Anjou est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Situation Anjou est un village du Viennois dans le Bas-Dauphiné, à quelques kilomètres du Rhône, situé entre Lyon et Valence.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Roussillon ainsi que dans son bassin de vie, dans l'unité urbaine de Sonnay et dans la zone d'emploi de Vienne - Annonay.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le Lambre longe la commune dans sa partie méridionale ; la Vescia, dans sa partie septentrionale. Ces deux ruisseaux ne coulent qu'à l'occasion des gros épisodes pluvio-orageux survenant généralement en automne.

Climat

La commune d'Anjou est située en moyenne vallée du Rhône. Son climat s'identifie par une semi continentalité qui se lit par des saisons bien marquées avec des hivers assez froids et des étés chauds. L'influence méditerranéenne se fait sentir sur le régime des pluies avec un maximum marqué en automne, et par un ensoleillement généreux. Le vent est majoritaire de Nord, mais celui de Sud est actif au cours des saisons intermédiaires.

La moyenne des températures sur la période 1991/2020 est de , avec un minimum en janvier () et un maximum en août () Le total des pluies est de . Le mois le plus arrosé étant octobre avec L'ensoleillement annuel est de 2250h.

Comme pour l'ensemble du Centre Est, le réchauffement climatique est très perceptible sur la commune, avec une diminution rapide des jours de gel (35 par an sur la période 2015/2025) et une augmentation très significative des jours de chaleur . .

Paysages Son terroir de se divise en trois parties distinctes, avec la plaine, vouée à l'agriculture de plein champ (céréales), le coteau où se côtoient les habitations et les cultures fruitières, et la Feytaz, où dominent les bois.

L'altitude de la commune s'étire entre et .

Urbanisme Typologie Au , Anjou est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle fait partie à l'unité urbaine de SonnayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Sonnay, il y a trois villes-centres (Anjou, Bellegarde-Poussieu et Sonnay)...

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roussillon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols

vignette|centre|redresse=1.4|Carte des infrastructures et de l’occupation des sols en 2018 de la commune d'Anjou.

Habitat et logement En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 463, alors qu'il était de 423 en 2016 et de 408 en 2011..

Parmi ces logements, 87,7 % étaient des résidences principales, 5,4 % des résidences secondaires et 6,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,4 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Anjou en 2022 en comparaison avec celle de l'Isère et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (5,4 %) par rapport au département (8,2 %) et à la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Anjou en 2022. Typologie Anjou. Isère. France entière. Résidences principales (en %)87,784,182,3 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)5,48,29,7 Logements vacants (en %)6,97,78

Risques naturels et technologiques Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune d'Anjou est situé en zone de sismicité , dite « modérée » (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographiqueSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération = /s

Autres risques

Toponymie

Histoire

Ancien Régime

Après le retrait de l'occupation romaine au , Anjou a vécu tantôt sous la protection d'un État fort (Charlemagne) tantôt dans l'angoisse des invasions canalisées par le couloir du Rhône. La construction du château féodal au témoigne du besoin de se protéger.

L'histoire de la commune est alors liée à l'histoire de la famille d'Anjou, branche de la famille Roussillon.

Les vestiges du château féodal sont le témoin d'une époque jusqu'à la révolution française pendant laquelle Anjou étendait son influence sur un vaste territoire : le château était alors à la tête d'un mandement comprenant les communes actuelles de Ville sous Anjou, Agnin, Bougé-Chambalud, Sonnay et Jarcieu. Melchior Mitte de Chevrières en a été seigneur.

Les rois Charles IX et Louis XIII ont honoré de leur présence le château.

Révolution française et Empire La commune, instituée par la Révolution française, absorbe dans les années 1790-1794 celles d'Agnin, Bougé-Chambalud et Sonnay. Celles-ci recouvrent leur autonomie communale dès les années 1795-1800.

Époque contemporaine

Après la Révolution française, qui consacre la fin de la féodalité, la commune se retrouve avec un territoire très réduit . L'activité, centrée sur une agriculture assez favorable permet à la population d'enregistrer une croissance régulière. La vie sociale se trouve d'autre part largement centrée sur l’Église à laquelle adhérait la totalité de la population.

Depuis le milieu du , l'histoire sociale et économique du village est très liée à la vallée du Rhône, dont la commune est partie intégrante: travail des actifs, éducation, santé, services marchands et administration.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Vienne du département de l'Isère.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Roussillon. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Roussillon porté de 21 à 27 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription de l'Isère.

Intercommunalité Anjou était membre de la communauté de communes du Pays Roussillonnais, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1992 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Territoire de Beaurepaire pour former, le , la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

Équipements et services publics Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

L'école communale scolarise dans 4 classes, les enfants de maternelle et de primaire. En ce qui concerne les collèges et les lycée, la plupart des élèves se dirigent sur l'agglomération de Roussillon, que ce soit dans les établissements publics ou privés.

Population et société Démographie Les habitants sont appelés les AnjouloisDaniel Delattre et al., L'Isère - les 533 communes. Grandvilliers : Éditions Delattre, 2008. ..

La population du village qui compte plus de au , connait, avec l'exode rural et une natalité relativement faible, un déclin régulier qui s'amorce dès 1875 et se poursuit jusque dans les années 1960. En 1970, la commune passe pour la première fois de son histoire moderne en dessous du seuil de .

Mais depuis , la population s'est largement accrue, et elle dépasse aujourd'hui les . Le solde migratoire largement positif explique cette tendance, les arrivants provenant entre autres de l'agglomération lyonnaise. La population locale s'en trouve largement rajeunie. Les constructions ont été nombreuses sur le village depuis 2000, parfois en isolé, parfois au sein de lotissements qui ont investi la partie basse de la commune.

Une lecture de la population active montre que la majorité des actifs anjoulois ne travaillent plus depuis longtemps sur le village, mais que l'essentiel se dirige vers l'agglomération de Roussillon, tandis que d'autres partent travailler sur Annonay, Vienne et Lyon.

Médias Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et quelquefois de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

La station de radio publique généraliste Ici Isère est diffusée dans la commune et sur tout le territoire du département de l'Isère.

Cultes Anjou est la commune centre de la paroisse catholique Notre Dame des Sources qui regroupe les fidèle d'Agnin, Assieu, Bougé Chambalud, La Chapelle de Surieu, Saint Romain de Surieu, Sonnay, Ville-Sous-Anjou. Elle abrite la maison paroissiale et la messe y est célébrée à l'église tous les dimanches.

Économie Jusqu'au années 1950, l'agriculture est l'activité de la majeure partie des anjoulois qui pratiquent alors la polyculture traditionnelle en vue de l'autosuffisance.

Avec l'arrivée et la généralisation de la mécanisation au cours des années 1950/1960, les actifs se tournent d'abord vers l'industrie proche (usines Rhône-Poulenc à Roussillon), puis depuis les années 1980, les anjoulois exercent les métiers les plus divers, largement centrés sur les services, et la plupart du temps à l'extérieur du village.

Anjou fournit pourtant près d'une centaine d'emplois, en particulier dans l'artisanat, bien implanté sur le village, ainsi que dans le secteur du commerce et des services. L'EHPAD Notre-Dame des Roches, d'une capacité de 80 lits est le plus gros employeur de la commune.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Le château de la Sablière. vignette|Le château de M. Chenu. vignette|La chapelle Notre-Dame. L'église de la Transfiguration d'Anjou a été construite entre 1839 et 1842. Son clocher, qui culmine à a été achevé avec la pose de deux cloches fondues à Lyon en 1849 et en 1861. Ce clocher possède en outre la plus ancienne cloche de la région. Elle provient du couvent des Célestins de Lyon détruit sous la Révolution française, et fut apportée à Anjou par les Bectoz de Vaubonnais, propriétaire de l'un des châteaux. Une collection de vitraux, œuvre du maître-verrier Pierre Miciol, unique par l'homogénéité du dessin et la qualité exceptionnelle des couleurs fait la renommée de l'édifice. - ouvert à la visite du public. Une plaque commémorative du se trouve à l'entrée de l'église.