François-René de Betz, dit le « comte de La Harteloire » (titre de courtoisie), né à La Harteloire, paroisse Saint-Martin d'Ambillou, le et mort le à La Motte près de Tours, est un officier de marine français des . Il combat dans la marine royale pendant les guerres de Hollande, de la guerre franco-algérienne, de la Ligue d'Augsbourg et de Succession d'Espagne. Il termine sa carrière au grade lieutenant général des armées navales et grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Biographie Origines et famille Fils de René de Betz, seigneur de la Fontaine, du Cormier et d'Ambillou, et de Marie Gallois, mariés à Paris le , il est le petit-neveu par sa mère du poète Scarron, mari de Madame de Maintenon dont il sera le protégé.
Il épouse Jacquette Dolet, fille de Nicolas Dolet, sieur de Châteauverd, capitaine major du château de Brest, et de Louise Bérard.
Carrière dans la marine Royale Débuts Il commence sa carrière dans la Méditerranée, combattant à de nombreuses reprises les pirates barbaresques et ottomans cherchant à s'emparer des vaisseaux marchands français, et capture un navire corsaire aux alentours de Tripoli en 1669.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697)
Pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il est à la bataille de la baie de Bantry le et commande L'Arrogant, dans le corps de bataille, conduit par le marquis de Châteaurenault.
Le , à la bataille de la Hougue, il commande Le Fier, 90 canons, qu'il ne peut sauver de la destruction et qui doit être brûlé pour éviter qu'il ne tombe entre les mains des Anglais. MatelotTerme qui désigne, dans la ligne de bataille le navire précédant et celui suivant immédiatement le navire amiral de Gabaret, lieutenant général, il se signale en étant le premier à engager le combat et le dernier à le cesser. À la bataille du cap Béveziers, le , il commande Le Fort, 52 canons.
En 1694, La Harteloire, capitaine de vaisseau, est fait chevalier de Saint-Louis. Il est promu chef d'escadre des armées navales le (en même temps que Jean Bart).
Guerre de Succession d'Espagne (1701-1714) En , son fils est promu lieutenant de vaisseau. Le il est à la bataille navale de Vélez-Málaga sur le , 92 canons, dans l'arrière garde de la flotte combinée franco-espagnole. L'arrière garde est commandée par le lieutenant général de Langeron. Dans son Histoire maritime de la France, l'historien Léon Guérin cite les hommes placés sous ses ordres:
Il est élevé au grade de lieutenant-général des armées navales en 1705, en remplacement de De Relingue, tué l'année précédente à Vélez-Málaga.
Le , son fils, lieutenant de vaisseau, est tué dans un combat où Duguay-Trouin s'empare d'un vaisseau anglais. Dans ses Mémoires, le célèbre corsaire écrit :
En 1715, il est décoré du cordon rouge de grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Le , alors qu'il est le plus ancien des lieutenants-généraux des armées navales, il meurt dans son château de Harteloire à la Motte près de Tours, âgé de soixante-dix huit ans, dont cinquante-huit passés au service du Roi (1668-1726).
Postérité Il a donné son nom à plusieurs lieux et monuments de Brest : Place de l’Harteloire, inaugurée le . Le comte de la Harteloire avait acheté, en 1693, les terrains formant le quartier qui porte son nom, et où il construisit une bastide, à l’aide des profits tirés de la guerre de course. Cette place n'existe plus depuis la reconstruction de Brest après la Seconde Guerre mondiale. Rue de l'Harteloire Pont de l’Harteloire Lycée Collège Harteloire
Notes et références
Voir aussi Sources et bibliographie
Articles connexes Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XIV
Catégorie:Amiral français du XVIIe siècle Catégorie:Amiral français du XVIIIe siècle Catégorie:Officier de la Marine royale (France) Catégorie:Grand-croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Naissance en Touraine Catégorie:Naissance en novembre 1648 Catégorie:Décès en Touraine Catégorie:Décès en mai 1726 Catégorie:Décès à 77 ans