Les Scouts et Guides de France (« SGDF ») sont la principale association française de scoutisme. Issue de la fusion des Scouts de France et des Guides de France réalisée en 2004., l'association « Scouts et Guides de France » est reconnue d'utilité publique. Mouvement catholique pluraliste, le mouvement est ouvert à tous les jeunes, sans distinction de religion, et agréé comme « Mouvement d’éducation populaire » par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Dans le cadre de son engagement dans la vie sociale et de son projet éducatif, l’association peut participer à des activités d’intérêt général, notamment de solidarité, de sécurité civile et de protection de l’environnement. L’association compte en . Elle recense environ 860 implantations locales, réparties dans les départements de France métropolitaine et d’outre-mer.
Les différentes réformes que les Scouts et Guides de France ont effectuées, se démarquant ainsi d'un scoutisme traditionnel marqué par la pédagogie de Baden-Powell et du père Jacques Sevin, ont été l'objet de nombreuses critiques et sont à l'origine de différentes scissions qui ont vu naître les Scouts unitaires de France et qui ont permis l'essor d'autres mouvements promouvant un scoutisme traditionnel comme les Guides et Scouts d'Europe.
L’association des Scouts et Guides de France est en France l'association de scoutisme reconnue pour la confession catholique par les instances mondiales de scoutisme (OMMS) et de guidisme (AMGE), à travers la Fédération du scoutisme français.
Organisation En 2025, l'association « Les Scouts et Guides de France » est brièvement présidée par Marine Rosset (du au )..., ancienne professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis et élue du Parti socialiste dans le arrondissement de Paris.. Elle est dirigée par la déléguée générale Anne-Claire Bellay-Huet. depuis . En , Philippe Guitart., PFJ, succède à Xavier de Verchère, salésien, qui lui-même avait succédé au père Benoît Vandeputte, dominicain, en devenant le nouvel aumônier général des Scouts et Guides de France. L'assemblée générale de l'association est constituée de représentants élus par chaque implantation locale et territoriale. En 2014, 75 % des à l'AG avaient moins de 30 ans.
vignette|Membres d'un groupe local Scouts et Guides de France.
L'association des Scouts et Guides de France est organisée de la manière suivante : des groupes de 15 à 30 jeunes, d'une même tranche d'âge (6-8 ans, 8-11 ans, 11-14 ans ou 14-17 ans, les 17-21 ans sont en équipe de 4 à 8), et encadré par des adultes responsables (chefs et cheftaines, ou les parents pour les 6-8 ans) est appelé « unité ». Cette unité est sous la responsabilité d'un responsable d'unité ; Plusieurs unités (de même tranche d'âge ou non) forment un « groupe local », sous la responsabilité d'un « responsable de groupe » (RG), chargé de l'ensemble des unités du groupe. Un groupe idéal rassemble l'ensemble des tranches d'âges. Pour les plus gros groupes, il peut y avoir plusieurs unités de chaque tranche d'âge. On trouve en général un groupe local par commune mais s'il y a beaucoup de jeunes sur une même commune (ou un même arrondissement), il n'est pas rare d'y trouver plusieurs groupes ; l'ensemble des groupes d'un même lieu forme un « territoire » (chacun d'entre eux regroupait à l'heure de leur création environ scouts et guides). Certains territoires sont peu étendus et peuvent correspondre à un département (Somme…), voire la moitié d'un département (Paris Ouest, Paris Est, Hauts-de-Seine Nord et Hauts-de-Seine Sud, Lyon Levant…). D'autres sont beaucoup plus étendus et peuvent regrouper deux ou trois départements (Midi-Pyrénées, Normandie…). Ces territoires sont gérés par une équipe territoriale, composée généralement d'un pôle pédagogique, d'un pôle développement et d'un pôle administratif et financier. Les territoires sont coordonnés par un « délégué territorial », un aumônier territorial et les responsables de pôles, qui forment « l'équipe pilote » du territoire ; ces territoires sont soutenus par « l'échelon national », regroupant six départements. Chaque département est sous la responsabilité d'un « délégué national », et l'ensemble est coordonné par le « délégué général ». Les délégués nationaux et le délégué général sont nommés par le conseil d'administration. Une partie de l'équipe nationale est décentralisée en neuf « centres de ressources » (Île-de-France Est, Île-de-France Ouest, Nord, Ouest, Sud-Ouest, Nord-Est, Centre-Est, Méditerranée, et Outre-Mer Monde) qui assurent un soutien de proximité aux territoireshttps://chefscadres.sgdf.fr/ressources/#/explore/file/1563/.
Si quelques personnes des instances dirigeantes du mouvement sont salariées (chaque responsable d'une équipe nationale de branche notamment), la responsabilité de l'animation auprès des plus jeunes sur le terrain est effectué par de (jeunes) adultes bénévoles (les « chefs » et « cheftaines »).
Depuis 2019https://chefscadres.sgdf.fr/ressources/#/explore/file/237/ chaque groupe et chaque territoire a la possibilité de créer un conseil des jeunes. Chaque groupe élit un jeune pour chaque tranche d'âge, des farfadets aux compagnons. Les représentants siègent au conseil des jeunes de leur groupe et de leur territoire. Par ailleurs, les assemblées de groupe et les assemblées territoriales, qui préparent l'assemblée générale, sont composés de représentants des jeunes de 16 ans et plus, des membres associés, ainsi que des responsables légaux des jeunes de moins de 16 ans.
En , l’association compte . Les enfants et jeunes membres de l'association sont à peu près répartis de la façon suivante : de 6-8 ans (farfadets) ; de 8-11 ans (louveteaux et jeannettes) ; de 11-14 ans (scouts et guides) ; de 14-17 ans (pionniers et caravelles) ; de 17-21 ans (compagnons) ;
140 salariés.
Historique Historique commun aux SDF et GDF thumb|Robert Baden-Powell.
: fondation des Scouts de France par le Père Jacques Sevin, le chanoine Cornette, Paul Coze et Édouard de Macedo, à la suite du succès en Grande-Bretagne du mouvement fondé par Lord Baden-Powell. Les Scouts de France -mouvement catholique dès leur création- fédèrent alors les unités scoutes qui s'étaient créées spontanément en France. Ils ne sont pas ouverts aux filles. : l'association des Guides de France est officiellement fondée. L'aumônier général des Scouts de France, le chanoine Cornette, en devient l'Aumônier Général. Le Cardinal Dubois reçoit la promesse d’Albertine Duhamel le , et lui remet l'insigne des guides. 24, 25 et : sous l'occupation allemande, les mouvements de scoutisme sont interdits en zone occupée, mais cela ne les empêche pas de perdurer clandestinement. En zone libre, le régime de Vichy tente de contrôler le mouvement. Les cinq mouvements de scoutisme existants réagissent et se réunissent à l'Oradou, près de Clermont-Ferrand, pour donner naissance à la Fédération du scoutisme français. La « Charte de L'Oradou » fédère ces associations féminines et masculines, tout en respectant l'identité de chacun. 1947 : le Scoutisme Français organise le dénommé Jamboree de la Paix. Il regroupe près de scouts provenant de 70 nations. Les SDF permettent en les camouflant la venue de scouts allemands. Pendant la guerre d’indépendance, en Algérie, les Scouts de France coexistent et parfois agissent avec d’autres mouvements scouts notamment les Scouts Musulmans Algériens. D’anciens membres des Amitiés scoutes (Scouts de France) qui avaient créé le mouvement la Vie Nouvelle en 1947 sont particulièrement actifs en Algérie dans la municipalité d’Alger et au sein des Libéraux d’Algérie où militent aussi quelques Scouts Musulmans Algériens.. D’autres « Scouts de France » en Algérie avaient fait des choix opposés. À partir de 1964, à la suite du Concile de Vatican II et de l'évolution des réflexions pédagogiques dans la société, on assiste à la « modernisation » progressive du mouvement sous la direction de François Lebouteux qui décide alors de rompre avec la ligne pédagogique traditionnelle du scoutisme qu'avait fixée Baden-Powell ou encore le Père Sevin : tenues plus colorées, assouplissement de la discipline et adaptation de la pédagogie. La branche « Eclaireurs » (12-17 ans) est scindée en deux tranches d'âges « Rangers » (12-14 ans), les « chemises bleues », et « Pionniers » (14-18 ans), les « chemises rouges ». Mais le mouvement conserve la séparation des branches féminine et masculine. L'évolution est profonde. Elle introduit notamment des pratiques démocratiques dans un modèle très hiérarchisé que ses détracteurs qualifiaient de militariste. Cette évolution est jugée trop progressiste par une fraction importante plus traditionnelle qui y voit une dénaturation du scoutisme et qui tente de conserver une pédagogie « unitaire » (référence à l'unicité de la branche 12-17 ans), en restant toutefois rattaché au Scouts de France et aux Guides de France. C'est sur cette volonté de continuité avec le projet initial de Baden-Powell et du père Sevin que se développent les Scouts d'Europe. 1971 : création du mouvement Scouts unitaires de France (SUF) à partir de groupes Scouts de France refusant la réforme. Le mouvement n'est pas intégré à la Fédération du scoutisme français et n'est pas reconnu par l'Organisation Mondiale du Scoutisme, mais reçoit l'agrément du ministère de la Jeunesse et des Sports et sont reconnus par l'Église. 1976 : les Scouts de France et les Guides de France se rapprochent et créent un groupe de travail commun, appelé « l'équipe de coordination scouts/guides », pour étudier les dossiers suivants : « l'inter-éducation », l'animation des unités (groupes) au niveau local, et la création d'une branche aînée commune. Mais les deux mouvements ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le degré de souveraineté que chacun est prêt à abandonner. Les Scouts, supérieurs en nombre, souhaitent une fusion. Les Guides de France favorisent la création d'une confédération. Elles craignent la disparition de l'identité des Guides au profit des Scouts, ce qui leur est inacceptable après un siècle de lutte pour l'autonomie féminine. 1981 : incapables de se mettre d'accord, une rupture est amorcée entre les deux mouvements Scouts de France et Guides de France. 1982 : à la suite de l'échec du rapprochement Scouts/Guides, les Scouts de France votent la coéducation lors de l'Assemblée Générale, faisant ainsi directement concurrence aux Guides de France, ce qui provoque de nombreuses crises au niveau local. Les Guides de France, qui prônent la coresponsabilité homme-femme dans le respect des différences, décident de continuer à n'accueillir que des filles dans leurs unités, excepté les 6-9 ans, les 17-21 ans, et certaines propositions spécifiques, comme les unités soleil, destinées aux jeunes issus de l'immigration. L'encadrement y est mixte.
Historique des SGDF 2000 : les assemblées générales des Scouts de France (réunie à Jambville) et des Guides de France (réunie à Toulouse) votent une orientation visant à entamer des discussions pour un éventuel rapprochement. 2003 : les assemblées générales des Scouts de France (réunie à Jambville) et des Guides de France (réunie à Lyon) votent respectivement à 91 % et à 85,5 % les processus de rapprochement des deux mouvements, et la création d'un nouveau mouvement : les Scouts et Guides de France. Durant l'année 2003-2004, les évaluations des deux mouvements, pour étudier les meilleurs montages juridiques permettant la création du nouveau mouvement, et les modes de travail sur les contenus pédagogiques du futur mouvement, sont réalisées.