L’AB-Aktion (Außerordentliche Befriedungsaktion) () est une campagne de l'Allemagne nazie visant à éliminer les intellectuels et les élites socio-économiques et spirituelles de la nation polonaise. Au printemps et à l'été 1940, plus de sont arrêtés par les autorités nazies dans la zone occupée par les AllemandsChapter « Hitler's Plans for Poland », Noakes and Pridham, Nazism: A History in Documents, .. Environ et professeurs, enseignants et prêtres (étiquetés comme suspectés d'activités criminelles) ont été par la suite massacrés en différents endroits du pays, notamment dans la forêt de PalmiryAB-Aktion, Shoah Resource Center, The International School for Holocaust Studies... Les autres furent envoyés dans des camps de concentration.
Contexte thumb|Hans Frank (au premier plan) et Friedrich-Wilhelm Krüger (juste derrière lui, portant un casque).
Le meurtre de masse de dirigeants, de politiciens, d'artistes, d'aristocrates, de membres de l'intelligentsia, et de personnes soupçonnées d'activités anti-nazies a été vu comme une mesure de précaution pour maintenir la dispersion de la résistance polonaise et pour prévenir une révolte des Polonais au moment de l'invasion de la France.. La campagne anti-polonaise fut préparée par Hans Frank, le commandant du Gouvernement général, et fut aussi abordée avec les représentants soviétiques durant une série de conférences secrètes entre la Gestapo et le NKVD.
La première élimination de l'intelligentsia polonaise a eu lieu peu après l'invasion de la Pologne en 1939, et elle a duré de 1939 au printemps 1940. L'.. avait pour but d'éliminer l'intelligentsia polonaise et la classe dirigeante de Pologne. Elle a été déployée par les Einsatzgruppen et les Selbstschutz (Volksdeutscher Selbstschutz). À la fin de cette opération, , enseignants, entrepreneurs, travailleurs sociaux, prêtres, juifs et activistes politiques ont été tués dans dix interventions régionalesMaria Wardzyńska "Był rok 1939 Operacja niemieckiej policji bezpieczeństwa w Polsce. Intelligenzaktion" IPN Instytut Pamięci Narodowej, 2009 Anna Meier, Die Intelligenzaktion: Die Vernichtung Der Polnischen Oberschicht Im Gau Danzig-Westpreusen, VDM Verlag Müller, . L’Intelligenzaktion fut continuée par l’AB-Aktion menée en Pologne. Les gens étaient arrêtés en fonction d'une « liste des ennemis du Reich » - Sonderfahndungsbuch Polen préparée avant la guerre par des Allemands de Pologne en coopération avec les services secrets allemands.
Déroulement thumb|upright|Bruno Streckenbach (au centre en arrière-plan) et Heinrich Himmler (à gauche).
Hans Frank accepta finalement et approuva la Ausserordentliche Befriedungsaktion le . Ils furent retenus captifs dans plusieurs prisons, incluant la fameuse Pawiak, où ils furent soumis à des interrogatoires brutaux conduits par des responsables nazis. Après un certain temps passé dans les prisons de Varsovie, Cracovie, Radom, Kielce, Nowy Sącz, Tarnów, Lublin ou Wiśnicz, les Polonais internés furent transférés dans des camps de concentration allemands, tout particulièrement le tout nouveau camp d'Auschwitz, ainsi qu'à ceux de Sachsenhausen et de Mauthausen. Environ de l'intelligentsia polonaise ont été exécutés en des endroits tels que : Palmiry près de Varsovie, Firlej, Wincentynów près de Radom et dans la forêt de Bliżyn près de Skarżysko-Kamienna.
Parmi ceux qui furent alors tués se trouvaient Maciej Rataj, Stefan Bryła, Tadeusz Tański, Mieczysław Niedziałkowski et Janusz Kusociński. Des massacres furent commis au même moment dans d'autres zones polonaises occupées par les nazis. D'après de nombreux historiens, y compris Norman Davies, l'action menée contre les chefs polonais était coordonnée avec les autorités de l'Union soviétique qui au même moment perpétraient le massacre de polonais à Katyń et en d'autres endroits du pays.
Suites La persécution active des intellectuels polonais se poursuivit jusqu'à la fin de la guerre. La suite immédiate de lAB-Aktion fut une campagne allemande à l'Est qui débuta après l'invasion allemande de l'URSS. Parmi les plus notables exécutions de masse de professeurs polonais figure le massacre des professeurs de Lwów, lors duquel approximativement de l'université furent assassinés avec leurs familles et leurs proches. Parmi les victimes de ce massacre figurent Tadeusz Boy-Żeleński, l'ancien premier ministre polonais Kazimierz Bartel, Włodzimierz Stożek et Stanisław Ruziewicz. Plusieurs milliers d'autres périrent dans le massacre de Poneriai, dans les camps de concentration allemands et dans les ghettos.
Conséquences .
Références
Voir aussi Articles connexes Sonderaktion Krakau: l'arrestation nazie en de professeurs et d'universitaires de l'Université Jagellone
Generalplan Ost Massacre de Katyń Massacres de Piaśnica Polonophobie
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