Monsprononcé ; ; en néerlandais et est une ville francophone de Belgique située en Wallonie. Ancienne capitale des comtes de Hainaut, chef-lieu de la province de Hainaut, ville principale de l’arrondissement de Mons, elle est le siège d’une des cinq cours d’appel du pays. La population montoise est de en 2026 et son agglomération contient .
Mons se situe à au sud-ouest de la capitale Bruxelles, à environ au nord-est de Paris, à à l’est de Lille et à environ à l’ouest d’Aix-la-Chapelle. La ville de Mons est localisée au croisement des importants axes autoroutiers E19 (Amsterdam-Anvers-Bruxelles-Paris) et E42 (Lille-Charleroi-Liège-Francfort-sur-le-Main).
Marquée par l’histoire et riche d’un patrimoine architectural et culturel important, Mons est depuis 2002 la capitale culturelle de la Wallonie proposition de résolution du parlement wallon (session du ) qui y fait référence.. Mons a également été désignée le pour être capitale européenne de la culture en 2015.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous diverses formes en latin médiéval Montensis en 1036, Montibus en 1066 - 1070 -1073, Montes en 1140 qui laissent des vocables précoces en ancien français Monz en 1051, de Monte en 1070, Mons en 1178Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226) ..
Mons s'expliquerait par le terme roman montesibidem., c'est-à-dire le mot gallo-roman MONTES, forme pluriel de MONTE (autrement notée montem), MONTE étant effectivement issu de l'accusatif montem du latin classique mons, montis « colline » (qui a donné le mot dérivé « montagne »). C'est exactement la même étymologie que le nom commun mont « hauteur, élévation, colline, montagne ».. La graphie Mons sans -t correspond soit à une latinisation, soit à une évolution de la prononciation et une simplification de la graphie (Monz avec -z = -ts > Mons) que l'on retrouve aussi parfois pour le nom propre au pluriel dans les textes du Moyen Âge. Le nom néerlandais de Mons est Bergen, qui a exactement la même signification.
Le nom au pluriel, retrouvé en langue néerlandaise Bergen, s'explique par la présence des cinq collines en bord de la vallée de la Haine : Mons, Bois-là-Haut et les monts Héribus, Panisel et Saint-Lazare..
Géographie
Sections et hameaux En 1971, Mons est fusionnée avec les communes de Cuesmes, Ghlin, Hyon, Nimy et Obourg (AR du 18/02/1971 - Loi du 09/04/1971).
À cette entité sont ajoutés en 1977 Ciply, Harmignies, Harveng, Havré, Jemappes, Flénu, Maisières, Mesvin, Nouvelles, Saint-Denis, Saint-Symphorien, Spiennes et Villers-Saint-Ghislain.
# Nom Superf.(km²).. Habitants(2025). Habitantspar km² Code INS 1 Mons 16,79 29 593 1.763 53053A 2 Hyon 3,68 3 993 1.086 53053B 3 Cuesmes 9,43 10 055 1.066 53053C 4 Ghlin 22,16 8 671 391 53053D 5 Nimy 4,15 4 707 1.133 53053E 6 Obourg(y compris Saint-Denis) 14,13 4 588 325 53053F 7 Maisières 7,94 4 176 526 53053G 8 Havré 18,47 6 335 343 53053H 9 Saint-Symphorien 7,28 3 365 462 53053J 10 Villers-Saint-Ghislain 2,68 674 252 53053K 11 Harmignies 11,12 838 75 53053L 12 Harveng 6,25 505 81 53053M 13 Nouvelles 2,70 305 113 53053N 14 Spiennes 5,37 986 184 53053P 15 Mesvin 2,32 976 420 53053R 16 Ciply 2,40 781 325 53053S 17 Jemappes 6,82 11 110 1.628 53053T 18 Flénu 3,86 5 357 1.388 53053U
Communes limitrophes Les communes limitrophes de Mons sont, dans le sens horaire au départ du nord, Jurbise, Soignies, Le Rœulx, La Louvière, Binche, Estinnes, Quévy, Frameries, Quaregnon et Saint-Ghislain. À l’ouest et au sud-ouest de la ville s'étend une région au riche passé charbonnier : le Borinage (depuis la fusion des communes de 1972, Mons fait partie de l'entité Mons-BorinageMons-Borinage, portail de l'arrondissement de Mons.).
Topographie et hydrographie thumb|left|upright|La Haine avec en arrière-plan Mons sur sa colline. Le relief de la commune de Mons est influencé par la vallée de la Haine, rivière qui s’écoule d’est en ouest au nord de la ville avant de rejoindre l'Escaut en FranceAtlas topographique de Belgique - Échelle 1 : 50.000 - - - (Source IGN).. La Trouille, affluent de la Haine (Direction Sud-Nord) se jette dans la Haine au niveau de Jemappes. Le nord et le sud de la vallée de la Haine sont constitués de collines et de plateaux dont l’altitude augmente progressivement pour atteindre des hauteurs variant de 50 à Carte topographique de Belgique (Jurbise-Obourg) - 45 3/4 - Échelle 1 : 20.000 - (Source IGN). (point culminant situé au nord-est du village de Saint-Denis). Au niveau de la vallée, l’altitude descend jusque à proximité de la rivière et du canal Nimy-Blaton-Péronnes.
La ville s’est ainsi développée au fil des siècles sur une colline située au confluent des deux rivières, ce qui lui confère une forme presque circulaire actuellement. Le petit ring délimite très bien le centre-ville des faubourgs. On remarque aisément que l’altitude augmente en se rapprochant du centre de ce cercle pour atteindre son maximum à proximité du beffroi.
Géologie
thumb|left|upright|Le jardin géologique. Sur le territoire communal, le sous-sol de la vallée de la Haine est composé d’alluvionsRené Marlière - Texte explicatif de la carte géologique de Belgique (Jurbise/Obourg) - Imprimerie Hayez - 1964 - .. À l’extrême nord de la vallée, on peut apercevoir des couches de craie du Crétacé à proximité des villages de Ghlin et de Obourg. Cette craie d’Obourg, qui date du CampanienRené Marlière - Texte explicatif de la carte géologique de Belgique (Jurbise/Obourg) - Imprimerie Hayez – 1964 - /10., renferme des fossiles de bélemnites mais est généralement dépourvue de silex. La craie est utilisée dans la région depuis de nombreuses années pour la fabrication de ciment. La craie de Spiennes dont l'âge a été revu est également datée du Campanien.. Toutes ces craies et ces fossiles prouvent que la région de Mons était une mer tropicale au Crétacé, il y a plus de d’années.
À d’autres endroits on trouve du silex, comme à Saint-Denis où l’affleurement date du Turonien. Cette matière siliceuse a été utilisée dans la production de matériaux réfractairesRené Marlière - Texte explicatif de la carte géologique de Belgique (Jurbise/Obourg) - Imprimerie Hayez - 1964 - .. Au néolithique, ces silex étaient récoltés dans les minières de silex de Spiennes.
Au nord des versants crayeux, l’altitude augmente sensiblement pour atteindre 80 à . À ce niveau, le sol est composé de couches plus jeunes d’argiles datant de l’yprésienRené Marlière - Texte explicatif de la carte géologique de Belgique (Jurbise/Obourg) - Imprimerie Hayez - 1964 - .. Au sommet des buttes boisées (bois de Ghlin et limite avec la commune de Soignies), on retrouve un sol composé de couches sableuses datant également de l’yprésien.
Il existe également à Mons plusieurs projets d’utilisation de sources de chaleur géothermiques qui sont déjà disponibles à Saint-Ghislain, Douvrain et Ghlin pour chauffer certains bâtiments publics et privés. Le nouveau quartier de la gare de Mons est prévu pour profiter de la chaleur géothermique dès 2013 et plusieurs autres projets sont à l'étude d'ici 2020 et pourraient au total offrir à la région une puissance de .. Le sous-sol montois abrite en effet des nappes d’eau chaude en profondeur dont la température avoisine les à Ghlin. Seuls deux puits, à Saint-Ghislain et à Douvrain, font l’objet d’une exploitation depuis 1985. Le site de Saint-Ghislain permet, par exemple, une économie annuelle avoisinant les . Celui de Ghlin pourrait, s’il était exploité, fournir un débit naturel de plus de /h d’eau à une température de . La région montoise bénéficie là d’une ressource énergétique exceptionnelle car la géothermie apparaît comme une alternative économiquement viable parmi les différentes sources d’énergie renouvelable, que ce soit pour la production d’électricité ou des applications thermiques directes.
Climat Le climat de la région de Mons est un climat tempéré océanique. comme pour l’ensemble de la partie occidentale de la Belgique, cela grâce à la proximité de l’océan Atlantique qui régule le temps grâce à l’inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut être influencé par des zones humides et douces en provenance de l’océan, mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l’intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe de pluie par an dans la région de MonsDocument en ligne de la ville de Mons - ...
Population et statistiques de la société
Démographie Au la commune de Mons a une population totale de https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK. En 2023, la ville de Mons était la douzième commune la plus peuplée de Belgique
La ville a perdu beaucoup d'habitants dans les années 1980, mais l'ampleur du déclin s'est atténuée ensuite. Cette chute démographique des années 1980 s’intégrait dans une tendance nationale qui voyait la population des villes décroître au profit des régions plus ruralesDocument en ligne de la ville de Mons - ... La tendance s'est inversée dès les années 1990 car la ville revit grâce à la restauration en profondeur du cœur historique de ces dernières années. Une partie non négligeable de la population est constituée d'étudiants qui ne logent sur place que pendant les jours de la semaine dans des « kots ». Ces derniers sont environ , mais ne sont pas domiciliés à Mons et ne figurent donc pas dans le registre de la population de la ville. Comme dans beaucoup de pays occidentaux, la ville est confrontée à un léger vieillissement de population. Cela s'explique par la diminution de la natalité qui ne renouvelle pas la population née durant l’après-guerre.
La majorité (41 %) de la population étrangère de Mons en 2003 était de nationalité italienne Document en ligne de la ville de Mons, .. Cette frange de la population est en grande partie constituée des immigrés italiens et de leurs descendants venus travailler dans les mines du Borinage. La population d'origine française arrive en seconde position : la proximité de Mons avec la France (moins de ) explique facilement cette présence. En troisième position arrivent les Américains : ils représentent 8 % de la population étrangère. La présence sur le territoire de la commune du centre de commandement militaire des forces de l'OTAN, le SHAPE, mais également la proximité de la base militaire de Chièvres, appartenant à l'armée de l’air des États-Unis, sont à l'origine de cette présence américaine. Chacune des autres nationalités représente moins de 5 % de la totalité de la population étrangère.
La zone d'influence régionale de la ville de Mons englobe une population de près de , tandis que les autorités parlent d'une zone d'influence de , évoquant même le chiffre de dans une zone d'influence à , incluant Valenciennes et Maubeuge Document en ligne de la ville de Mons, ..
Démographie : Avant la fusion des communes
Source: DGS recensements population
Démographie: Commune fusionnée
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1972 et 1977, on peut dresser l'évolution suivante
Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source : DGS, de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque janvier 1972 : fusion avec Cuesmes, Ghlin, Hyon, Nimy et Obourg ainsi que des parties de Baudour et Jemappes 1977 : fusion avec Ciply, Harmignies, Harveng, Havré, Jemappes, Maisières, Mesvin, Nouvelles, Saint-Symphorien, Spiennes et Villers-Saint-Ghislain ainsi que des parties de Casteau, Masnuy-Saint-Jean et Ville-sur-Haine