Bâgé-le-Châtel (prononciation ) est une commune française située dans le département de l'Ain, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Terre d'origine des seigneurs de Baugé, elle est la capitale de la Bresse jusqu'en 1272.

Dotée d'un territoire de moins d'un kilomètre carré, elle appartient aujourd'hui au canton de Replonges (arrondissement de Bourg-en-Bresse).

Ses habitants sont appelés « Bâgésiens » ou « Bâgésiennes ».

Géographie Situation Le bourg se situe à à l'est de Mâcon, à à l'ouest de Bourg-en-Bresse, à au nord de Lyon et à au sud de Paris.

Communes limitrophes Bâgé-la-Ville (0,88 km²) est enclavée entre seulement deux communes actuelles : Saint-André-de-Bâgé (2,7 km²) au sud-ouest et Bâgé-Dommartin (56 km²) ailleurs. Avant 2018, elle était enclavée entre Saint-André-de-Bâgé et Bâgé-la-Ville (39 km²), fusionnée avec Dommartin (17 km²).

Points extrêmes Nord : Le Potey, Est : Chemin de la Glaine, Sud : Confluence Ruisseau de Montépin / Petite Loëze, Ouest : Les Prix,

Relief et hydrographie

vignette|Retenue d'eau de la Grande Loëze.

Bâgé-le-Châtel fait partie de la Bresse, plaine située entre la Saône (affluent du Rhône à Lyon) et le massif du Jura. Le relief de la commune présente une légère déclivité (surtout en tenant compte de sa faible superficie), avec des altitudes comprises entre 184 m à 211 mPoint culminant à préciser, sans doute vers le centre du village..

Distante de seulement 3 km de la Saône, la commune est arrosée par un de ses affluents mineurs, la Grande Loëze, qui constitue sa limite sud. La Grande Loëze est formée par la confluence du ruisseau de Montépin (au sud) et de la Petite Loëze (à l'est) qui se rejoignent à l'extrémité sud-est de la commune, sans y passer de façon notable.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Bâgé-le-Châtel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bâgé-Dommartin, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée grâce aux cartes successives du territoire : la carte de Cassini () ; la carte d'état-major (1820-1866) ; les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (depuis 1950)..

L'occupation des sols de la commune en 2018Base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC) est marquée par l'importance des territoires artificialisés (59,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,6 %).

La répartition détaillée (2018) est la suivante : zones urbanisées (59,5 %) (un pourcentage exceptionnel pour une commune rurale) ; terres arables (23,4 %) ; zones agricoles (17,1 %)..

vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Routes vignette|Route départementale D 28 au centre de Bâgé.

La commune est traversée par quatre routes départementales. La plus importante est la RD 28 (reliant Pont-de-Veyle et Bény), qui traverse la commune au centre et la relie vers le sud à Saint-André-de-Bâgé et aux villes de Mâcon et de Bourg-en-Bresse et vers l'est à Bâgé-la-Ville, Dommartin et Montrevel-en-Bresse. La RD 58, qui commence au centre-nord de la commune relie le village à Pont-de-Vaux au nord, ainsi qu'à Chevroux et Gorrevod. La RD 68, qui commence au centre de la commune, dans la Grande rue, relie le village à Vésines vers l'ouest, ainsi qu'à Feillens. La RD 68A, qui commence au centre-ouest de la commune, la relie au quartier de Mons de la commune de Replonges, puis au bourg de Replonges.

L'autoroute la plus proche est l'A 40 (Mâcon-PassyPrès de Chamonix.), dite « Autoroute des Titans », qui passe un kilomètre au sud de la commune. L'accès le plus proche se trouve entre Replonges et Saint-André-de-Bâgé (sortie n° 3).

Voies de chemin de fer vignette|gauche|La gare.

Entre 1911 et 1913, la ligne de Bourg-en-Bresse à Replonges, gérée par la Compagnie des Tramways de l'Ain et longue de Informations données dans le bâtiment de l'ancienne gare de Bâgé-la-Ville., est construite pour assurer des liaisons entre Bourg-en-Bresse et Mâcon. Prévue pour passer par le centre du village avec une gare sur la place de l'Horloge, la ligne est finalement construite à l'est du village en raison du relief. Elle ne fonctionne que jusqu'en 1937.

Aucune voie ferrée ne traverse la commune aujourd'hui. La plus proche est la ligne de Mâcon à Ambérieu, qui passe à quelques kilomètres au sud de la commune. Elle est desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu.. Les trains grandes lignes et les TGV parcourant cette ligne ne marquent pas d'arrêt.

De l'autre côté de la Saône, la ligne traditionnelle Paris-Lyon-Marseille par Dijon passe par Mâcon. La gare de Mâcon-Ville, située à de Bâgé-le-Châtel, est desservie par les TER Dijon-Mâcon-Lyon et par quelques TGV reliant le Nord-Est de la France à la Méditerranée. La gare TGV de Mâcon-Loché est desservie par la LGV Sud-Est (Paris-Lyon-Marseille). Cette voie traverse la Saône au sud de Mâcon et comporte un raccordement vers la ligne Mâcon-Ambérieu.

Transports en commun vignette|Arrêt Place Puthod.

La commune fait partie du réseau d'autobus interurbain de l'Ain (car.ain.fr)..

L'arrêt « Place Puthod » dessert la commune sur la ligne 155 reliant Mâcon à Pont-de-Vaux.

Du lundi au vendredi (sauf les jours fériés), cet arrêt est aussi desservi par une navette de la ligne 115 circulant entre Feillens et Mâcon. Toponymie Attestations anciennes vignette|Panneau d'entrée du village.

Le nom de la localité est attesté sous les formes Balgiacense en 971-977 (Cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, n° 330) ; Balgiacus en 1018-1030 (cartulaire de l'église Saint-Vincent-de-Mâcon) ; Villa Baugiaci Castri en 1250 (Guichenon, Bresse et Bugey, pr., p. 63) ; Baugia en 1265 ; Baugie en 1343 ; Bagie en 1550 ; Baugé en 1572 ; Baugé le Chastel en 1670 (enquête Bouchu) ; Baugey en 1674 ; Bâgé le Château ou Baugé en 1734 (Descr. de Bourgogne). Ce n'est qu'en 1790 que la forme Bâgé-le-Châtel est mentionné dans le dénombrement de Bourgogne.

Pendant la Révolution française, la commune prend le nom de Bâgé-la-Campagne..

Étymologie La forme Baugé procède de l'évolution phonétique régulière d'un nom de lieu gallo-romain *Balbiacum (Balgiac[ense] 971-977 ;Balgiacum 1018), formé avec le suffixe locatif et de propriété -acum ajouté à un élément Balbi- correspondant au nom de personne latin Balbius, Bâgé est une altération plus tardive.

Le qualificatif le chastel « le château » apparaît au , permettant de différencier le village établi autour du château des seigneurs de Baugé de celui un peu plus éloigné de Bâgé-la-Ville (In villa Balgiaco 1004 - 1019). Au , la forme Bâgé s'impose au détriment de Baugé (Bâgé le Château, 1734 ; Bâgé-le-Chastel, 1790). Ce dernier nom est celui de la commune créée en 1790, mais depuis, avec une graphie modernisée puisque -as- a régulièrement fait place à -â- (-a- doté d'un accent circonflexe). Quant au -â- de Bâgé, il ne se justifie pas par l'étymologie.

Histoire Au Moyen Âge, trois paroisses se sont formées sur le territoire des seigneurs de Bâgé : Bâgé-le-Châtel autour de son château, Saint-André où les sires avaient édifié leur église et Bâgé-la-Ville, la paroisse la plus importante par sa population.

En 1228, la terre de Bâgé s'agrandit, de la seigneurie de Châtillon-les-Dombes, que Sibille de Beaujeu apporte en dot à Renaud IV de Bâgé.

Jusqu'en 1272, Bâgé est la capitale de la Bresse, quand celle-ci devient savoyarde lorsque Sibylle de Baugé, seule héritière de Guy II de Baugé, l'apporte en dot lors de son mariage avec Amédée de Savoie..