Camille Crémer (1840 - 1876) est un général de division français de la Guerre franco-allemande de 1870.
Biographie
Formation
Camille Crémer naît le à Sarreguemines en Moselle.
Issu d'un milieu modeste, il prépare l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1857. Deux ans plus tard, il en sort sous-lieutenant. Affecté tout d'abord au Régiment d’Infanterie, il entre à l’école d’état major en 1860.
En 1862, le lieutenant Crémer est affecté au . Bien noté, il est affecté aux Dragons de l’Impératrice l'année suivante.
Carrière militaire sous le IId Empire
En 1864, il est affecté au Zouaves avec lequel il combat au Mexique. Le , Camille Crémer se distingue au combat à Jiquilpan. Il reçoit la Médaille du Mexique, avant d'être promu « chevalier de Notre Dame de la Guadalupe ».
De retour en France, il est promu capitaine en . Après un rapide passage au d'artillerie, il est affecté à l’état major de la militaire. Aide de camp du général Clinchant, Camille Crémer est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1870.
Guerre de 1870
Durant la Guerre franco-allemande de 1870, il participe aux combats autour de Metz. Fait prisonnier à Metz, il est conduit dans un camp d'internement en Allemagne d'où Il s'évade et, grâce à son allemand parfait, regagne la France via le Palatinat, le duché de Bade et la Suisse1870-1871, Désillusions dans l'est, général Pierre Bertin, Cêtre, p.72..
Il rejoint Gambetta qui le nomme général de brigade. Il prend la tête de la Division d’Infanterie du Corps d’Armée. En , le général Crémer combat à Bligny-sur-Ouche, puis à Nuits-Saint-Georges, près de Dijon.
Il prend une part active aux combats de l'armée de l'Est, mais ne passera pas en Suisse lors de la retraite, préférant à l'instar du contre amiral Penhoat et du général BillotAinsi que de Pallu de la Barrière qui est alors capitaine de frégate., rejoindre Lyon en passant par les Hauts plateaux du Jura, début . Il est alors nommé général de division à Chambéry.
Au service de la Commune de Paris Au début de la Commune de Paris, le , il se voit offrir, par le comité central de la Garde nationale, le commandement de la Garde nationale de Paris. Il hésite à accepter, et le poste est donné à son ami le commandant Louis Rossel (celui-ci sera jugé et fusillé en novembre). Parallèlement, il influe pour faire libérer les généraux Chanzy et de Langourian, prisonniers de la Commune.
Sanctionné par le gouvernement français
En , le général Crémer est rétrogradé au grade de chef d'escadron qu'il avait au début de la guerre, et relevé de ses fonctions, par la commission de révision des grades, pour avoir repris du service alors qu'il avait « signé le revers » à MetzIl a commis une faute militaire en reprenant part aux combats alors qu'après la reddition de Metz, il avait prêté serment de rester neutre jusqu'à la fin de la guerre..
Il adresse aussitôt une lettre publique au ministre de la guerre : Cette lettre ouverte lui vaut d'être mis en réforme « pour faute grave contre la discipline », en .
Rongé par le dépit et l'amertume, Il écrit qu' "en 13 batailles ou combats j'ai eu le bonheur de battre13 fois les prussiens"https://archive.wikiwix.com/cache/page.php?a=17902287906&b=1235960108&url=http%3A%2F%2Fdocuments.irevues.inist.fr%2Fbitstream%2Fhandle%2F2042%2F44222%2FCL_1965_1_11.pdf%3Fsequence%3D1.. Il essaie d'entrer dans la vie politique, poussé par Gambetta, en se présentant aux élections de à Paris, mais il se retire au profit de Victor Hugo.
Il s’éteint à trente-cinq ans, à Paris le .
Son jeune frère, Henri, qui a aussi participé à la guerre de 1870, finit sa carrière, en 1913, comme général de division et commandant de corps d'armée, et mourut en 1938.
Récompenses et distinctions
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Bibliographie L'ex-général Cremer et l'ex-colonel Poullet, La campagne de l'Est et l'Armée de Bourbaki, Librairie des célébrités contemporaines. Paris. 1873. 360 pages.
Liens externes
saint-cyr.org Note biographique (, de l'Indoustan)
Catégorie:Naissance à Sarreguemines Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Militaire français de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Personnalité liée à Nuits-Saint-Georges Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 49) Catégorie:Naissance en août 1840 Catégorie:Décès en avril 1876 Catégorie:Décès dans le 19e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 35 ans