Jean-Louis Fousseret, né le à Besançon, est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste puis de La République en marche, il est maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole de 2001 à 2020. Il a aussi été élu député du Doubs en 1997 jusqu'en 2002.

Biographie Famille Jean-Louis Fousseret est le fils d'un des initiateurs de la commune libre de Saint-Ferjeux, un quartier de Besançon. Il est le frère d'Alain Fousseret, membre des Verts, puis d'Europe Écologie Les Verts, et vice-président du conseil régional de Franche-Comté.

Carrière professionnelle Technicien en micromécanique, il est diplômé de l'école nationale d’horlogerie de Besançon et a travaillé pendant (1967-1997) comme réparateur-vendeur de machines à café et caisses enregistreuses, chargé de la maintenance de systèmes électroniques dans une société multinationale, biographie sur France-Inter.

Carrière politique thumb|right|Jean-Louis Fousseret avec Ségolène Royal, lors d'un meeting à Besançon pour l'élection présidentielle de 2007 (à gauche). Membre pendant longtemps du Parti socialiste, il sera successivement proche de Laurent Fabius, puis d'Arnaud Montebourg, puis de Bertrand Delanoë, puis de Dominique Strauss-Kahn et enfin de François Hollande. Depuis l'automne 2017, il a rejoint le parti La République en Marche.

Il commence sa carrière politique en entrant au conseil municipal de Besançon, en 1983, en tant qu'adjoint à la vie des quartiers et la vie associative, puis, à partir de 1989, chargé du tourisme et de la vie associative, et enfin, de 1995 à 1997, de l'action sociale. En 1988, il est élu au conseil général du Doubs pour le canton de Besançon-Planoise et réélu en 1994.

Conseiller municipal délégué en 1997, il est élu, le , député du Doubs, siégeant à l'Assemblée nationale au sein des commissions de la production et des échanges, des affaires culturelles, familiales et sociales, et de la commission d'enquête sur le régime étudiant de sécurité en 1999Notice, site de l'Assemblée nationale.

Il prend la tête de la liste de gauche aux élections municipales de 2001, laissée par Robert Schwint, remporte les élections et est élu maire de Besançon le et président de Grand Besançon Métropole, abandonnant son mandat départemental. Fervent défenseur des microtechniques franc-comtoises dans le monde industriel, il met l'amélioration de l'image de sa ville parmi les priorités de son mandatValentin Bontemps, « Jean-Louis Fousseret : être trop discret est un défaut », L'Express, 15 septembre 2005. Souhaitant, en 2003, inscrire au patrimoine mondial de l'UNESCO la citadelle de Besançon, il met en place et préside le réseau des sites majeurs de Vauban, regroupant fortifiés par le maréchal de Louis XIV, dont douze sont finalement inscrits en .

Il est aussi vice-président de l'Association des maires de grandes villes de France et de l'association Trans-Europe TGV Rhin-Rhône Méditerranée, et membre du Conseil national du développement durable depuis 2004. Au Parti socialiste, il était délégué national chargé de l'écologie urbaine et du développement local auprès du premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande.

En , il annonce dans une interview à L'Est républicain vouloir se présenter aux élections législatives de 2012 dans la deuxième circonscription du Doubs« Législatives : Jean Louis Fousseret confirme sa candidature », macommune.info, 16 mai 2011. Cette déclaration va à l'encontre du référendum effectué le auprès des militants du parti socialiste qui ont voté à plus de 70 % . Ce résultat est confirmé par une circulaire de Martine Aubry envoyée aux élus du Parti socialiste en indiquant « Législatives 2012 : Aubry avertit les cumulards », Libération, 22 juin 2011. Sa demande de candidature n'est pas acceptée par la direction du Parti socialiste malgré une forte pression de quelques amis proches, tous élus de Besançon. Néanmoins Jean-Louis Fousseret indique qu'il compte se présenter à un nouveau mandat de maire en 2014.

En , il soutient François Hollande lors de la primaire du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012. Selon un député proche de François Hollande, celui-ci recommande à ses partisans de ne pas se mettre en conformité avec la direction de Martine Aubry concernant le non-cumul des mandats, promettant de « revenir là-dessus » en cas de victoire à la primaire.

Il annonce sa démission du Parti socialiste le . Ceci intervient après la défaite historique du parti aux élections législatives de 2017.

En , Christophe Castaner annonce la création de Tous politiques !, l'institut de formation de La République en marche, qui vise à . Jean-Louis Fousseret en est nommé présidentMathilde Siraud, « LaREM lance son institut de formation », Le Figaro, samedi 30 juin / dimanche 1 juillet 2018, p. 5.. Lors de son dernier mandat de maire, la ville prend un arrêté anti-mendicité, que plusieurs associations d’accueil et d’insertion des sans-abris entreprennent de contester en justice..

Après dix-neuf ans à la mairie, il ne se représente pas pour un quatrième mandat en 2020.. La même année, il devient délégué départemental de Territoires de progrès dans le Doubs..

Le , Jean-Louis Fousseret est jugé par le tribunal correctionnel de Besançon pour détournement de fonds publics. Il lui est reproché d'avoir licencié sa collaboratrice, alors candidate aux élections municipales de 2020, pour lui permettre de toucher des indemnités de chômage. D'après le parquet, seule la démission était envisageable car il s'agissait d'un projet personnel. Jean-Louis Fousseret plaide la bonne foi. Mais le procureur de la république de Besançon requiert 8 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et 1 an d’inéligibilité. Le jugement est mis en délibéré au . Jean-Louis Fousseret et sa collaboratrice sont relaxés mais le parquet fait appel.

Mandats Conseil municipal de Besançon 1983-1989 : Adjoint au maire Robert Schwint chargé de la vie des quartiers et de la vie associative ; 1989-1995 : Adjoint au maire chargé du tourisme et de la vie associative ; 1997-2001 : Conseiller municipal délégué ; 2001-2020 : Maire de Besançon. Grand Besançon Métropole 2001-2020 : Président. Conseil général du Doubs 1988 - 2001 : Conseiller général du canton de Besançon-Planoise. Assemblée nationale 1997 - 2002 : Député de la du Doubs (non réélu en 2002 face à l'UMP Claude Girard).

Notes et références

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