Tarare est une tragédie lyrique comprenant un prologue et 5 actes d'Antonio Salieri sur un livret français de Beaumarchais. La première représentation est donnée à Paris, à l'Académie royale de musique de Paris le Amadeusonline.
La première à Vienne est représentée au Burgtheater le , dans sa version italienne, Axur, rè d'Ormus avec un livret de Lorenzo da Ponte et de profonds remaniements qui en font un opéra italien à part entière.
Argument L'action se déroule dans des contrées reculées, un royaume fictif sur lequel règne un tyran oriental Atar jaloux de la popularité du soldat Tarare. À la fin, Atar est renversé et Tarare est couronné par le peuple (malgré lui).
Le prologue, partie la plus subversive de l’œuvre met en scène des allégories, la Nature, le Génie du Feu... et évoque des concepts tels que l’égalité et son dévoiement par la société, ceci deux ans avant la Révolution.
Rôles vignette|redresse|Mademoiselle Joinville.
+ Rôles de TarareDistributionVoixPremière du (chef d'orchestre : Jean-Baptiste Rey)La Naturedessus (soprano)Suzanne JoinvilleLe Génie du Feubasse-taille (baryton-basse)Louis-Armand ChardinTarare (soldat)ténorÉtienne LaînezAstasie/Irza (femme de Tarare)sopranoMarie-Thérèse MaillardAtar (roi d'Hormuz)basseAugustin-Athanase ChéronSpinette (chanteuse)sopranoAdélaïde Gavaudan cadetteCalpigi (esclave eunuque, gardien du sérail d'Atar)ténorElamir (jeune oracle)petit sopranoJoseph-François-Narcisse Carbonel.Une ombre femelleSopranoAnne-Marie-Jeanne GavaudanArthenée (grand prêtre de Brahma et père d'Altamort)basseMartin-Joseph AdrienAltamort (général d'Atar)basseM. ChâteaufortUrson (capitaine des gardes d'Atar)basseM. MoreauUn paysan, un eunuque, une bergère
Histoire et réception vignette|Théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1790 (aquarelle de Jean-Baptiste Lallemand, BnF). vignette|redresse|Scène 3, acte III de Tarare (manuscrit BnF). vignette|redresse|Adolphe Nourrit dans Tarare lors de la reprise de 1823 (par Alexandre Colin).
Deux ans avant le début de la Révolution, traiter le sujet de l'absolutisme était périlleux. Peu de compositeurs français auraient osé porter au théâtre un livret qui fut qualifié par la critique de .
Le livret exotique de Tarare, d'après Beaumarchais, réussit à Salieri et connut un vif succès, concrétisé par trente-trois représentations pour la seule année 1787 et organisé par la publicité de l'écrivain, notamment avec des répétitions publiques (payantes), ainsi qu'un luxe de décors et de costumes — au coût de plus de et respectivement.
Si la version italienne en quatre actes, est jouée quarante fois à Vienne, la version française connut de nombres reprises et révisions, suivant en cela le goût du politiquement correct. Après des empêchements pour le , l'opéra est redonné remanié, le , sous un nouveau titre, Le Couronnement de Tarare. Le public est nombreux. Un spectateur note qu'..
En 1795, l'Opéra reprend Tarare avec de nouveaux remaniements et où à la place de mettre Tarare sur le trône. En 1802, reprise sous le règne du Premier Consul et après la mort de Beaumarchais. La version de 1813 au Théâtre Italien, suit la version italienne, Axur, dont da Ponte a éliminé les provocations et sa dangereuse urgence. Pendant la Restauration, en 1819, Tarare est repris à l'Opéra : .
L'opéra disparaît de la scène française en 1828, avant de reparaître à Paris et Karlsruhe en 1988 (Jean-Claude Malgoire) et à Strasbourg en 1991 et en 2018, par Christophe Rousset...
La version italienne, Axur sur un texte de da Ponte, est souvent donnée à Vienne et fait notamment partie des manifestations liées au couronnement de en 1790. En Pologne, elle est donnée en 1793, dans une traduction. C'est encore Axur qui fait le tour de l'Europe, de Lisbonne à Saint-Pétersbourg (première en 1803) et Moscou (1806) et même à Rio de Janeiro en 1813, où s'est réfugiée la famille royale portugaise. En Allemagne l'opéra est joué jusqu'au milieu du . La version italienne est reprise à Poznań en , en version de concert à Vienne en 1987 et Sienne en 1989.
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Partitions Partition d'orchestre publié chez Imbault, 1787 . Réédition de la précédente, éd. de Rudolph Angermüller chez Henle, 2 vols. 1978 Partition d'orchestre créé avec LilyPond et réalisée par Nicolas Sceaux, pour le Tarare de Christophe Rousset, 2017–2019.
Discographie Tarare - Howard Crook, (Tarare) ; Jean-Philippe Lafont, baryton-basse (Atar) ; Anna Caleb, (Spinette) ; Eberhard Lorenz, (Calpigi) ; Hannu Niemelä, (Altamort) ; Nicolas Rivenq, (Arténée) ; Jean-François Gardeil, (Urson) ; Zehava Gal, (Astasie) ; Gabriele Rossmanith, (la Nature) ; Klaus Kirchner, (le Génie du Feu) ; Ensemble Sagittarius (direction Michel Laplénie) ; Deutsche Händel Solisten, direction Jean-Claude Malgoire, mise en scène Jean-Louis Martinoty (Festival de Schwetzingen, 1988, DVD Arthaus Musik 100 557). Axur, rè d'Ormus - Andrea Martin ; Curtis Rayam ; Eva Mei ; Ettore Nova ; Chœur Guido d'Arezzo ; Orchestre philharmonique russe, dir. René Clemencic (concert Sienne, Teatro dei Rinnovati, 19-, 3 CD Nuova Era 6852/54 / 2CD 223298) Tarare - Cyrille Dubois (Tarare) ; Karine Deshayes (Astasie) ; Jean-Sébastien Bou (Atar) ; Judith van Wanroij (La Nature, Spinette) ; Enguerrand de Hys (Calpigi) ; Les Talens Lyriques, dir. Christophe Rousset (26-, 3 SACD Aparté AP208)
Voir aussi
Bibliographie Livrets
Sources anciennes . . .
Études modernes .
Philippe Vendrix, «Tarare » dans . . Paul Prévost et . .
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Articles connexes Tarare, texte sur Wikisource Axur, re d'Ormus (version remaniée en italien sur un livret de Lorenzo da Ponte)
Liens externes
Tarare : partition intégrale (piano-chant) sur la Médiathèque musicale de Paris
Notes et références
Catégorie:Œuvre d'Antonio Salieri Catégorie:Opéra italien Catégorie:Opéra en français Catégorie:Opéra créé à Paris Catégorie:Opéra des années 1780 Catégorie:Adaptation d'une pièce de théâtre à l'opéra Catégorie:Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Catégorie:Œuvre musicale composée en 1787