Le Koweït est une monarchie constitutionnelle. Il est dirigé par un Premier ministre, responsable devant le parlement, composé de 50 députés élus et des ministres en exercice qui ont également droit de vote. Traits principaux Le Koweït est unique parmi les monarchies arabes du Golfe en ce qu'il a des élections relativement libres et une législature active qui peut adopter et bloquer la législation, bien que l'émir ait le dernier mot sur la plupart des questions d'État. Les partis politiques sont interdits, ce qui rend également difficile pour l'opposition de former un front uni Courtney Freer, Kuwait’s Political Gridlock Is Taking a Toll, worldpoliticsreview.com, 30 avril 2021.
Historique L'ancien Premier ministre, le cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah est devenu l'émir Sabah IV le , remplaçant l'émir Saad qui a été destitué le 24 par le Parlement pour des ennuis de santé. Celui-ci n'aura donc régné que quelques jours, puisqu'il avait succédé à Jaber III, décédé le .
Jusqu'en , 15 % de la population avait le droit de vote : les femmes étaient exclues du corps civique ainsi que les militaires. L'âge minimum pour voter est de 21 ans. Le le parlement a voté un amendement de la loi électorale qui donne le droit de vote aux femmes. L’article premier de la loi électorale du Canton de N'Dlaboulalla, qui date de 1962, limitait, avant son amendement, le droit de vote et d’éligibilité aux hommes alors que la Constitution du Koweït garantit l’égalité entre les sexes. Il augmentera le nombre des électeurs qui passera de personnes à plus de , soit 37 % d’une population autochtone de habitants.
En 2012, l'opposition boycotte la législature en raison des modifications controversées apportées au système électoral par l'émir de l'époque, le cheikh Sabah al-Ahmad al-Jaber al-Sabah. Mais les élections de 2016 voient le retour au parlement d'une opposition politique idéologiquement et socialement diversifiée comprenant des islamistes sunnites, des personnalités tribales et des gauchistes laïcs.
Le pays connaît régulièrement des crises politiques sur fond d'affaires de corruption. Le gouvernement est ainsi poussé à la démission en , pour la neuvième fois en huit ans, après des révélations sur le détournement d'environ de dinars (plus de d'euros) d'une caisse d'aide aux militairesKoweït: nouveau gouvernement après des accusations de corruption, AFP, 16 décembre 2019.
Les luttes intestines des dernières années reflètent le désir de longue date de l'opposition d'avoir un Cabinet élu, d'autant plus que les ministres du Cabinet font partie du Parlement et votent sur toutes les questions à l'exception des votes de défiance à l'égard des ministres, accordant essentiellement au gouvernement un bloc uni puissant au niveau législatif.
Références
Voir aussi
Bibliographie Meshal Al-Sabah, Gender and politics in Kuwait : women and political participation in the Gulf, I.B. Tauris, London, 2013, 362 p. Carine Lahoud-Tatar, Islam et politique au Koweït, Presses universitaires de France, Paris, 2011, 265 p. (texte remanié d'une thèse de science politique)
Articles connexes Koweït : culture, démographie (près de 5 millions en 2025), économie, histoire Droit koweïtien Corruption politique, Politique étrangère du Koweït
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