourg (dont la limite était la rue du Grenier-Saint-Lazare). Elle prolongeait au nord la rue principale du Beau-Bourg (actuelle rue Beaubourg) et se terminait rue au Maire, au sud de l'enceinte du prieuré Saint-Martin-des-Champs. Elle faisait partie du Bourg Saint-Martin-des-Champs.
Le plus ancien nom de cette rue est « rue de Châlons », en raison de l'hôtel de l'évêque de Châlons, Jean de Sarrebruck, sur l'emplacement duquel on a bâti depuis le couvent des Carmélites qui se trouvait au coin de cette rue et de la rue Chapon.
La « rue de Châlons » ayant été longtemps habitée par des prostituées, elle prit le nom de « rue Trousse-Nonnain », « rue Trace-Putain », « rue Tasse-Nonnain » et enfin « rue Transnonain ».
En 1220, le cimetière de la paroisse Saint-Nicolas-des-Champs est ouvert dans un clos compris entre la rue Chapon (rue du Cimetière-Saint-Nicolas avant 1851), la rue Transnonain et la rue de Montmorency.
Elle est citée sous le nom de « rue Trassenonain » dans un manuscrit de 1636.
Une décision ministérielle du , signée par Letourneux, fixe la largeur de cette voie publique à . Cette largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .
Le de la rue Transnonain est le théâtre d'une répression sanglante lors d'une insurrection populaire en 1834 sous le règne de Louis-Philippe réprimée par Thomas Robert Bugeaud.
En 1767, la voie est prolongée au nord par l'ancien passage au Maire, entre les rues au Maire et Bailly, qui est lui même prolongé depuis 1780 par la rue Saint-Hugues entre la rue de Bailly et la rue Royale-Saint-Martin (actuelle rue Réaumur).
Par arrêté du , la « rue Transnonain », le « passage au Maire » et la « rue Saint-Hugues » sont fusionnés dans la rue Beaubourg. Ainsi, la partie de la rue Beaubourg située entre la rue Michel-le-Comte et la rue au Maire correspond à la « rue Transnonain ».
Notes et références
Bibliographie
. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Articles connexes Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire
Catégorie:Voie de Paris disparue Catégorie:Ancien nom de voie parisienne Catégorie:Voie citée dans rues de Paris vers 1450 Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636