Hans-Ulrich von Oertzen, né le à Berlin et mort le dans la même ville, est un noble allemand qui fit partie des conjurés de l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler et qui se suicida le lendemain.

Biographie Hans-Ulrich von Oertzen appartient à une vieille famille de la noblesse mecklembourgeoise, les Oertzen. Son père officier meurt au combat pendant la guerre de 1914-1918 aussi Hans-Ulrich von Oertzen est-il élevé par sa mère qui demeure dans le château de son frère, le château de Rattey, près de Strasbourg-en-Uckermark. Ensuite elle entame une carrière de peintre à Berlin et son fils est mis en pension au fameux internat du château de Salem, célèbre pour ses qualités pédagogiques.

Hans-Ulrich von Oertzen entre dans la carrière militaire et obtient au milieu des années 1930 un poste de commandement à l'académie militaire, puis entre à l'état-major. de janvier à , il est chef d'état-major de la 221. Infanterie-Division. Il est nommé major à l'état-major en 1943 et officier formateur au groupe d'armées Centre sous le commandement du général von Tresckow (1901-1944), lui-même opposant au national-socialisme. Il fait partie des officiers qui depuis ont décidé d'abattre Hitler. Il se met à la disposition du comte von Stauffenberg à partir de l'automne 1943 dans l'organisation de l'opération Walkyrie. Il épouse, le à vingt-neuf ans, Ingrid von Langenn-SteinkellerUne sélection (240 lettres) de sa correspondance avec elle entre 1942 et 1944 a récemment été publiée en Allemagne., fille d'un noble prussien (Junker) ayant ses domaines dans la Nouvelle Marche.

Il est officier de liaison le du commandement du groupe de défense III (Berlin) et transmet les premiers ordres de l'opération Walkyrie. Mais l'attentat échoue. il est immédiatement arrêté et interrogé par le général von Kortzfleisch et le général von Thüngen (qui était aussi membre de la résistance anti-hitlérienne). Il en ressort qu'aucune preuve ne pèse contre Oertzen, mais le lendemain une secrétaire affirme l'avoir vu auparavant avec Stauffenberg. Cette accusation amène la gestapo à se charger de l'enquête. Avant que la gestapo n'arrive chez lui, Oertzen se fait sauter avec deux grenades. Une plaque rappelle son destin à l'église de Rattey.

Notes et références

Crédits

Catégorie:Naissance en mars 1915 Catégorie:Naissance à Berlin au XXe siècle Catégorie:Décès en juillet 1944 Catégorie:Décès à Berlin Catégorie:Décès à 29 ans Catégorie:Noblesse allemande du XXe siècle Catégorie:Militaire de la Heer de la Wehrmacht de la Seconde Guerre mondiale de rang inférieur à colonel Catégorie:Conjuré du 20 juillet 1944 Catégorie:Suicide en Allemagne Catégorie:Militaire suicidé