L'entreprise Barbier, Bénard et Turenne, en abrégé BBT, est une société fondée en 1862, spécialisée dans la fabrication des phares, des appareils optiques et des systèmes d'éclairage. Elle devient leader mondial dans le domaine des phares à la fin du , puis se diversifie au mais est dissoute en 1982.
Fondation La société est fondée en 1862, par Frédéric Barbier et Stanislas Fenestre, sous le nom « Barbier et Fenestre »Notice descriptive Barbier Bénard Turenne (BBT), état des fonds BBT et inventaire du fonds BBT de l'École des Ponts ParisTech consultables sur la Bibliothèque des phares. “BBT,” Bibliothèque des Phares, consulté le 21 mai 2014, http://bibliothequedesphares.fr/acteurs/BBT.. Elle s'appelle ensuite « Barbier et » à partir de 1887, puis « Barbier et Bénard » à partir de 1889, et prend au début du son nom définitif de « Barbier, Bénard et Turenne ». Elle devient société anonyme en 1919École des Ponts ParisTech, site enpc.fr, « Barbier Bénard Turenne (BBT), notice historique ».Jacques Thobie, L'administration générale des phares de l'Empire ottoman et la société Collas et Michel, 1860-1960, L'Harmattan, 2004, 12..
Production thumb|180px|Lanterne fabriquée par la société BBT, placée comme objet historique dans une rue de la station balnéaire égyptienne d'El Gouna Les phares « Barbier, Bénard et Turenne » ou « BBT » commence par se spécialiser dans la réalisation de systèmes optiques pour les phares, selon le système des lentilles de Fresnel. L'entreprise élargit ensuite sa production, en allant de plus en plus loin dans l'équipement des phares. En complément de ses lentilles, elle étend d'abord sa production à divers mécanismes de rotation, notamment à poids, puis à rotation sur cuve à mercure. Ensuite, elle fabrique en plus des bouées, des tours métalliques, des sirènes de brume.
BBT en vient ainsi à pouvoir construire les phares dans leur totalité, comprenant la tour, les instruments d'optique et tout l'équipement nécessaire. Elle devient Louis Le Cunff, Feux de mer, Ancre de Marine Editions, 1992, 75.. Elle est leader mondial pour la construction des phares à la fin du .
En 1923, l'entreprise met au point le « gaz BBT » qui porte son nom. Ce gaz apporte des améliorations dans la qualité de compression du gaz d'éclairage et dans la sécurité.
Diversification BBT se diversifie en appliquant à d'autres domaines son savoir-faire en optique, en éclairage et en construction. Elle produit notamment des projecteurs aériens, des détecteurs acoustiques, des projecteurs de stades et d'aérodromes, des lampadaires pour l'éclairage public. Elle achète des licences de scialytiques pour salles d'opération, des licences de microscopes, de jumelles, de compas magnétiques.
Implantations Les ateliers sont d'abord situés à Paris, à proximité du canal de l'Ourcq. Ensuite BBT ne conserve que son siège à Paris, les usines étant implantées à Nazelles (Indre-et-Loire) et à Blanc-Misseron (Nord). Puis BBT installe en plus des usines spécialisées : pour la grosse chaudronnerie, pour la fabrication de lampadaires, et pour la production de son gaz avec deux unités à Sfax et à MarseilleSite du Ministère de la Culture, « Les grands phares du littoral de France, objets et matériels techniques et scientifiques : les systèmes à gaz »..
Dissolution CIT-Alcatel reprend l'activité de production militaire, de télescopes optiques et laser. La société BBT est dissoute en 1982.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Entreprise de la construction ayant son siège en France Catégorie:Entreprise d'optique ayant son siège en France Catégorie:Entreprise fondée en 1862 Catégorie:Entreprise française disparue Catégorie:Entreprise disparue en 1982