Caraman (en occitan : Caramanh) est une commune française du Sud-Ouest de la France, située dans le nord-est du département de la Haute-Garonne, en région d'Occitanie, historiquement en Languedoc. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ».

Exposée à un climat océanique dégradé à influence méditerranéenne, elle est drainée par la Saune, la Seillonne, le Dagour, le ruisseau de Dourdou, le ruisseau de Gouffrense et par divers autres petits cours d'eau.

Caraman est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Caraman et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Caramanais ou Caramanaises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'hôtel de Malbos, inscrit en 1992, et le château du Croisillat, inscrit en 1995.

Géographie Localisation

La commune de Caraman se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, Caraman fait partie du Lauragais, occupant une vaste zone, autour de l’axe central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au sud-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au nord-est et Pamiers au sud-ouest. C'est l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc »..

Elle se situe à à vol d'oiseau de Toulouse., préfecture du département, et à de Revel., bureau centralisateur du canton de Revel dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune est par ailleurs ville-centre du bassin de vie de Caraman.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Mascarville (), Albiac (), La Salvetat-Lauragais (), Maureville (), Ségreville (), Prunet (), Loubens-Lauragais (), Cambiac ().

Communes limitrophes Caraman est limitrophe de douze autres communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Caraman. La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Saune, la Seillonne, le Dagour, le ruisseau de Dourdou, le ruisseau de Gouffrense, la Garrigue, le ruisseau de Borde, le ruisseau de Dagaus, le ruisseau de Fillandres, le ruisseau de Latarge, le ruisseau d'en Danis, le ruisseau d'en Serny et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale..

La Saune, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Vaux et s'écoule vers le sud-est. Elle traverse la commune et se jette dans l'Hers-Mort à Toulouse, après avoir traversé .

La Seillonne, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Elle traverse la commune et se jette dans la Sausse à L'Union, après avoir traversé .

Le Dagour, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans Le Girou à Verfeil, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ).. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ségreville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Caraman est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de CaramanUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (83,9 %), zones agricoles hétérogènes (11,7 %), zones urbanisées (4 %), forêts (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports La commune est desservie par la ligne 356 du réseau liO Arc-en-Ciel en direction de l'agglomération toulousaine et de la gare routière de Toulouse.

Caraman se trouve sur la route départementale 1 et est accessible par l'autoroute des Deux Mers (A61), sortie .

Risques majeurs Le territoire de la commune de Caraman est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Seillonne et le Dagour. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1993, 1996, 1999 et 2009, partie 1 - chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Caraman. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2002, 2003, 2011, 2012 et 2016 et par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Cara signifie la face ou le visage tandis que man signifie main. Le visage et la main sont présents sur le blason de Caraman.

Histoire

Les vestiges d'une dizaine de villas datant du attestent de la présence des Romains à cet endroit..

En 1005, il est attesté que les seigneurs Donat de Caraman contrôlent le territoire dont fait partie Caraman, et ce jusqu'aux murs de Toulouse.. L'importance des lieux grandit grâce aux revenus tirés des droits de péage prélevés sur la route du sel reliant Béziers à Toulouse et la spiritualité s'y ancre: des figures phares de l'époque vinrent y prêcher, Bernard de Clairvaux en 1147, et Dominique de Guzmán en 1206 alors que s'y installe l'hérésie cathare. Raymond VII de Toulouse qui soutient l'hérésie, achète en 1246 une moitié du château de Caraman. Le bourg devient chef-lieu de bailli, donc partie du domaine royal à partir de 1271.

On le retrouve érigé en vicomté de la famille de Lautrec puis de la famille Duèze, Charles VIII l'érige en comté pour Jean de Foix-Carmaing (†1511), de Carmaing, en 1483. C'est de 1460 à 1562 que Caraman connaît l'âge d'or du pastel qui fait la fortune du Lauragais. La ville devient capitale du pays de cocagne (la cocagne désigant les boules de pastel séchées pour le transport).

En 1568, subissant les guerres de Religion, Caraman est incendiée par les Réformés qui prennent la ville en 1570, puis détruite par Henri de Navarre en 1579. Reprise par les troupes de Louis XIII en 1622, le comté est vendu en 1670 au créateur du canal du Midi, Pierre-Paul Riquethttps://www.lauragais-tourisme.fr/patrimoine-culturel/centre-historique-de-caraman/. Son temple fut détruit en 1682 sur ordre de Louis XIV.

En , les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

Héraldique

Politique et administration

Administration municipale Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre et , le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2026 est de vingt-trois..

Rattachements administratifs et électoraux Commune faisait partie de la dixième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes des Terres du Lauragais et du canton de Revel. Avant le redécoupage départemental de 2014, Caraman était le chef-lieu de l'ex-canton de Caraman.

Liste des maires

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