Les maisons de l’Eperonnière, la Marière et du Plessis-Tison étaient utilisées comme prisons à Nantes sous la Révolution.
Les prisons Le domaine de L’Eperonnière est mentionné pour la première fois comme prison le . Les 132 notables nantais y sont envoyés avant leur départ pour Paris. Ils sont suivis par d’autres prisonniers le , notamment 45 détenus des Saintes-ClairesAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 73-74..
En décembre, le Comité révolutionnaire donne l’ordre de rassembler 300 détenus de diverses prisons et de les envoyer à l’Eperonnière pour être fusillés. Cependant le citoyen Boivin chargé d’organiser cette mesure parvient à empêcher l’exécution de cet ordreAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 74..
La situation de L’Eperonnière reste inconnue jusqu’au , où une commission militaire s’y transporte, y juge 30 détenus dont 24 sont condamnés à mort et fusillés. Le , le commandant du poste réclame du pain car il manque de vivres pour les détenusAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 75.. Ces derniers souffrent de la faim, Lenoir de la commission militaire écrit dans sa déposition au procès Carrier :
Le femmes et enfants de la commune du Pellerin suspectés de « brigandage » sont enfermés dans la prison, 100 autres prisonniers suiventAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 76.. Le mois suivant, faute de place, d’autres bâtiments voisins de l’Eperonnière sont employés comme prison ; La Marière et le château du Plessis-TisonAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 76-78..
Lors du procès de Carrier, le médecin Thomas témoigne :
Le les commissaires envoyés par le représentant Bô visiter les prisons, écrivent :
Début juillet, le conseil de la Commune décide de rassembler les détenus valides à la Marière et les malades à l’Eperonnière avant d’être conduits vers l’intérieur. À cette date, l’état des deux maisons indique que 502 personnes y sont emprisonnéesAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 80-81. : Adultes valides : 195 Adultes malades : 94 Enfants au-dessus de 10 ans : 16 Enfants au-dessous de 10 ans : 81 Enfants malades : 99 Septuagénaires : 12 Condamnés : 5
Le , les prisonniers de la Marière sont libérés, restaient les 234 malades à l’Eperonnière. Le représentant Bô ordonne que ces derniers soient nourris par la Municipalité. L’Eperonnière devient finalement une maison de santé et est renommée « L’Hôpital des réfugiés », le chirurgien Baudin en prend la tête le 24 thermidorAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 81..
Cependant les prisonniers du château du Plessis-Tison, peut-être oubliés, restent emprisonnés 82. Le , l’hiver approchant, un rapport demande à la municipalité de fournir de la paille et des couvertures aux 125 personnes, vieillards, femmes et enfants détenus au châteauAlfred Lallié, Les prisons de Nantes, 80..
Références
Bibliographie .
Voir aussi Liste des prisons de Nantes sous la Révolution
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