Vaux-en-Bugey est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Vaux-en-Bugey fut le premier gisement de gaz naturel exploité en France et la première commune française administrée par un maire écologiste.
Géographie Localisation Vaux-en-Bugey est située dans la région naturelle du Bugey et appartenait au canton de Lagnieu jusqu'à 2015. Elle appartient maintenant au Canton d'Ambérieu-en-Bugey. Elle est située à de Lagnieu et de Saint-Denis-en-Bugey, d'Ambérieu-en-Bugey et de Leyment, de Bourg-en-Bresse et de Lyon.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Géologie Pendant l'ère Secondaire, la région était recouverte par la mer, où des sédiments s'accumulaient au fond, surtout pendant la période jurassique. Des couches épaisses de calcaire se formaient, principalement d'origine organique, composées de coquillages, de coraux, etc.
L'ère Tertiaire a été marquée par des mouvements sismiques violents qui ont entraîné l'élévation de chaînes de montagnes et de collines, incluant celles de Vaux-en-Bugey.
Au cours de l'ère Quaternaire, en raison du refroidissement climatique, des glaciers se sont formés à quatre reprises sur les montagnes des Alpes et du Jura.
La fusion des glaciers a joué un rôle essentiel dans la formation du relief actuel de la commune. Cependant, le paysage continue de se transformer en raison de l'érosion continue des montagnes et de l'accumulation de dépôts superficiels dans les plaines.
Au nord, le plateau de la Forêt et à l'ouest, la plaine de Juyère sont recouverts d'alluvions anciennes, qui sont très probablement d'origine glaciaire. Ces dépôts ont été transportés et déposés par les glaciers lors de leur retrait, contribuant ainsi à la configuration géologique de la région.
Depuis l'époque quaternaire, lorsque la vie consciente est apparue sur Terre, les pays de l'Ain dont Vaux-en-Bugey ont été largement recouverts à plusieurs reprises par la calotte glaciaire alpine. En conséquence, leur peuplement humain a été retardé par rapport à d'autres régions de France. Les conditions glacées et inhospitalières n'ont pas favorisé l'établissement de populations humaines primitives dotées d'une capacité cérébrale limitée.
C'est donc Homo sapiens qui a profité, il y a environ 25 000 ans, du répit laissé par les derniers glaciers et de la venue subséquente du gibier, pour s'installer dans les grottes de la région (grotte des Hotteaux à Rossillon, grotte Poudrier à Saint-Sorlin-en-Bugey).
Relief La superficie de la commune est de et son altitude varie entre 252 mètres (Pré de l'Eau - Est ) et (Le Gier)Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..
Le village est situé dans une longue vallée orientée Sud-Est/Nord-Ouest.
À l'ouest, la commune est bordée par une plaine (alt. moyenne : 269 mètres) continuant vers Leyment.
Au nord-est, une chaîne de collines la sépare de Bettant et Torcieu (montagne de Colloverge). On y trouve le point culminant de la commune (Le Gier : 681 m)
Au sud-ouest, une autre colline la sépare de Lagnieu (montagne de la Bottière, bois des Sonnailles).
Hydrographie
vignette|Le Buizin à Vaux-en-Bugey.
Le village, construit au débouché de la vallée de Vaux Févroux, le hameau de Vaux-en-Bugey, est traversé par deux ruisseaux, le Buizin, un ruisseau de 12 km non navigable qui prend sa source à Souclin puis qui se jette dans l'Albarine., et le Bettet, qui se jette dans le Buizin au niveau de ses quais, dans le village.
Voies de communications et transports Vaux a été desservie par la ligne d'Ambérieu à Montalieu-Vercieu et possédait sa propre gare, la gare de Vaux. Elle a beaucoup servi pour le transport de marchandises ; d'abord pour l'activité viticole puis relativement à l'activité de la verrerie de Saint-Gobain à Lagnieu.. La gare existe toujours mais elle n'est plus active.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Bourgogne, vallée de la Saône » et « Jura ». Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Gaillard à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Vaux-en-Bugey est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Ambérieu-en-Bugey, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,8 %), zones agricoles hétérogènes (17,3 %), zones urbanisées (9,5 %), terres arables (8,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Outre le bourg, la commune comprend le hameau de Vaux-Févroux, situé entre Vaux-en-Bugey et Torcieu et entre deux montagnes.
Logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 639, alors qu'il était de 626 en 2016 et de 592 en 2011..
Parmi ces logements, 87,1 % étaient des résidences principales, 3,0 % des résidences secondaires et 9,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,1 % des appartements.
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 78,7 %, en légère hausse par rapport à 1999 (75,5 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était en baisse : 4,3 % contre 5,9 % en 1999LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Toponymie vignette|Panneau d'entrée. Le nom de Vaux semble être un nom dérivé du latin vallis désignant une vallée, un creux ou un enfoncement. D'autres théories étymologiques font intervenir les mots latins vallus (pieu, échallas) ou vallum (palissade formé de pieux).. Vaux-en-Bugey était connu sous les noms de Vallis au , Vals en 1049, De Vallibus en 1128, Valles en 1213, Vauz en 1225, Vaux en 1325.. Le changement du nom officiel, pour des raisons postales et administrative, en « Vaux-en-Bugey » date de 1928 et officialise une appellation de pratique ancienne.
Le nom Bugey provient de l'adjectif latin Bellicensis formé sur Bellicium, ancien nom de la ville de Belley, et rappelle que Vaux-en-Bugey faisait partie du « Pagus Bellicencis », c'est-à-dire de l'évêché de Belley..
Pour ce qui est de son hameau, Vaux-Févroux, la tradition fait provenir le nom de « Févroux » du latin febris (fièvre), d'où le bas-latin febrosus, ayant donné le français fiévreux et le berrichon fiévroux, qui indiquerait un pays insalubre, mais peut également, entre autres suppositions, être une contraction de feverole, qui désigne un champ de fèves. En 1431, Vaux-Févroux est acté sous le nom de valle fevrosa.
Histoire Antiquité Vers le avant notre ère, des peuples originaires de Méditerranée orientale arrivent dans la région. Ils ont laissé des noms de lieux (Balme), de cours d'eau (Albarine) ou de localités (Noiose, devenu Niost).
Epoque gallo-romaine Il a été trouvé dans les jardins du village quelques monnaies romaines de Claude II, Maximien et Maximin, ainsi que diverses sépultures et des vases funéraires datant du dans une carrière proche de la mairie..
En 1963, d'autres vestiges historiques ont été découverts : Lors de travaux de terrassement près d'un transformateur, un individu a été surpris de découvrir une tombe d'enfant et une tombe d'adulte. Les squelettes étaient protégés par des dalles qui entouraient les corps, ainsi qu'une dalle formant un plafond. Étant donné l'absence d'experts sur place, personne ne se hasarde à formuler une opinion claire sur ces sépultures. Cependant, la présence d'autres ossements découverts au fil des années lors de travaux suggère que nous pourrions être en présence des vestiges d'une nécropole très ancienne.
Moyen Âge Vaux-en-Bugey est un ancien village médiéval fortifié. À partir du , la région de Vaux-en-Bugey fait partie de la sirerie de Coligny, puis de Coligny-le-Neuf. Elle passe vers 1220 à la famille de La Tour du Pin, à la suite du mariage de Béatrice de Coligny avec de la Tour.
En 1282, Humbert Ier de Viennois, fils des précédents et époux d'Anne d'Albon, la fille de Guigues VII du Viennois, devient dauphin à la mort de son beau-frère Jean et intègre sa baronnie, dont fait partie Vaux, au Dauphiné. Les conflits delphino-savoyards font connaitre à la région un état de guerre quasi-continu de 1142 à 1355.
Le , par le traité de Romans, le Dauphiné intègre le royaume de France jusqu'en 1355, date d'un échange de territoire entre le royaume de France et le comté de Savoie, visant à mettre un peu d'ordre dans les enclaves des deux puissances. Le Rhône constitue désormais la frontière et Vaux-en-Bugey devient savoyard.
Ancien Régime Le est signé le traité de Lyon qui met fin à la guerre franco-savoyarde (1600-1601) entre Charles-Emmanuel , duc de Savoie et le roi de France Henri IV. Aux termes de cet accord, la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de Gex sont cédés à la couronne de France.