Les records du monde du 200 mètres sont actuellement détenus par le Jamaïcain Usain Bolt avec le temps de , établi le en finale des championnats du monde, à Berlin en Allemagne, et par l'Américaine Florence Griffith-Joyner, créditée de le en finale des Jeux olympiques, à Séoul, en Corée du Sud.
Le premier record du monde du homologué par World Athletics est celui de l'Américain Andy Stanfield en 1951 avec le temps de . L'Américain Tommie Smith, qui est le premier athlète à franchir la barrière des vingt secondes, est le premier détenteur du record du monde mesuré au chronométrage électronique avec , en 1968. Trois athlètes seulement lui succèdent, l'Italien Pietro Mennea, détenteur du record de 1979 à 1996, l'Américain Michael Johnson, détenteur du record de 1996 à 2008, et Usain Bolt.
Le premier record mondial féminin, régi alors par la Fédération sportive féminine internationale, est établi dès 1922 par la Britannique Alice Cast avec . L'Américaine Wilma Rudolph est la première athlète à descendre sous les (en 1960), l'allemande Marita Koch étant la première à courir en moins de (en 1979).
Les records du monde en salle du appartiennent au Namibien Frank Fredericks ( le à Liévin) et à la Jamaïcaine Merlene Ottey ( le à Liévin).
Record du monde masculin Premiers records
Le premier record du monde du 200 mètres officiellement reconnu par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) est celui de l'Américain Andy Stanfield qui établit le temps de sur dans une course disputée sur la distance de (), le à Philadelphie au cours des Championnats IC4A , performance qu'il égale un an plus tard, le à Los Angeles durant les sélections olympiques américaines. Des courses de en ligne droite sont disputés plus fréquemment aux États-Unis, mais les records établis ne donneront jamais lieu à une homologation par la Fédération internationale.
Le record du monde d'Andy Stanfield est égalé durant la saison 1956 par deux de ses compatriotes : Thane Baker tout d'abord, le à Bakersfield en Californie au cours des Championnats de l'AAU, Bobby Joe Morrow ensuite, le lors de sa victoire en finale des Jeux olympiques de 1956, à Melbourne .
Trois autres athlètes égalent ce record du monde dans les années suivantes : l'Allemand Manfred Germar le à Wuppertal, et l'Américain Ray Norton par deux fois, le lors d'une rencontre universitaire à Berkeley, dans une course disputée sur , et une seconde fois le à Philadelphie au cours des Penn Relays.
Le , à Wolverhampton lors des Championnats de Staffordshire County, le Britannique Peter Radford améliore d'un dixième de seconde le record du monde en étant chronométré à au sur une course couru sur . Le , à Abilene au Texas, l'Américain Charles Tidwell établit le temps de , toujours sur , mais le record du monde n'est finalement pas homologué par les officiels après avoir constaté que la distance parcourue était d' ( ou 1m50 ? ) trop courte. Le , à Stanford au cours des Sélections olympiques américaines, Ray Norton et son compatriote Stone Johnson réalisent lors d'une même course le temps de , égalant tous les deux le record mondial de Peter Radford. Le , lors des Jeux olympiques de 1960, à Rome, l'Italien Livio Berruti égale à deux reprises le record du monde de , une première fois en demi-finaleChronométré en 20 s 65, puis de nouveau lors de sa victoire en finaleChronométré en 20 s 62.
Barrière des vingt secondes
Le , à Walnut lors des Championnats de l'AAU, l'Américain Paul Drayton égale lui aussi le record du monde de dans le cadre d'une course disputée sur .
Le , lors d'une rencontre universitaire à Tempe en Arizona, l'Américain Henry Carr améliore de 2/ de seconde le record du monde en établissant le temps de sur dans une course disputée sur . Le , de nouveau à Tempe, Henry Carr porte le record du monde à .
L'Américain Tommie Smith, qui vient d'établir quelques jours plus tôt à San José le temps de sur en ligne droite, établit le temps de juste le à Sacramento, sur en virage, améliorant à cette occasion de 2/ de seconde le record du monde d'Henry Carr.
Lors des sélections olympiques américaines de 1968, à Echo Summit en altitude, Tommie Smith est battu par son compatriote John Carlos mais le record du monde n'est pas homologué car les deux athlètes portent des chaussures à pointes spéciales, interdites par le règlement. Le , en finale des Jeux olympiques de Mexico, situé également en altitude, Tommie Smith devient le premier athlète à descendre sous les vingt secondes sur en remportant le titre olympique dans le temps officiel de , performance constituant à partir de 1977 le premier record du monde mesuré électroniquement.
Le Jamaïcain Don Quarrie égale à deux reprises les de Tommie Smith, une première fois le au cours des Jeux panaméricains, à Cali en altitude, et une seconde fois le à Eugene au cours du meeting de la Prefontaine Classic. Dans cet intervalle, deux athlètes se rapprochent du record du monde : le Soviétique Valeriy Borzov, qui remporte les Jeux olympiques de 1972 en , et l'Américain Steve Williams, qui réalise en .
De Pietro Mennea à Michael Johnson
Le , lors de la finale du des Universiades d'été de Mexico, l'Italien Pietro Mennea, champion d'Europe l'année précédente, améliore de 11/ de seconde le record du monde de Tommie Smith en le portant à (+ 1,8 m/s).
L'américain Carl Lewis se rapproche à plusieurs reprises du record du monde de Pietro Mennea, réalisant notamment le à Indianapolis et le à Los Angeles. Son compatriote Joe DeLoach établit la marque de le lors de sa victoire aux Jeux olympiques de Séoul. Le , l'autre américain Michael Marsh frôle le record du monde de l'Italien lors des demi-finales des Jeux de Barcelone en établissant le temps de .
Le record du monde de Pietro Mennea n'est finalement battu que dix-sept ans plus tard, le , au cours des sélections olympiques américaines d'Atlanta, par l'Américain Michael Johnson qui améliore de 6/ de seconde le temps de l'Italien en (+ 0,4 m/s). Un an plus tôt, le lors de sa victoire aux mondiaux de Göteborg, Johnson s'était approché de 7/ de seconde de la marque de Mennea en courant en .
Le , en finale des Jeux olympiques, toujours à Atlanta, Michael Johnson bat de 34/ de seconde son propre record du monde en établissant le temps de . Il effectue son premier en et son second en Temps de passage de la finale olympique du . Il est à noter qu'à cette date, le record du monde du , de Donovan Bailey, étant de (), Michael Johnson est officiellement l'homme le plus rapide au monde (), malgré la croyance populaire qui attache ce titre au détenteur du record du monde du . Il faudra attendre le record d'Usain Bolt en () à Berlin en 2009 pour que cette croyance redevienne vraie.
Usain Bolt depuis 2008 thumb|left|upright=1.1|Usain Bolt détient le record du monde du en . Le lors des Jeux olympiques de Pékin, et quatre jours après avoir établi un nouveau record du monde sur , le Jamaïcain Usain Bolt bat le record du monde du en établissant en finale le temps de , et ce malgré un vent défavorable de . Il abaisse de deux centièmes de secondes le temps de Michael Johnson établi 12 ans plus tôt, également en finale olympique .
Le , lors des championnats du monde de Berlin, un an jour pour jour après sa performance de Pékin, Usain Bolt améliore de 11/ de seconde son propre record du monde en établissant le temps de () . Le Jamaïcain réalise le meilleur départ de sa carrière avec un temps de réaction de , il franchit les premiers 100 mètres en et possède une dizaine de mètres d'avance sur ses adversaires à l'entrée dans la ligne droite. Il effectue sa deuxième partie en et l'emporte en dans une course très rapide où 4 athlètes passent sous les et 5 sous les 20 secondes. Le détail par intervalle de course du record du monde d'Usain Bolt est le suivant :
+VentRéaction100 m200 m0–50 m50–100 m100–150 m150–200 m - 0,3 m/s
Depuis 2009, plusieurs athlètes se sont rapprochés de ce record en descendant sous les : Usain Bolt ( le à Londres au cours des Jeux olympiques), son compatriote Yohan Blake ( le à Bruxelles), et l'Américain Noah Lyles ( le à Eugene au cours des championnats du monde).
Progression 24 records du monde masculins ont été homologués par World Athletics. Chronométrage manuel +Évolution du record du monde masculin Progression du record du monde du 200 m masculin, www.iaaf.org, p.624, consulté le 3 février 2016 Temps Vent(m/s) Athlète Lieu Circonstance Date y"y" : 220 yards Andy Stanfield Philadelphie Championnats IC4A20 s 6 Andy Stanfield Los Angeles Sélections olympiques américaines20 s 60,0 Thane Baker Bakersfield Championnats AAU20 s 6Chronométré à 20 s 75 Bobby Joe Morrow Melbourne Jeux olympiques20 s 6 Manfred Germar Wuppertal 20 s 6 y-1,6 Ray Norton Berkeley Rencontre universitaire20 s 6 Ray Norton Philadelphie Penn Relays20 s 5 y Peter Radford Wolverhampton Championnats Staffordshire County 20 s 50,0 Stone Johnson Stanford Sélections olympiques américaines20 s 50,0 Ray Norton Stanford Sélections olympiques américaines20 s 5Chronométré à 20 s 65 Livio Berruti Rome Jeux olympiques20 s 5Chronométré à 20 s 62 Livio Berruti Rome Jeux olympiques20 s 5 y-1,1 Paul Drayton Walnut Championnats de l'AAU20 s 3 y-0,1 Henry Carr Tempe Rencontre universitaire20 s 2 y+0,5 Henry Carr Tempe 20 s 0 y0,0 Tommie Smith Sacramento Pacific Association AAU19 s 8Chronométré à 19 s 83 A"A" : Temps établi en altitude+0,9 Tommie Smith Mexico Jeux olympiques19 s 8Chronométré à 19 s 86 A+0,9 Don Quarrie Cali Jeux panaméricains19 s 8++1,3 Don Quarrie Eugene Prefontaine Classic
Chronométrage électronique À partir du , l'IAAF ne valide que les records du monde établis à l'aide du chronométrage électronique. La performance de établit par Tommie Smith le à Mexico constitue néanmoins la première mesure homologuée. +Évolution du record du monde masculin Temps Vent(m/s) Athlète Lieu Circonstance Date19 s 83 A+0,9 Tommie Smith Mexico Jeux olympiques19 s 72 A+1,8 Pietro Mennea Mexico Universiades d'été19 s 66+0,4 Michael Johnson Atlanta Sélections olympiques américaines19 s 32+0,4 Michael Johnson Atlanta Jeux olympiques19 s 30-0,9 Usain Bolt Pékin Jeux olympiques-0,3 Usain Bolt Berlin Championnats du monde
Record du monde féminin Premiers records
Le premier record du monde féminin du 200 mètres homologué par l'IAAF est celui de la Britannique Alice Cast avec le temps de , établi le à Paris. Ce record est amélioré par deux de ses compatriotes durant les années 1920 : par Mary Lines qui établit le temps de sur le à Waddon, puis par Eileen Edwards qui l'améliore à trois reprises en réalisant successivement le , le et le , performance qu'égale la Néerlandaise Tollien Schuurman, le , à Bruxelles.
Le , la Polonaise Stanisława Walasiewicz améliore de plus de deux secondes le record du monde en établissant le temps de à Varsovie.
Le record du monde de Stanisława Walasiewicz n'est amélioré que dix-sept ans plus tard, le au cours des Jeux olympiques de 1952, à Helsinki, par l'Australienne Marjorie Jackson qui réalise le temps de en demi-finale après avoir égalé le record de de la Polonaise lors des séries.
Le , à Sydney, l'autre australienne Betty Cuthbert, âgée de dix-huit ans seulement, porte le record mondial à , avant de l'égaler le à Hobart, sur .
Sous les 23 secondes
Le à Corpus Christi, l'Américaine Wilma Rudolph, qui deviendra championne olympique du quelques semaines plus tard aux Jeux de Rome, devient la première athlète féminine à descendre officiellement sous les vingt-trois secondes en établissant la marque de .
Le record de Rudolph est égalé par l'Australienne Margaret Burvill, sur , le à Perth.
Le , à Varsovie, la Polonaise Irena Szewińska, sous son nom de jeune fille Irena Kirszenstein, retranche 2/ de seconde au record du monde co-détenu par Wilma Rudolph et Margaret Burvill en le portant à .