Beauvoir-de-Marc est une commune située dans le nord du département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
C'est une des communes adhérentes de la Communauté de communes Bièvre Isère et rattachée au canton de la Bièvre. Sa population lors du recensement de 2007 est estimée à dénommés les Beauvoisards. D'une superficie de , sa densité est de 94 habitants/km. Son altitude est comprise entre 306 et .
Géographie vignette|285 px|Plan de Beauvoir-de-Marc et des communes voisines Situation et description Beauvoir-de-Marc est située dans la partie septentrionale du département de l'Isère sur l'axe Bourgoin-Jallieu - Vienne, à égale distance de de ces deux agglomérations dauphinoises
Rattachée à la communauté de communes Bièvre Isère, la ville la plus proche, située à , est Saint-Jean-de-Bournay, laquelle subit l'attractivité de la métropole lyonnaise située à moins de .
Au , l’urbanisation se localise en fond de vallée de manière diffuse sous l'effet de la pression démographique et de la périurbanisation lyonnaise ce qui conduit à un mitage de l’espace rural. À l'origine, le bâti était fabriqué avec le matériau local : la terre battue ou pisé.
Géologie Situé en limite occidentale des terres froides, recouvert par des formations glaciaires, son sous-sol est surtout composé de molasse affleurant sur les versants. La surface mamelonnée est marquée par la vallée de la Gervonde, petite rivière qui court au pied des collines.
De nombreuses sources caractéristiques des moraines glaciaires affleurent. Les prairies humides comptent des espèces caractéristiques de ces milieux : salamandres, écrevisses. Certains endroits nous le rappellent par leur toponymie : les Serves. Cette caractéristique a posé de nombreux problèmes techniques lors de la construction en 1990/1992 de la ligne à grande vitesse qui traverse le village.
Les vignes qui couvraient nos collines ont peu à peu disparu. Terre vouée à la polyculture, les pâtures restent présentes. C'est un pays de collines douces et vallonnées, occupées par un bocage qui n'a laissé aux boisements que les pentes raides appelées les Combes.
Communes limitrophes
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Moyenne vallée du Rhône, caractérisée par un bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 60 %), une forte amplitude thermique annuelle (4 à ), un air sec en toutes saisons, orageux en été, des vents forts (mistral), une pluviométrie élevée en automne (250 à ).. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourgoin-Jallieu à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie Le territoire communal est sillonné par de nombreux cours d'eau dont : la Vesonne ; l'Amballon et son affluent, la Gervonde.
Voies de communications La commune est desservie par deux routes importantes : la D 518 vers Lyon et la D 502 vers Vienne.
Transports publics Il n'y a pas de gare sur le territoire communal quoique, depuis 1994, la ligne à grande vitesse Rhône-Alpes traverse celui-ci.
Urbanisme Typologie Au , Beauvoir-de-Marc est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,3 %), zones agricoles hétérogènes (25,3 %), forêts (14,4 %), zones urbanisées (6,9 %), prairies (6,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Située à l'écart des grandes agglomérations, la commune présente un aspect rural très prononcé. Le bâti a longtemps été situé sur les hauteurs autour de l'ancien château fort aujourd'hui disparu. Sa migration vers la plaine s'est faite fin et tout au long du . Beauvoir est formé de nombreux hameaux de tailles différentes entourant un bourg central de dimensionmodeste.
Hameaux lieux-dits et écarts Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Beauvoir-de-Marc, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique nationalSite géoportail, page des cartes IGN. Fromentaux Bagnoud Maison Bouvier Maison Bouchon Roger Chasse Maison Régudy Chez Bourguignon Maison Badin Maison Liaud les Bruyères Maison Chaleyssin Maison Gabier Maison Fargier Maison Ollagnon Chez Bagnier Cul-de-Bœuf Bois des Agnes la Piaya les Granges la Fontaine la Champillonière Maison Tixier le Fouilleux les Durands Champ Carreau les Peytières Maison Roche les Guillauds Maison Terry Reculas la Milliette Maison Marcos Maison Boyet Chez Boyet le Moulin d'Ava les Bielles Maison Duranton Maison Genin Gassoulière
Logement
Risques naturels et technologiques Risques sismiques
L'ensemble du territoire de la commune de Beauvoir-de-Marc est situé en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes de son secteur géographiqueSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 3Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s
Autres risques
Toponymie
Histoire
Aujourd'hui, petit village tranquille, Beauvoir-de-Marc peut se réclamer d'une histoire assez riche. Habité dès la protohistoire, des traces d'occupation ont été trouvées lors des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV Rhône-Alpes). Elles ont fait l'objet d'une fouille de sauvetage en 1990 et 1991 sur une superficie de .
Étudié par les chercheurs du CNRS, ce site néolithique moyen est daté du Chasséen et Bronze final. Les vestiges révèlent suivant les différents moments temporels étudiés, une organisation spatiale avec des fours de type polynésien, des restes de bâtiments, des fosses et un mobilier céramique, d’abondants restes de silex. C'est l'un des tout premiers sites de la région Viennoise. Aujourd'hui sous la Ligne à grande vitesse, il est situé au hameau du Clapier à proximité du pont qui mène aux Bruyères.
Antiquité La tribu gauloise des Allobroges habitant la province viennoise soumise par les Romains s'adaptèrent à la civilisation de l'occupant. De cette époque, il ne reste qu'une route qui suit en la remontant, la vallée de la Gère de Vienne à Grenoble, en passant par Saint-Jean-de-Bournay. Il existait une église et une bourgade sur le plateau rocheux.
Moyen Âge Les premiers seigneurs de Beauvoir-de-Marc sont évoqués dans des documents datant du premier quart du . Ils s'empressèrent de construire une enceinte fortifiée autour du château et du bourg.
Quatre siècles plus tard, la forteresse passa sous la bannière des Dauphins. Inhabitée, la demeure fut vendue comme matériau de gros œuvre lors de la construction de diverses maisons. Une partie des pierres a servi à l'édification de la mairie école, aujourd'hui école primaire.
Époque contemporaine Le territoire de la commune couvrait une superficie beaucoup plus vaste qu'actuellement. La commune perd en 1790 la paroisse d'Estrablin-et-Gemens, érigée en commune. Puis perd en l'an IV les paroisses de Royas et Savas-Mépin érigées en communes. Elle perd en 1872 le hameau de Revollet réuni à la commune d'Artas. En 1876, Charantonnay est distraite de Beauvoir-de-Marc et Saint-Georges-d'Espéranche et érigée en commune distincteloi n°4866 du 11/12/1875 - Bulletin des lois de la République Française.
La commune a pris dès lors son visage actuel.
Elle fut une halte du tramway reliant Lyon à Saint-Jean-de-Bournay au début du Décret n°47948 déclaratif d'utilité publique l'établissement d'un Tramway de Monplaisir-la-Plaine ( Rhône) à Saint-Jean-de-Bournay (Isère) daté du mai 1906., la station se situant sur la RD 518 devant la boulangerie, et ce jusqu'au milieu des années 1930Voir : Tramways de l'Ouest du Dauphiné.
Politique et administration Administration municipale
Élections de 2026 Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15. et 1 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Robert Mandrand, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 50,76 %.. Robert Mandrand est réélu maire le ..
Liste des maires
Population et société Démographie
Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Cultes La communauté catholique et l'église de Beauvoir-de-Marc (propriété de la commune) sont rattachées à la paroisse Saint Hugues de Bonnevaux qui comprend 20 autres communes du Nord-Isère et elle même rattachée au diocèse de GrenobleSite diocese-grenoble-vienne.fr, page sur la page de la paroisse paroisse Saint Hugues de Bonnevaux..
Médias