La fosse 1 dite La Parisienne de la Compagnie des mines de Drocourt est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Hénin-Beaumont. Le fonçage du puits commence en 1879, mais à cause de fortes venues d'eau, et d'un terrain houiller situé plus profondément que dans les autres compagnies, la fosse ne commence à produire qu'en 1883. Des corons sont bâtis au sud de la fosse, à Drocourt, ainsi que des écoles et une église. Le terril 205, 1 de Drocourt, est entrepris au nord-ouest de la fosse, mais ce n'est qu'à partir de la fin des années 1950, grâce aux usines, qu'il va commencer à prendre de l'importance. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. La Compagnie des mines de Vicoigne-Nœux rachète la Compagnie de Drocourt le .
La Compagnie des mines de Drocourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse 1 cesse d'extraire en 1947, et son puits est remblayé cinq ans plus tard.
Le carreau de fosse devient le siège du Service Géologie. Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits 1. Des ateliers et les bains-douches sont détruits durant l'été 2009, il ne reste plus de la fosse que le bâtiment de la machine d'extraction. Le terril est un espace vert. Les corons ont essentiellement été préservés et rénovées, ainsi que l'église et les écoles. Le terril 205, la cité de corons de la Parisienne, l'école, et l'église Sainte-Barbe, ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco.
La fosse
Fonçage
La société civile a commencé dès 1879 l'ouverture d'un puits, 1 ou La Parisienne, au sud de la commune d'Hénin-Beaumont, près du sondage de Drocourt qui a fait de belles découvertes. Le puits est localisé à l'extrémité sud de la commune, dans l'angle nord formé par l'intersection de la route d'Arras à Hénin-Liétard et du chemin de Billy-Montigny à Quiry-la-Motte.
Le puits est entrepris à l'altitude de quarante ou . À peine entré dans le niveau, la venue d'eau s'élève à par . Elle a été rencontrée dans la tête du niveau. Les terrains sont désagrégés, et exigent pour être maintenus en place, un boisage provisoire très soigné. Le cuvelage en bois a dix-huit pans, et règne sur de hauteur. Le diamètre utile du puits est de . Il a fallu mettre en marche une machine d'épuisement à traction directe de , et deux pompes de de diamètre.
Mais les terrains se raffermissent dans la profondeur, et des picotages successifs retiennent bientôt les eaux. Le cuvelage commencé le a été terminé le à de profondeur. Le puits de Drocourt est creusé au diamètre de dans le cuvelage. L'extraction des déblais s'effectue au moyen d'une machine à deux cylindres conjugués et horizontaux de la force de cent chevaux. Le le puits a atteint la profondeur de .
Une fois ces niveaux franchis, le creusement progresse beaucoup plus vite. En 1883, le terrain houiller est atteint à la profondeur de . Les terrains anciens ont donné au début une venue d'eau de par 24 heures qui s'est rapidement asséchée.
Exploitation
La fosse commence à extraire en 1883. Elle produit cette année-là de houille grasse. Dans les années 1890, le puits est profond de , et les accrochages sont établis à 350, 492, 550 et .
La Compagnie des mines de Vicoigne-Nœux rachète la Compagnie de Drocourt le .
La Compagnie des mines de Drocourt est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe d'Hénin-Liétard. La fosse 1 cesse d'extraire en 1947. Son puits, profond de , est remblayé en 1952.
Reconversion
La fosse est devenue le siège du Service Géologie, et possède notamment un simulateur d'aérage.
Au début du , Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année. Des ateliers et les bains-douches sont détruits durant l'été 2009, il ne subsiste plus que le bâtiment de la machine d'extraction. Le bâtiment est en fait aujourd'hui détruit.
Le terril thumb|Le terril 205.
Le terril 205, 1 de Drocourt, situé à Hénin-Beaumont, est un immense terril tabulaire, donc la surface est de forme triangulaire, alimenté par la fosse 1 des mines de Drocourt. Il est situé au nord de l'ancienne cokerie de Drocourt, et, pour partie, sur le carreau de la fosse 3 des mines de Drocourt. Son activité a commencé avec celle des usines.
Le terril 205 fait partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Il constitue une partie du site 48.
Les cités
De nombreux corons ont été bâtis à proximité de la fosse 1, sur le territoire de Drocourt. Deux d'entre eux sont longs de . La cité de corons La Parisienne, ainsi que l'église et l'école, font partie des répartis sur qui ont été classés le au patrimoine mondial de l'Unesco. Ils constituent le site 49.
L'église Sainte-Barbe thumb|left|L'église Sainte-Barbe. thumb|Les écoles.
Une église Sainte-Barbe a été bâtie au cœur des cités, à côté de la place, en face des écoles. Des expositions y ont lieu occasionnellement.
Les écoles
Des écoles ont été bâties au cœur des cités, près de l'église.
Notes et références
Notes
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à
Références à
Références à
Références à
Références au magazine Relais
Références à
Voir aussi
Articles connexes Compagnie des mines de Drocourt Groupe d'Hénin-Liétard Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais classés au patrimoine mondial de l'Unesco, sites 48 et 49 Liste des puits de mine les plus profonds du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
Bibliographie
Fosse 1 Drocourt 1