La vieille ville de Bakou (en azéri : İçərişəhər) est un quartier historique résidentiel et une réserve historico-architecturale au centre de Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan. Plus de familles habitent sur la surface de , occupée par la réserve.
Description thumb|250px|Bâtiments de la vieille ville. thumb|250px|Les portails de la Vieille ville, au . thumb|250px|L'une des rues de la vieille ville. Le territoire de la réserve est peuplé encore à l’âge du bronze Какие новинки ждут нас в Ичери Шехер ?. À la suite des fouilles archéologiques, il a été révélé, que le territoire de la Vieille ville était déjà densément peuplé du au .
Les métiers artisanaux et le commerce y étaient développés. Au , le Chirvanchah avait transféré sa résidence de Chémakha à Bakou, ce qui a contribué à la « cristallisation » de la Vieille villeLeonid Bretaniskiy L'architecture de l'Azerbaïdjan des - siècles et sa place dans l'architecture de l'Asie Mineure/La rédaction en chef de la littérature orientale Science, 1966, . De 1747 à 1806, Bakou, concentrée essentiellement dans la Vieille ville, était la capitale du khanat de Bakou. Après l’occupation de Bakou par les troupes russes en 1806 et surtout après le boom pétrolier (au milieu du et au début du ) Bakou a grandi rapidement et est sortie au-delà des murs de la Vieille ville.
Les monuments les plus importants de la Vieille ville sont la Tour de la Vierge et l’ensemble du Palais des Chirvanchakhs, considéré comme la perle de l’architecture azerbaïdjanaiseWalled City of Baku with the Shirvanshah's Palace and Maiden Tower. À part cela, il y a sur le territoire de la réserve des dizaines de monuments historiques : mosquées, Caravansérails, bains, maisons, quelques musées, ambassades, hôtels, sites de commerce, cafés et restaurants.
En 1977, la Vieille ville a été déclarée réserve historico-architectural, et en 2000, ensemble avec le Palais des Chirvanchakhs et la Tour de la Vierge, elle a été incluse dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La Vieille ville était le premier site, inclus dans la liste du Patrimoine Mondial.
Lieu d'emplacement La Réserve historico-architecturale « Itcheri-cheher » (Vieille ville) est située dans le district Sabaïl de Bakou, sur une petite colline, près de la mer Caspienne. La Vieille ville est entourée des murailles, dont la hauteur est de 8-, et la largeur est de .
Elle se trouve du côté sud-est de la rue « Istiglaliyyat » et du côté nord-ouest de l’avenue « Neftchilar », à l’est de la station du métro « Vieille ville ». À l’est, la réserve est connectée avec la rue Aziz Aliyev, au sud-ouest de la réserve est situé le parc du Théâtre Philharmonique.
Histoire
Antiquité Bakou appartenait au type des villes, qui surgissaient des anciens peuplements sur un territoire fortifié de murailles et entouré de fossés. La question de l’apparition de Bakou en tant que localité et ville n’est toujours pas précisée faute d’étude approfondie du point de vue archéologique. Il est considéré, que les gens étaient attirés par ces endroits à cause du pétrole et du sel, contenus dans les sous-sols de Bakou, ainsi que par l’emplacement favorable sur la côte, possédant une baie naturelle. Les trouvailles comme la cruche des , révélée lors des fouilles dans la cour du Palais des Chirvanchahs, des fragments de la vaisselle céramique des - et , des embouts des flèches en fer, trouvés sur le territoire de la mosquée de Mohammed, une figurine de femme d’argile de l’âge de fer, les bases des colonnes antiques de la Vieille ville permettent de dater la forteresse de Bakou de la période antique. Au Bakou était déjà un petit portAchourbeyli S. A. Histoire de la ville de Bakou, B. Azernechr, 1992, 5408 p..
Haut Moyen Âge Sous les Sassanides, Apchéron avec le centre à Bakou représentait l’unité administrative, faisant une partie de Chirvan, qui était une province de l’état Sassanide. Après la conquête du territoire par les Arabes, les Chirvanchakhs étaient devenus les gouverneurs de la province Chirvan qui comprenait, à part Bakou, Chemakha, Derbent et d’autres villes.
Al-Balazouri, Al-Massoudi et d’autres auteurs arabes informent, que Khosrov Anouchirvan avait choisi et désigné les souverains-chahs, ayant offert à chacun un royaume. Parmi eux il y avait le chah de Chirvan, nommé Chirvan-chah.
Les renseignements sur les événements de Bakou durant la période du sont fragmentaires. Il est connu, que la ville avait subie les attaques du nord, de la part des Rousses et des Turcs. Notamment, en 914, la côte de Bakou avait été attaquée par les Rousses. Selon les paroles de Massoudi, les Rousses avaient atteint la littorale pétrolifère dans le royaume des Chirvanchahs, connue sous le nom de Bakou. Le chirvanchah Ali ibn Khaysam, qui n’avait pas de flotte sur la mer Caspienne, avait dirigé son armée contre eux sur les bateaux marchands et les péniches. Les Rousses avaient attaqué l’armée de Chirvanchah et des milliers de musulmans ont été tués et noyés. Les raids à Bakou et à Apchéron étaient répétés plus tard.
Al-Mukaddassi décrit Bakou comme une ville . Mais, il est connu qu’au et au début du , Bakou n’était pas un port important et n’était pas dans le nombre des grands centres commerciaux du pays. Les pièces de monnaie de l’époque des Sassanides ( –s), des Abbassides et des Chirvanchahs, trouvées sur le territoire de la ville témoignent des rapports entre Bakou et d’autres villes. C’est à la fin du , que les auteurs arabes mentionnaient Bakou comme une ville portuaire importante.
La ville elle-même située sur la colline était entourée des fortifications. Une couche de la ville, découverte près de la façade sud-est du Palais des Chirvanchahs date du . Les approfondissements sous forme des coupes, décelés dans différentes parties d’Itchéri-chahar témoignent des peuplements avant . Les monuments architecturaux, se rapportant à la période antique de la ville, ne se sont pas conservés.
Les années de règne des Chirvanchahs À cause de l’effondrement du Califat Arabe aux -, les gouverneurs de certaines régions, y compris les Chirvanchahs, ont commencé à régner indépendamment. À l’époque, Bakou et Chemakha étaient des villes riches et étaient subies aux invasions des étrangers. Ainsi, en 1030, à proximité de Bakou, une bataille a eu lieu entre les Rousses et l’armée de Chirvanchah Manuchehr ibn Yazid. La victoire des Rousses leur a permis d’avancer le long de la rivière Araxe et d’envahir Baylagan. Un an plus tard, les rousses ont de nouveau attaqué Chirvan, étant passés par Bakou. Pourtant, le gouverneur d’Arran, appartenant à la dynastie des Chaddadines, Moussa ibn Fadl, les a abattus et les a expulsés du pays.
Dans les années 1940 du , les Chirvanchahs dressaient des fortifications autour des villes en raison du danger des invasions de la part des Turcs-Oghuzes. À cette époque, les sources mentionnent leur première pénétration.
Au début du , les Seldjoukides, une des branches des Oghouzes, ont formé un empire puissant et ont commencé à menacer les pays de l’Asie Mineure. En 1066, les Oghouzes dirigé par Kara-Tékine ont attaqué Chirvan et Bakou. Après Kara-Tékine, d’autres souverains Seldjoukides, tels que Kaymas et Alparslan, ont entrepris des campagnes militaires. Pourtant, les Chirvanchahs gouvernaient toujours indépendamment. Ce n’est qu’après l’arrivée au pouvoir de Saou Teguine, gouverneur de l’Irak (arabe et perce) le Chirvanchah Faribouz est devenu vassal Seldjoukide. Dans le second trimestre du , Ildéguiz a envahi tout le Chirvan, y compris Bakou. À la fin du , les Chirvanchahs étaient formellement indépendants, mais en pratique se trouvaient sous la domination des Ildeguizides.
On considère, qu’après le tremblement de terre à Chémakham en 1191, le Chirvanchah Akhsitan a transféré sa résidence à Bakou. Les Chirvanchahs ont décoré la ville par une série de constructions et l’ont fortifiée. Dans la première moitié du ont été bâties les murailles de fortification. La Tour de la Vierge faisait partie des installations de défense militaire. Il est connu, que les Chirvanchahs s’alliaient avec les souverains géorgiens dans la lutte contre les Seldjoukides. Les annales géorgiennes informent, qu’en 1222, le roi Georges IV de Géorgie, fils de Tamar de Géorgie, arrive à Bakou pour participer à un mariage. L’importance de Bakou comme l’une des villes riches de Chirvan et un port important sur la mer Caspienne augmente. Dans sa kasida, vantant le Chirvanchakh Akhsitan ibn Manuchehr, Khagani Chirvani parle de Bakou comme de la forteresse et de la ville importante de l’orient, le comparant avec Bestam, ville fortifiée de Khorasan.
En 1220, les Mongols ont pénétré à Chirvan. Ayant envahi Serab et Beylakan, ils ont détruit Chémakha et sont partis par le passage de Derbent. La deuxième invasion des Mongols a eu lieu en 1231. Des grandes villes comme Gandja, Barda, Beylakan, Chabran n’ont pas pu se rétablir après l’invasion des Mongols. Le géographe azerbaïdjanais du Bakouvi informe, que les Mongols avaient du mal à prendre Bakou, dont les habitants résistaient longtemps. Ce n’est qu’après la conquête de tout le pays la ville était obligée de se soumettre.
En 1258, le petit-fils de Gengis Khan, Khulagu-khan a envahi Bagdad, ayant mis fin au Califat des Abbassides, en fondant la dynastie des Khulaguides. Les Ilkhanides ont occupé la Transcaucasie. Comme ils ne reconnaissaient pas les droits de Djotchi à ces terres, les conflits entre les Ilkhanides et l’Horde d’or avaient duré près de cent ans. Durant ces années, la frontière entre les états passait tantôt près de Derbent, tantôt près de Bakou. Pendant cette période, les Chirvanchahs gouvernaient dans leurs domaines avec les droits des vassales des Mongols, participaient à des campagnes militaires des souverains Ilkhans. Lors du règne des Ilkhans, Bakou était lieu de l’hivernage des souverains mongols. En 1297, Gazan-khan était arrivé à Bakou pour l’hivernage. Odorico Pordenone écrit, relatif au khan : .
Après l’effondrement de la Horde mongole au début du , les Chirvanchahs luttaient avec les Tchobanides et ensuite les Djelaïrides sur le territoire de l’état des Ilkhanides. Les pièces de monnaie de l’an 1360 avec l’empreinte du nom du Sultan Cheykh Uveys, trouvées à Bakou, font croire à la conquête de Bakou de la part des Djélaïrides. Chirvan a aussi été soumis aux pénétrations de Toktamich et de Timour, dont informent les pièces de monnaie de la fin du , portant l’empreinte de son nom. Le Chirvanchah Cheykh Ibrahim participait avec Timour à la guerre contre le Sultan Bayazide. Il accompagnait Timour, en venant à Haleb au moment où Timour entrait en Syrie en 1400. Après la mort de Tamerlan, Chirvan devient indépendant. Même après la conquête du pays de la part de Kara-Yusuf, le Chirvanchah Ibrahim était formellement le vassal des souverains de l’état Kara-Koyunlu. Il était souverain subordonné de Shaki jusqu’à Derbent.
Du début du jusqu’au début du le pays était libre du joug étranger et Chirvan restait indépendant pendant cent ans. Le fils d’Ibrahim, Khalil Ullah , qui gouvernait le pays jusqu’à 1465, restait indépendant, soutenait les Timourides, qui luttaient contre les souverains de Kara-Koyunlu. Quand Khalil Ullah était arrivé à l’état-major de Chahroukh à Karabakh, le dernier a voulu le rendre membre de sa famille et l’a fiancé avec l’arrière petite-fille de Timour. Khalil Ullah a commencé la construction dans les pays de Chirvan et, en particulier, à Bakou, devenu à cette époque capitale de l’état. Sous son règne a été commencée la construction de l’ensemble du Palais des Chirvanchahs, des Karavan-sérails et des pontshttp://www.window2baku.com/001history_1.htm История города БакуSara Achourbeyli. L’État des Chirvanchahs/Rédaction en chef de la littérature orientale, Naouka, 1983..
Monuments architecturaux thumb|220px|Mosquée de Muhammed thumb|230px|Le palais des Chirvanchahs thumb|230px|Divan Khane (Le palais des Chirvanchahs) thumb|200px|Le mur de la forteresse