Le de chars de combat (ou RCC) est une unité militaire de chars de combat. Créé en 1918 pendant la Première Guerre mondiale, il est dissous en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations 1916 : création de l'artillerie d'assaut 1918 : création du d’artillerie spéciale ( RAS) 1920 : devient le de chars de combat ( RCC) 1929 : dissolution. 1929 : nouvelle création du RCC, à partir du 1939 : dissolution

Chefs de corps

1932 - 1936 : Charles Delestraint

Historique des garnisons, combats et batailles Première Guerre mondiale Affectations 1918 vignette|gauche|Renault FT TSF de l'AS 337 du bataillon du régiment à Rampont le . Créé par ordre général du , le RAS est en formation au camp de Cercottes depuis le . Il est constitué de trois bataillons de chars Renault FT : : compagnies AS 337, 338 et 339. : compagnies AS 340, 341 et 342. : compagnies AS 343, 344 et 345.

Le groupement X de chars Saint-Chamond est affecté au régiment le mais ne le rejoindra finalement pas.

Entre-deux-guerres

Le régiment est en garnison à Rennes à partir de puis à Vannes de 1922 à 1939. Le est dissous en 1929 mais est immédiatement recréé, dans la même garnison, en 1929.

Seconde Guerre mondiale 1939 Lors de sa dissolution fin août - début , le RCC donne naissance à quatre bataillons de chars de combat qui seront affectés aux groupes de bataillons de chars (GBC) et comme suit : GBC 505 du lieutenant-Colonel Hudry de chars de combat (45 chars H39) de chars de combat (45 chars H39) GBC 515 de char de combat (45 chars H39) de char de combat (45 chars R35)

Le GBC 505 est dissous en afin de permettre la formation de la de chars légers du lieutenant-colonel Goîhen, qui opère au sein de la DCR.

Historique des et

La mobilisation rappelle à Vannes tous les anciens du où s’organisent des bataillons formant corps. Le ne combattra pas sous son écusson. Les et bataillons sont de suite dirigés sur la Sarre, secteur de la Nied. D'autres bataillons suivent et sont envoyés aux armées.

Au cours de l'hiver, la plupart des bataillons en provenance du sont regroupés autour du camp de Mourmelon.

1940 : c'est la guerre active. Les premiers bataillons arrivent à hauteur de la Belgique. Ils subissent le gros choc : écharpés, ils se retirent jusqu'à Dunkerque. D'autres bataillons, en particulier le et le , sont transportés par chemins de fer dans la région de Saint Quentin. Ils sont immédiatement engagés et ne cesseront de se battre que pour s'arrêter sur la ligne de démarcation

15 au : Canal de la Sambre, l'Oise ; Vendeuil, Moy, Origny, Hauteville, Tupigny, Boué. Le bataillon dans une défense héroïque, perd les trois-quarts de ses équipages. Le bataillon, reformé en batailon le 14/27, par des contre-attaques réitérées, rétablit un nouveau front.

2 au : Attaque d'Abbeville avec les Écossais : le Camp César, Zaleux, Menil-Trois-Fetus, Valines. Les chars réussissent une percée d'une dizaine de kilomètres.

6 au : Combats en retraite au Nord et au Sud de Paris : La Verrière, Oix, Rotangy

15 au : Combats de la Loire : Boisseaux, Jarjeau, passage forcé du pont.

Le Cher, ligne de démarcation. Dernier combat du bataillon 14/27.

Traditions

Insigne La salamandre fut le premier symbole adopté par les groupes de chars I et II en . Il fut remplacé dès par le heaume sur les canons croisés imposé par le général Estienne pour symboliser "l'artillerie d'assaut" qu'il venait de créer. Le champ d'hermine évoque la Bretagne et la ville de Vannes où le régiment était en garnison de 1929 à 1939.

Étendard Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Saint-Mihiel 1918 Montfaucon 1918

L'étendard est tissé en 1920 et remis au régiment le . Lorsque le est dissous en , l'étendard est remis au dépôt des chars de combat, qui reste à Vannes. À l'approche des Allemands, le , le drapeau est découpé en cinquante fragments repartis entre les officiers français présents au dépôt.

Les fragments sont regroupés au retour de captivité des officiers en 1946-1947. Les 41 fragments non perdus sont rassemblés et le drapeau est recousu et remis au musée de l'Armée le .

Citation

Décorations En 1939, la , héritière de l'AS 5 décorée de la croix de Guerre 1914-1918 avec deux palmes, portait la fourragère aux couleurs de cette croix de guerre.

Les , et ont été cités à l'ordre de l'armée.

L'étendard du régiment porte la croix de guerre 1914-1918.

Refrain

Personnalités ayant servi au sein du régiment Charles Delestraint François Faure

Voir aussi Liens externes JMO du RCC d'août 1918 à mars 1919 sur le site mémoire des hommes JMO du RCC de mars à mai 1919 sur le site mémoire des hommes

Articles connexes Arme blindée et cavalerie Régiments français de cavalerie Liste de régiments français Grades de l'Armée de terre française

Sources et bibliographie Général Andolenko, Historique de l'Arme Blindée et de la Cavalerie, Paris, 1968, Éditions Eurimprim. Militaria , . Drapeaux et Étendards de Régiments Normands et Bretons, X.Pringuet, édition du Comité de Liaison Inter fédérale des Amicales Régimentaires

Notes et références

Catégorie:Char de combat Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1918 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1939