150px|vignette|Un clap aux couleurs du drapeau israélien. Le cinéma israélien (en hébreu : , Kolnoa Yisraeli) fait référence à l'industrie cinématographique en Israël depuis sa fondation en 1948. La plupart des films produits sont tournés en hébreu. Israël a été nommé pour plus d'Oscar du meilleur film en langue étrangère que tous les autres pays du Moyen-Orient.

Historique Le réalisme sioniste des années 1950 Les premiers films israéliens sont, dans un pays qui ne s'est pas encore doté d'une industrie cinématographique, des films « éducatifs » qui évoquent le travail des institutions sionistes en vue de construire des villes nouvelles dans le désert, de développer l'arsenal militaire, d'intégrer les nouveaux arrivants. Ce genre est nommé Réalisme sioniste par allusion à son aîné, le réalisme soviétiqueExtrait d'un article d'A. Schweitzer paru dans un livre collectif, L’État d’Israël, Fayard, lire en ligne : http://www.judaicine.fr/actualites/histoire-du-cinema-israelien-par-ariel-schweitzer/.

Le mouvement de la « nouvelle sensibilité » des années 1960 Ce mouvement correspond à un cinéma d'auteur, inspiré de la Nouvelle vague. Les films n'ont plus rien de didactique. Ils accordent une place bien plus grande à l'individu, et se caractérisent par un style très improvisé. Ce cinéma très apprécié de la critique n'a pas eu de grand succès commercial. Parmi ces films, en 1965 , Un trou dans la lune d’Uri Zohar, qui va jusqu'à parodier le cinéma sioniste de la décennie précédente.

Le cinéma de divertissement dans les années 1960-1970 Il s'agit principalement d'un genre populaire et commercial appelé Borekas, mettant en scène des personnages séfarades, de manière assez stéréotypée. Il est influencé par les films égyptiens, turcs, indiens. Le premier film Bourekas, Sallah Shabati de Efraïm Kishon (1963), a fait date dans l’histoire du cinéma israélien en réalisant plus de entrées, chiffre énorme équivalant à l’époque à presque la moitié de la population israélienne.

Ce genre de films est jugé sévèrement par la critique :

Le cinéma de contestation sociale dès les années 1970

Cette tendance a pu être considérée comme s'inscrivant dans le sillage de la Nouvelle sensibilité des années 1960, avec une inflexion plus politique. L'émergence de réalisateurs séfarades a contribué à renouveler la sensibilité sociale et politique qui s'exprime dans le cinéma israélien.

Parmi les films marquants, Lumière de nulle part (1973) de Nissim Dayan, cinéaste d’origine syrienne, et trois films importants de Moshe Mizrahi, Rosa, je t’aime (1972), La Maison de la rue Shlush (1973) et Père de filles (1974) qui affirment eux aussi l’inspiration « orientale » de la Nouvelle sensibilité dans les années soixante-dix. "Les réalisateurs Nissim Dayan et Moshé Mizrahi ont réalisé dans les années 1970, des films de qualité représentant des héros orientaux, mais traités de l’intérieur, avec respect et amour"

Dans les années 1980-1990, "un processus de remise en question du système de valeurs israélien est à l’œuvre dans pratiquement tous les champs artistiques. Il consiste souvent en une tentative de problématiser et de déconstruire le récit-maître sioniste. Dans le cinéma national, ce phénomène se traduit d’abord par une inversion des rôles confiés aux Autres de la société israélienne – le Palestinien, l’arabe israélien, le juif séfarade – et leur déplacement de la périphérie du récit vers son centre". Les films d'Amos Gitaï représentent bien ce genre de films politiques et critiques. De même, en 1984, « Derrière les barreaux » de Ouri Barabash qui raconte l’alliance forcée d’un prisonnier sépharade et d’un prisonnier arabe, emprisonnés dans la même prison, contre l’establishment israélien. La critique, à l’époque, a surtout remarqué, dans cette parabole, la bonne volonté du réalisateur à dénoncer un establishment qui réprimait ensemble arabes et orientaux".

Réalisateurs

Institutions

(IAFT) Ophirs du cinéma

Récompenses Liste des longs métrages israéliens proposés à l'Oscar du meilleur film international

Israeli Film Critics Association Awards Wolgin Awards

Festivals Festival international du film de Haïfa, depuis 1983 : cinéma israélien et étranger Festival international du film de Jérusalem, depuis 1984 , depuis 1986 , depuis 1998 : documentaires , depuis 2003 de Tel Aviv, depuis 2006 : LGBT+ , depuis 1982, à Los Angeles, Miami et New York Festival du film israélien de Los Angeles : cinéma israélien Festival du cinéma israélien de Carpentras

Boycott

Répondant à l'appel de cinéastes palestiniens s'élevant contre la politique d'Israël dans la guerre de Gaza depuis 2023, plus de 2 500 acteurs, réalisateurs et scénaristes ont signé une pétition publiée lundi par the Guardian, annonçant qu'ils ne collaboreront plus avec les institutions cinématographiques israéliennes (festivals, cinémas, diffuseurs, sociétés de production et de distribution liés à Israël), jugées « complices de génocide et d'apartheid contre le peuple palestinien ». Parmi eux, Javier Bardem, Emma Stone, Olivia Colman, Mark Ruffalo, Tilda Swinton, David Farr, Camelia Jordana, Éric Cantona, Charlotte Le Bon

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Moshe Zimerman, Le cinéma israélien : 1948-2000, Paris, G3J éd., 2021

Articles connexes

Une histoire du cinéma israélien (film documentaire) Culture israélienne Cinéma palestinien

Liste chronologique de films israéliens Cinéastes (réalisateurs, producteurs, animateurs, acteurs...)

Liens externes

Israel Film Festival Israeli Film, Débuts du cinéma israélien Israeli Film Fund Cinephil - Distribution & Co Productions Cinéma documentaire et de fiction israélien Dragoman Films Récompenses nord-américaines pour le cinéma israélien Reise nach Jerusalem – Portait du cinéma israélien de Marli Feldvoß sur epd-film.de, 23/10/2008] Steven Spielberg Jewish Film Archive de l'université de Jérusalem Cinémathèque de Jérusalem Ministère des Affaires Étrangères d'Israel, Culture cinématographique (fr) http://cinema-israelien.over-blog.com/, blog francophone consacré au cinéma israélien