Livry-Louvercy est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est. Géographie Description

Livry-Louvercy a été constitué le par la fusion de deux villages situés sur les rives de la Vesle, Livry-sur-Vesle et Louvercy.

C'est un village périurbain de la Marne, situé à au sud-est de Reims, au nord de Châlons-en-Champagne et à environ au nord-est de Paris, desservi par l'ancienne route nationale 394 (actuelle RD 994) et son territoire est limité au sud-ouest par l'ancienne route nationale 44 (RD 944). Il est traversé par la LGV Est européenne.

Il est limitrophe du camp de Châlons, souvent appelé camp de Mourmelon.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Vesle..

La Vesle, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Somme-Vesle et se jette dans l'Aisne à Ciry-Salsogne, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Vesle sont données par la station hydrologique située sur la commune de Livry-Louvercy. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:09 TU à partir des 600 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/1967 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Aisne Vesle Suippe ». Ce document de planification, dont le territoire s’étend sur répartis sur trois départements (Aisne, Marne et Ardennes) et deux régions (Champagne-Ardenne et Picardie), a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Syndicat d’aménagement des bassins Aisne Vesle Suippe (SIABAVES)..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mourmelon-le-Grand à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Livry-Louvercy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,6 %), forêts (6,5 %), zones urbanisées (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,8 %), prairies (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Livry est attesté sous les formes Livreium (commencement du XIe siècle) ; Liwreium (1189) ; Livereium (1215) ; Liri (vers 1222) ; Livrei (1263) ; Livri (1334) ; Livry-sur-Vesle.. Livry : vient du latin Liberiacum vers l’an 1024.

Livry est attesté sous les formes Luperciacum (vers 850) ; Louvrecyum (1053) ; Louverceium (1130) ; Louverceium (1145) ; Loverceium (1186) ; Louverci (vers 1252) ; Louvrecy (1303-1312).. Louvercy : Vient du latin Luperciacum, du nom d’un homme Lupercius.

Histoire

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Archéologie

Grotte datant du NéolithiqueExtrait des Mémoires de la Société d'anthropologie, séance du 15 août 1893. Une grotte a été découvert en . L'instituteur de Livry-sur-Vesle, M. Hazin, en informa M. Émile Schmit qui procéda à la fouille. Il découvrit une grotte de et de de haut à laquelle on accédait par un couloir en pente raide de de long sur de large. Il y trouva neuf squelettes (dont un d'enfant) et des silex taillés. Tous les crânes ont été offerts à l'École d'Anthropologie de Paris par M. Émile Schmit.

Tombe à char (une dépêche de l'AFP du nous informe qu'une tombe à char vient d'être retrouvée lors de fouilles d'archéologie préventive avant la construction d'un lotissement). L'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) devrait prochainement communiquer sur cette découverte. De la même époque furent découverts plusieurs fana. Habitat gallo-romain au camp Dameron occupé entre le et le qui serait un habitatChossenot & Neiss, Châtillon-sur-Marne, Damery, Livry-sur-Vesle, in Atlas des agglomérations secondaires de la Gaule Belgique et des Germanie, Paris, 1994. en relation avec la route Durocortorum Tullum. Four de potier.

FouillesExtrait des Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, , tome XXI pratiquées en au lieu-dit les Crayères plus communément appelé la Provence par Octave Maurice. Plusieurs objets datant des derniers jours de l'occupation romaine dans les Gaules ont été mis au jour. Ces objets ont vraisemblablement constitué un ensemble d'outils appartenant à un gardien de troupeaux. Parmi eux, on dénombre : une houlette () ; des pierres à aiguiser ; une fibule () ; une serpe () ; des forces à tondre () etc.

Les dates indiquées sous les cartes sont les dates de l'affranchissement des cartes postales. Les clichés sont donc plus anciens

Aviation vignette|gauche|Publicité aéronautique, 1909. Selon le site municipal, le , c'est du terrain de Louvercy-Aviation (et non de Bouy comme l’histoire l’a retenu) que Henri Farman décolle et parvient à relier Reims, atterrissant contre le mur d’enceinte du parc Pommery, réalisant ainsi le premier vol « de ville à ville » (c'est-à-dire où le lieu d’atterrissage est déterminé avant le décollage), à une vitesse moyenne de ..

Le , Jorge Chávez Dartnell, dit « Géo Chavez », sur un biplan Farman, parcourt le circuit Mourmelon - Louvercy - Bouy - Mourmelon en ..

vignette

À la suite d’un vol de Henri Farman réalisé entre Étampes (Essonne) et Orléans (Loiret) le , Louis Paulhan effectue un vol, avec le même appareil, entre Creuzy, aujourd’hui rattachée à Chevilly (Loiret), et Louvercy, avec une étape à Pouan-les-vallées, à côté d’Arcis-sur-Aube, les 18 et .

Le vol d’une distance totale de 270 km s’achève devant les hangars provisoires de l’école Farman (Lesquels avaient été récemment détruits par un cyclone)Journal "La vie au grand air" du 30 avril 1910..

Le camp de Châlons a eu une partie aéronautique militaire ce qui attira les constructeurs civils et leurs hangars se trouvaient soit sur la commune de Bouy, de Livry ou de Louvercy ; elle a donc été une commune pionnière de l'aviation, avant même la Première Guerre mondiale.

Première Guerre mondiale

Lors de la première bataille de la Marne, le bataillon du régiment d’infanterie, composé essentiellement de finistériens, dit bataillon BONTZ, se dirigera sur Louvercy, où il perdra les 2 et , en assurant la défense du cimetière, 1 officier, 2 sous-officiers et 17 soldats, avant de se replier vers Les Grandes-LogesHistorique du 118ème régiment d’infanterie au cours de la guerre 1914-1918 – Imprimerie-Librairie Militaire Universelle L. FOURNIER -1923..

Louvercy sera occupé du 3 au , puis libéré par la contre-offensive victorieuse de l’armée française, avec son épisode emblématique des Taxis de la Marne. Le front se stabilisera à quelques kilomètres du village pendant une grande partie de cette guerre.vignette|Louvercy : la chapelle du parc d'artillerie (1914-15-16). Les betteraviers flamands La culture de la betterave à sucre se développe dans la région et, dès 1840, des ouvriers saisonniers sont embauchés deux fois par an pour sa culture.

Après la Seconde Guerre mondiale, à cause du chômage, 800 habitants de la ville flamande de Koekelare viennent effectuer cette culture dans la région, et un certain nombre à Livry-Louvercy, jusqu'en 1961 pour arracher les betteraves, jusqu’en 1970 pour les démarier. Cette immigration de travail cesse alors avec l'amélioration des techniques agricoles, mais de solides amitiés ont été créées.

En 1993, M. Walter Holvoet, bourgmestre de Koekelare, entend parler d’un arbre en plein champ qui abritait souvent les betteraviers lors des pauses, et avec la municipalité de Sylvain Forge, une plaque commémorative est apposée sur l'arbre en .

« En 1999, on installa deux monuments sur la place du village, une statue ainsi qu’une stèle gravée à la mémoire des betteraviers flamands. La statue sculptée par un artiste flamand, Vermandere, représente un betteravier au travail avec un dos à la courbure douloureuse et deux mains puissantes touchant la terre. ».

La fusion En 1963, les communes de Livry-sur-Vesle (215 habitants, 1289 hectares) et de Louvercy (132 habitants, 1718 hectares), éloignée d'environ un kilomètre décident la construction d'un groupe scolaire commun. À l'instigation du secrétaire général de la préfecture de la Marne, Ravel, puis de son successeur, Labarre, les deux municipalités décident de s’unir pour fondre leurs efforts.