Le combat de Longeau a opposé le , lors de la Guerre franco-prussienne de 1870, des éléments de la place de Langres sous la direction du général Pierre Arbellot de Vacqueur à une brigade prussienne commandée par le général von der Goltz. Il se termine par une retraite française.

Contexte L'objectif de l'Armée de l'Est du général de division Bourbaki est de rejoindre Belfort, où résiste le colonel Denfert-Rochereau, pour prendre les forces allemandes à revers. Pour contrer cette manœuvre, la et la armées allemandes descendent de Metz et Paris vers le sud. Depuis Versailles, le général de Moltke ordonne au Corps d'Armée, posté autour de Dijon, de mettre un terme aux coups de main dirigés de Langres contre les troupes d'étapes et de détruire les voies ferrées qui relient au reste de la France Besançon et Belfort.

Déroulement Le , le général d'infanterie baron de Werder, commandant le Corps d'Armée, dirige sur Langres, par Is-sur-Tille et Selongey, la brigade prussienne von der Goltz constituée du d'infanterie rhénane et du régiment de fusiliers de Poméranie , soit environ , renforcée d'un régiment de cavalerie à 700 chevaux et d'une division d'artillerie à 3 batteries (6 canons chacune).À Longeau, depuis le , 200 hommes du de ligne tiennent garnison. Dans la matinée du , averti de l'arrivée des Prussiens, le général Arbelot, commandant de la place de Langres, envoie un renfort de de la ligne et des mobiles. Les mobiles du du 56 régiment provisoire (mobiles de la Haute-Marne) sont sous les ordres de Mr Stanislas de Régel et le capitaine Koch commande l'ensemble.À onze heures, la brigade prussienne débouche devant Longeau et lance ses premiers obus. Côté français, dans la confusion, deux canons se dirigent sur Verseilles-le-Haut et deux autres s'embusquent au-dessus du cimetière. Une partie de la troupe accompagne les canons, d'autres soldats prennent position du côté de Percey, le reste se poste au milieu de Longeau. La grande route ayant été rendue impraticable par des abattis et des coupures, les Prussiens cheminèrent de chaque côté, une colonne par Verseilles-le-Bas, une autre par Cohons, contre les ailes de la position, que canonnaient trois batteries, et en délogent les mobiles auxquels ils prennent un canon. Ceux-ci se replient alors sur la hauteur située au nord-est du village et ils essayent d'y tenir avec les deux pièces qui leur restaient. Mais au bout de peu de temps, ils se voient obligés de battre de nouveau en retraite, en abandonnant un second canon, capturé pendant qu'il tirait encore. Poursuivis par les obus prussiens, ils tentent vainement de faire tête une troisième fois auprès du village de Bourg, et finalement ils se replient sur la ligne des forts de Langres, ayant perdu 150 hommes, dont les commandants KochLe capitaine Koch ne serait pas mort d'une balle prussienne, mais française. et Régel, 80 prisonniers, 2 pièces et 2 caissonsLe chiffre des pertes, tant prussiennes que françaises, varie selon les sources..

Conséquences N'ayant perdu qu'une vingtaine d'hommes (4 tués et 15 blessés dont 1 officier), le général von der Goltz s'arrête à Bourg pour y passer la nuit. Le lendemain, il contourne Langres par l'ouest et s'établit au nord de la ville, entre les rivières Marne et Suize, une position dont il couvrait les lignes d'étapes de la armée. Sur ordre de Werder, il s'étend davantage vers l'est, de Neuilly-l'Évêque à Laferté-sur-Amance.Le , il somme la place de Langres mais le général Arbellot refuse de capituler. Pour bombarder la ville, von der Goltz refoule dans les remparts toutes les troupes avancées et procède à la construction de batteries.Le , ayant appris que l'armée du général Bourbaki faisait mouvement vers Chalon-sur-Saône, de Werder évacue Dijon et concentre le corps autour de Vesoul. Tous les détachements sont rappelés. La brigade von der Goltz se replie sans délai sur Vesoul.

Monuments Pourquoi deux monuments commémoratifs à un kilomètre de Longeau sur la route de Langres?... et même un troisième.Explications fournies par le "Guide des monuments de la guerre de 1870-1871": . Indépendamment de la famille et sans avoir pu ou voulu se concerter avec elle, les anciens gardes mobiles de la Haute-Marne entendent honorer leurs morts par un monument. Le leur ne porte aucun signe religieux. c'est peut-être là la raison d'être du calvaire édifié par la famille. . Le troisième monument se trouve dans le cimetière de Longeau avec deux plaques, sur l'une: , sur l'autre: . . . .

Articles connexes Siège de Langres

Bibliographie Histoire de Langres, Dominique Guéniot-Imprimeur, Langres, 1988. Commandant Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-1871) Librairie Illustrée Paris Abbé Dimey curé-doyen de Longeau, Journal . Gaston de La Noë : Langres pendant la guerre de 1870-1871

Notes et références

Catégorie:Bataille de la guerre franco-allemande de 1870 Catégorie:Bataille de 1870 Catégorie:Histoire de la Haute-Marne Catégorie:Décembre 1870