L'église Saint-Saturnin est une église bâtie au à Nogent-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Son clocher a été classé monument historique par la liste de 1862..
Localisation
L'église Saint-Saturnin est localisée dans le cœur de la commune de Nogent-sur-Marne, ville appartenant au département du Val-de-Marne, en région Île-de-France..
L'édifice religieux s'inscrit au centre d'un quadrilatère formé par la Grande-Rue-Charles-de-Gaulle, au nord ; la rue Edmond-Vitry à l'est ; la rue de l'Abbé-Guilleminault, au sud ; et enfin la rue Pasteur, à l'ouest. Par ailleurs, une voie de petite taille, l'impasse Jeanne-Marguerite, permet d'accéder à sa cour externe (ou parvis).
Enfin, le monument se place au sein de l'ancien fief devenu quartier et connu sous le toponyme des ...
Histoire Construction Dans sa première phase de construction, au , seul le clocher du monument religieux est érigé. Ce premier élément d'architecture, puis l'ensemble de l'église, sont alors associés au saint patron Saturnin, premier évêque de Toulouse..
La majeure partie de l'église a été bâtie dans la seconde moitié du , sur un fief appelé le (ou .), lieu-dit également connu sous le nom de ou de .. Ce hameau avait fait l'objet d'un don de la part d'Adam II de Beaumont-Gâtinais, l'un des seigneurs de Villemomble..
Antérieurement à la construction de l'édifice, au , ce domaine, ainsi que l'ensemble du bourg de Nogent appartenait à un vaste territoire paroissial dont l'administration relevait de la tutelle religieuse de l'Abbaye située sur l'actuelle commune de Saint-Maur-des-Fossés.
L'élévation et les premiers témoignages indiquant l'existence de l'église au cours du bas Moyen Âge, apparaissent, selon le prêtre et historien Jean Lebeuf, contemporains à ceux du château de Plaisance, ancienne résidence également localisée sur les terres nogentaises..
À sa mise en place, l'église se révèle alors être sous l'attribution du diocèse de Paris.
Moyen Âge À l'époque médiévale, pour les habitants de la paroisse de Nogent, au terme de la messe, une coutume consistait à boire jusqu'à la lie le vin produit localement et disponible dans l'église. Cette caractéristique, ou us, du rituel de fin de cérémonie, a été mise en évidence sous forme anecdotique par l'historien Arsène Houssaye () :
Époque des lumières En 1721, le financier Joseph Pâris Duverney, en remerciement de son accueil par la population nogentaise, fait don à l'église d'un autel. Cette œuvre, qui se présente sous la forme d'un coffre en bois de de long sur de large, se révèle être d'un style dit ..
L'année 1730 est marquée par la remise en l'état de la tour et de son beffroi. Cette campagne de travaux, visant à conserver l'intégrité du clocher de Saint-Saturnin, a été mise en évidence par un acte d'assemblée cléricale (ancien régime)..
Lors des événements survenus pendant la Révolution française, l'église subit d'importantes dégradations. Ultérieurement, le monument chrétien fait l'objet de travaux de restauration. Par ailleurs, certains éléments de son mobilier, tels que les parements liturgiques, et qui avaient été également endommagés sous le gouvernement de Robespierre, sont en grande partie renouvelés..
Époques moderne et contemporaine vignette|droite|upright|Monument commémoratif dédié à Antoine Watteau () sur le parvis de l'église. En 1862, le clocher de l'église nogentaise bénéficie, grâce à une mesure prise par arrêté ministériel, d'un classement sur la liste des monuments historiques de France...
Le , un cénotaphe, élevé à la mémoire de l'artiste peintre Antoine Watteau (), est inauguré dans l'enceinte de l'église Saint-Saturnin... Ce monument commémoratif, orné d'un buste en marbre par Louis Auvray et construit sous l'impulsion du conseil municipal nogentais de l'époque, se trouve sur le parvis de l'édifice religieux, à droite de son portail, à l'emplacement présumé de la fosse commune où sont jetés les restes du peintre à la suite de la profanation des tombeaux situés dans l'église lors de la Révolution de 1789. Plus de après son érection, cette sculpture, ouvragée et faite de marbre et de pierre calcaire, a bénéficié d'une inscription à l'inventaire général du patrimoine culturel le ...
À la fin du , une fresque murale est venue agrémenter l'intérieur de l'église. Toutefois cette peinture à vocation liturgique, exécutée en 1886, a été détruite en . L'œuvre, dont une icône similaire est visible sur l'un des bas-relief de Notre-Dame d'Auteuil, dans le arrondissement, figurait Monseigneur Guilbert, curé de cette basilique au cours , représenté à genoux et faisant don au Christ du Sacré-Cœur de Montmartre..
vignette|droite|upright|Le portail latéral Le portail latéral gothique est un don comme le témoigne la plaque commémorative :
Ce portail était celui d'une chapelle du couvent des Récollettes situé à l'intersection des rues de Varenne et du Bac à Paris. La question s'est alors posée de savoir pourquoi les Récollettes installées rue du Bac en 1640 possédaient une chapelle décorée d'un portail de style gothique flamboyant. Selon l'auteur Léo Taxil (), alors que l'ancienne église Saint-Sulpice de Paris faisait l'objet d'une destruction, la Fabrique, cherchant à valoriser ses biens, aurait probablement vendu la façade de ce monument religieux aux Récolettes. Pour Léo Taxil, cet événement se révèle coïncider avec la volonté de l'ordre monastique des Récolettes d'agrandir leur couvent, à partir de 1710..
Description et architecture L'église est pourvue, sur l'un de ses côtés, d'un clocher qui se présente sous la forme d'une tour de style roman.. Cette structure d'aspect strictement quadrangulaire et dont la partie supérieure abrite le beffroi, est surplombée par une toiture munie d'une flèche qui a été façonnée au moyen d'un matériau pierreux. Par ailleurs, le faîte du clocher est terminé par une girouette représentant un coq.
La façade de l'édifice observe une architecture de type moderne.
La nef centrale dispose de , dont les trois d'origine, construites lors de son élévation. La quatrième, venant augmenter la taille de son vaisseau, a été bâtie plus récemment. Il subsiste des indices visibles de cet agrandissement. Cette structure centrale est complétée par un chœur, lequel est pourvu, en son extrémité, de chevets plats à doubles travées..
Entre chacune de ces six travées s'incorpore une rangée de piliers munis de colonnettes. Ces dernières supportent les arcs-boutants, lesquels se développent en leur extrémité, au sein de la voûte, sous forme de croisée d'ogives..
Mobilier Autel de la Vierge Cet autel secondaire, antérieurement connu sous le nom de l' se présente sous la forme d'un coffre en bois de de long sur de large. Il possède un style dit .. Cette œuvre, à destination religieuse est ornementé, à chacun de ses angles, d'angelots semblables à des amours. L'autel est en outre pourvu du blason appartenant à la famille des Pâris-Duerney. Sur ces armoiries est inscrit :
vignette|centre|Autel dit de , don fait par Joseph Pâris Duverney à l'église en 1721, situé à l'extrémité du transept gauche de la nef.
Dalles funéraires L'église comporte également trois dalles funéraires d'époque basse médiévales. Deux d'entre elles appartiennent au . Au sein du chœur de l'église Saint-Saturnin, à Nogent-sur-Marne, ont été retrouvés deux pavés, apparaissant sous forme de dalles, et dont les surfaces représentent pour l'une la de la sœur du chanoine Odon de Saint-Denis, et pour l'autre celle de Jehan de Plaisance, neveu de l'ecclésiaste. En outre, l'écuyer y est figuré vêtu de ses apparats de chevalier et la tête encadrée par deux anges..
La troisième dalle, connue sous le nom , a été confectionnée au cours du . Le , en raison de sa qualité d'exécution, de sa conservation et de sa valeur patrimoniale, cette œuvre a fait l'objet d'une inscription à l'inventaire générale des objets et monuments historiques..
Tableau de l'Adoration des bergers Dans l'enceinte de l'église, au niveau de la partie nord du chœur, et à gauche de son autel, se trouve un tableau, une huile sur toile, représentant une Vierge à l'Enfant., copie de la Vierge aux rochers de Léonard de Vinci. L'œuvre, une huile qui porte le titre , est disposée sur une toile de qui est entourée par un cadre en bois doré de d'épaisseur et orné de moulures et de sculptures. Cette représentation religieuse, qui a été exécutée au cours du par un artiste issue l'École française, a fait l'objet d'un inventaire général par le service des beaux-arts du département de la Seine, en 1880. Ultérieurement, en 1985, l'inventaire de cette peinture a été réactualisé.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Ouvrages d'approfondissement . .
Articles connexes Nogent-sur-Marne Saint Saturnin Liste des monuments historiques du Val-de-Marne
Liens externes
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