Charles Francis Adams II ( - ) fils de Charles Francis Adams, Sr., est un membre de la grande famille des Adamsune des quatre familles nord-américaines qui donna deux présidents aux États-Unis, avec les Bush, les Roosevelt et les Harrison...(voir sur WP en "Adams political family"). Il est colonel de l'Armée de l'Union pendant la guerre de Sécession. Après la guerre, il est railroad regulator (membre de la commission de régulation) et cadre supérieur dans les chemins de fer.
Il fut aussi financier, auteur d'ouvrages d'histoire, et membre de la Massachusetts Park Commission. Il a été élu membre de l'Académie américaine des arts et des sciences en 1871.
Jeunesse thumb|250px|Le capitaine Charles Francis Adams (2cd à partir de la droite) avec des officiers du Massachusetts de cavalerie, en août 1864
Charles Francis Adams, Jr est un brahmane de Boston, il naît dans une famille qui sert les États-Unis depuis longtemps Browning, Charles Henry. Americans of Royal Descent: A Collection of Genealogies of American Families Whose Lineage is traced to the Legitimate Issue of Kings. ("Les Américains de sang royal ; une liste des généalogies de familles américaines qui remontent aux rejetons légitimes des rois"). Philadelphie, Porter & Costes, 1891, éd., . et a même comme origine un des pères fondateurs des États-Unis : il est l'arrière-petit-fils du président John Adams, et le petit-fils du président John Quincy Adams.
Son père, Charles Francis Adams, Sr., homme de loi, homme politique, écrivain et aussi diplomate fut envoyé par Abraham Lincoln à la cour de Saint-James comme « ministre » (équivalent d'ambassadeur) auprès de Victoria du Royaume-Uni, de 1861 à 1868, et il veilla à la neutralité de la Grande-Bretagne pendant la guerre de Sécession.
Après ses études secondaires à la Boston Latin School, et ses études de droit à l'université Harvard de 1853 à 1856, J.F. Adams, Jr. fait un stage dans le cabinet juridique de Richard Henry Dana, Jr.. Il s'inscrit au barreau en 1858.
Pendant la guerre de Sécession
Au début de la guerre, C.F. Adams, Jr. s'enrôle dans l'Union Army, et est nommé lieutenant du Massachusetts Volunteer Cavalry (compagnie H) le .
Lors de la tentative d'invasion de Charleston (Caroline du Sud), il participe avec courage à la bataille de Secessionville (ou première bataille de James Island, ).
Pendant la campagne du Maryland, il se distingue aussi lors de la bataille de South Mountain et de la bataille d'Antietam.
Après la bataille de Fredericksburg, un désastre pour l'Union, Ambrose Burnside est limogé et remplacé à la tête de l'armée du Potomac (unioniste) par Joseph Hooker. Adams écrit alors dans une de ses lettres que le QG de Falmouth, où Hooker séjourne avec ses amis political generals Daniel Sickles et Daniel Butterfield est « a bar and a brothel »« un bar et un bordel » : cité dans Foote, Shelby The Civil War: A Narrative Vol. 2, Fredericksburg to Meridian. New York: Random House, 1958. . Sur la vie dissolue de Hooker et de ses amis, voir l'article de WP en "Joseph Hooker"
C.F. Adams, Jr. devient capitaine et commandant de la compagnie H le , participe à la campagne de Gettysburg, et se distingue avec sa compagnie lors des combats de cavalerie acharnés de la bataille d'Aldie (Virginie) le .
Le , C.F. Adams Jr. est nommé lieutenant-colonel du Massachusetts Cavalry, un régiment de cavalerie des USCT selon l'avis des spécialistes (voir P.D.D.) C.F. Adams Jr. a été nommé à la tête du Massachusetts Cavalry, et non du célèbre United States Colored Cavalry, qui était lui aussi composé de noirs, mais originaires du Kentucky (United States Colored Troops : « Troupes noires des États-Unis ») 6 régiments d’US Colored Cavalry existaient dans l'US Army à la fin de la guerre de Sécession. Bon nombre des cavaliers d’Adams s’enrôla donc dans les et de cavalerie US (les futurs Buffalo Soldiers), dès la re-formation de ces régiments en 1866 (voir aussi les articles de WP en “ United States Colored Troops ” et “ United States Colored Cavalry ”), qu'il entraîne au combat lors du siège de Petersburg (Virginie).
Le , le président Andrew Johnson, successeur de Abraham Lincoln, propose la nomination officielle du colonel J.F. Adams, Jr. au grade de brevet brigadier generalcontrairement au sens du français « breveté » (soit « titulaire d'un titre ou d'un diplôme garanti par l'État ») le brevet anglo-saxon signifiait que le bénéficiaire était promu pour faire temporairement fonction de – ou à titre honorifique, après des actes de courage. Un brevet general était donc de rang inférieur par rapport à un full rank general, et un officier des Volontaires considéré comme inférieur à un officier de la Regular Army. Presque tous les officiers supérieurs furent promus au rang supérieur avec un brevet après la fin de la guerre. Le brevet, source de rancœurs et de récriminations multiples, a disparu, pour être remplacé par des honneurs et décorations des United States Volunteers, à dater du , et le Sénat entérinera cette promotion le Eicher, John H. et Eicher, David J., Civil War High Commands, . Stanford University Press, Stanford, CA, 2001. Hunt, Roger D. et Brown, Jack R., Brevet Brigadier Generals in Blue, . Olde Soldier Books, Inc., Gaithersburg, MD, 1990. , au motif de « bravoure et efficacité lors des batailles de Secessionville (Caroline du Sud), South Mountain et Antietam (Maryland), et pour services notables rendus pendant la guerre »Hunt et Brown, 1990, .
C.F. Adams Jr. combat jusqu'à la reddition des confédérés, puis démissionne de l'armée le , pour raisons de santé selon http://www.findagrave.com/cgi-bin/fg.cgi?page=gr&GRid=7338000.
Après la guerre de Sécession Le , Charles F. Adams épouse Mary Elizabeth Ogden, une jeune New-Yorkaise de bonne famille. Elle lui donnera trois filles et deux garçons (des jumeaux, John et Henry, nés en 1875, et qui sortiront de Harvard en 1898)Adams, Henry, Levenson, J. C., Massachusetts Historical Society, et al. The Letters of Henry Adams, volumes 4 à 6, 1892-1918. Cambridge: Harvard University Press, 1989, pp. xxxvi à xxxvii.Harvard College. Memorial of the Harvard Class of 1856: Prepared for the Fifteenth Anniversary of Graduation. Cambridge: Geo. H. Ellis, 1906, à 7.Rand, John Clark. One of a Thousand: A Series of Biographical Sketches of One Thousand Representative Men Resident in the Commonwealth of Massachusetts, A. D. 1889. Boston: First National Pub. Co., 1890, .. thumb| L'ours Interstate Commerce Commission (ICC) et l'ours Federal Courts (tribunaux fédéraux) dispersant les bad boys (les méchants spéculateurs) de Wall Street. L'ICC été créé en 1887, mais auparavant les Railroad Commissions s'occupaient déjà, au niveau des États, de réguler l'expansion sans limites des compagnies de chemin de fer – et les appétits des prédateurs que leurs gains attiraient.
Charles F. Adams est membre de la Massachusetts Railroad Commission, et il essaie d'amener les compagnies de chemin de fer à respecter une certaine éthique, mais plutôt par la persuasion que par la coercition. Sa commission est alors surnommée par Thomas McCraw Sunshine Commission (la « commission Rayon de Soleil »), car, suivant ses principes, elle révèle au public les pratiques anormales des compagnies pour qu'elles s'amendent. C'est cet état d'esprit que reflète une de ses œuvres littéraires : Chapters of Erie.
Charles F. Adams est cependant fidèle aux grands principes du capitalisme de l'époque, et se consacre plus à la protection des industriels qu'à celle de leurs clients : il voit ses fonctions comme un rempart pour les investisseurs, contre les caprices des consommateurs hostiles - ou les machinations d'animateur de marché WP en écrit : « the machinations of other unscruplous stock jobbers ». Voir les articles de WP en stockjobber et market maker sans scrupulesClay McShane discute la philosophie de la régulation selon J.F. Adams, Jr dans Technology and Reform: Street Railways and the Growth of Milwaukee, 1887-1900 (Madison: State Historical Society of Wisconsin for the Department of History, University of Wisconsin, 1974), 26-28..
Lors de l'Élection présidentielle américaine de 1884, Ch. F. Adams, Jr. sera un des notables mugwumps issus des grandes familles élitistes, à tendance republican, qui refuseront de suivre le candidat de leur parti : ils estiment qu'il est trop corrompu, et soutiendront le candidat democrat Grover Cleveland.
Président de l'Union Pacific Railroad thumb| Symbole de la résilience nord-américaine : en octobre 1866 ( après la fin de la guerre de Sécession) un train de l'Union Pacific Railroad atteint le I00 méridien (à 250 miles, environ, à l'ouest d'Omaha), et les notables se congratulent.
Adams, qui avait acquis une excellente réputation dans le domaine des chemins de fer, fut nommé président de la société Union Pacific Railroad en 1884.
Il augmenta l'aire d'action de l'"UP" en absorbant des réseaux ferroviaires locaux pour créer en 1890 la Union Pacific, Denver and Gulf Railway, qui, à travers le Texas Panhandle, reliait les ports du golfe du Mexique au nord industriel des États-Unis.
Malheureusement, l' "UP", qui avait fait faillite lors du scandale du Crédit Immobilier of America voir l'article de WP en "Crédit Immobilier of America" en 1872, puis s'était rétablie, fit à nouveau banqueroute en 1893, alors que le richissime affairiste Jay Gould était actionnaire majoritaire.
Pourtant Adams avait écrit un ouvrage sur les aléas des compagnies de chemin de fer (Railroads, Their Origin and Problems) en 1878. Il quitta la présidence de l'UP en 1890.
Président de la Massachusetts Park Commission De 1893 à 1895, Charles F. Adams fut président de la Park Commission de l’État de Massachusetts, et il contribua à la création des parcs de cet État.
L'historien Après 1874, Charles F. Adams se consacra à la rédaction d’études et de livres traitant de l’histoire américaine. Il fut élu président de la Massachusetts Historical Society en 1895, puis président de la American Historical Association en 1901.
Ses études sur l’histoire en général et sur l’évolution des chemins de fer américains en particulier furent souvent reçues avec grand intérêt, et la finesse des analyses, ainsi que l'indépendance d'esprit de l'auteur, soulevèrent souvent des controverses.
Charles F. Adams est fellow (membre associé) de la très prestigieuse Académie américaine des arts et des sciences dès 1871.
En 1907 C.F. Adams, Jr. est invité à prononcer un discours à l'occasion du centenaire de la naissance de Robert E. Lee. Dans le droit fil d'un esprit de réconciliation qui culminera six ans plus tard lors de la célébration du cinquantenaire de la bataille de Gettysburg voir l'article Daniel Sickles, chapitre "Défenseur et promoteur du mémorial de Gettysburg", Adams exalte alors la valeur de Lee, et aussi celle de Stonewall Jackson : tous deux, dit-il, forgés « en acier de la meilleure trempe. Je suis fier aujourd'hui de dire que j'étais leur compatriote« worthy of the best of steel. I am proud now to say I was their countryman. » . Selon http://www.npg.si.edu/exh/brady/gallery/62gal.html ».
En 1913, à l'âge de , invité à s'exprimer lors du Founders' Day de Harvard, C.F. Adams décrit l'évolution du paysage politico-économico-culturel américain depuis son entrée à la faculté en 1853 : Tis 60 years since (voir le chapitre "Extraits de son œuvre").
Mort Charles F. Adams, Jr. meurt le , une semaine avant son anniversaire. Il est enterré au Mount Wollaston Cemetery (tombe , dans l’Old Section) à Quincy (Massachusetts), le berceau de la famille Adams.
Famille Ses frères sont Henry Brooks Adams et John Quincy Adams. Un de ses neveux est Charles Francis Adams III, qui fut US Secretary of the Navy (équivalent de ministre de la Marine) selon http://www.nndb.com/people/488/000082242/ sous la présidence de Herbert Hoover.
Œuvres