Le tramway de Gand est un réseau de tramway desservant la ville belge éponyme créé en 1874, et exploité depuis 1991 par le service de transports flamands De Lijn.
Le réseau de tramway comprend 4 lignes (lignes T1, T2, T3, et T4) qui relient les quartiers de la ville à sa proche banlieue. Certaines lignes comprennent dans leurs parcours des routes courtes fonctionnant pendant les heures de pointe. La longueur totale du réseau est de 32 kmGabor Sandi, plan du réseau en 2011, page référencée en liens externes.
Le réseau actuel Le réseau est restructuré le , une quatrième ligne est créée à cette occasion..
Depuis cette date, le réseau est constitué des lignes : Ligne Trajet T1 </font> Flanders Expo - Gare de Gand-Saint-Pierre - Kouter - Zuid - Ledeberg - Gentbrugge Stelplaats T2 Everghem - Wondelgem - Rabot - Korenmarkt - Zuid - Melle Leeuw T3 </font> Zwijnaarde Bibliotheek - Gare de Gand-Saint-Pierre - Kouter - Zuid - Ledeberg - Moscou T4 UZ (CHU) - Gare de Gand-Saint-Pierre - Rabot - Muide - Langesteenstraat
Histoire vignette|droite|Trams devant l'église Saint Nicolas Les premiers trams tractés par chevaux sont apparus dans la ville de Gand en 1874 ou 1875. Les tramways hippomobiles
L'exploitant du tramway à cheval était la Compagnie des tramways de la ville de Gand de 1874/75 jusqu'en 1897, sur la ligne Korenmarkt - Gare de Gand-Sud.
Le parc alors était composé de 43 voitures à voie normale, dont 14 ouvertes et 29 fermées. La compagnie possédait presque 100 chevaux pour tracter ses trams.
En outre, le réseau du tramway urbain était en relation avec les chemins de fer vicinaux qui se développaient alors. La première ligne à traction à vapeur est ouverte le entre Rabot et ZomergemRail Atlas Vicinal, Uitgever: Rail memories. Door Stefan Justens & Dick van der Spek.
L'exploitation par les TEG ()
vignette|Action de la Société Anonyme des Tramways Electriques de Gand en date du 18 août 1930 vignette|Tramway électrique à accumulateurs, Place du Marché aux grains vignette|Tramway électrique à perche circulant sur la ligne 1, devant la Gare de Gand-Sud, entre 1907 et 1919 vignette|Tramway électrique à perche n°150, vers 1920 vignette|Tramway sur le Bargiebrug, en 1933 vignette|Croisement de deux tramways électriques à archets de la ligne 5 à Mont-Saint-Amand vignette|Vieux tram gantois au musée flamand de tramways et d'autobus
Le 13 août 1897 sont accordées deux concessions de tramways, l'une à la Société Anonyme des Railways économiques de Liège-Seraing et extensions (RELSE) et l'autre à la Compagnie générale des railways à voie étroite, dépendant toutes deux du groupe Empain The Vicinal Story: Light Railways in Belgium 1885 – 1991. Uitg. Light Rail Transit Association, London, 2006. .
Le 4 janvier 1898, elles fusionnent pour former la Société anonyme de tramways électriques de Gand (TEG), afin de remplacer la traction hippomobile par des tramways électriques à accumulateurs. Ce choix était destiné à éviter l'usage d'une ligne aérienne de contact, jugée disgracieuse.
Les tramways à accumulateurs avaient une puissance de 25 ch. Chaque voiture avait une capacité de 45 places et la vitesse était limitée par le traité de concession à 12 km/h. Pour le rechargement des batteries d'accumulateurs, une centrale électrique spéciale de 600 kW a été construite.
Compte tenu des difficultés rencontrées, la TEG décida de renoncer aux accumulateurs en 1903, et les premières lignes électriques dotées d'une ligne aérienne de contact furent mises en service en 1904. Cette évolution s'accompagna d'une mise à voie métrique du réseau.
Le réseau en 1906 Depuis , un numéro et une couleur distincts sont accordés à chaque ligne. À bord, la destination du tramway était inscrite en français et en flamand (jusqu'alors, la destination était inscrite seulement en français). Il existait 6 lignes de tramway :
Ligne Trajet 1 Gasmeterlaan - Arsenaal 2 Sassepoort - Stelplaats (Dépôt) Muide - Meulestede 3 Brugsepoort - Dampoort 4 Sint-Jacobs - Gare Gand-Saint-Pierre - Korenmarkt 5 Mont-Saint-Amand - Gare de Gand-Sud
Évolutions du réseau Un service de soirée fut créé le pour desservir la ville à la fin des pièces au théâtre de la saison, avec un prolongement du service vers Ledeberg, la gare de Gand-Sud, la gare de Gand-Saint-Pierre, Heuvelpoort, Rabot, le port d'Anvers et Korenmarkt. La date de suppression de ce service est inconnue.
Le 9 novembre 1907, les trams de la ligne ont parcouru pour la première fois Cataloniestraat depuis Korenmarkt, mais aussi en direction de gare de Gand-Saint-Pierre depuis Botermaarkt. Avant ce changement, l'itinéraire se faisait à travers Lange Munt et Vrijdagsmarkt.
Le 14 décembre 1910, est inaugurée l'extension de la ligne 3 depuis l'église de Saint-Jean le Baptiste vers Rooigemlaan.
Le 20 février 1913 est mise en service la ligne 6 entre Muilde et Meulestede et, depuis le de la même année, commence l'exploitation de la ligne 7 entre Stapelplaats et De Sterre. Le parcours de la ligne 5 est modifié en conséquence et dessert désormais Antwerpsesteenweg, Zuid et Zwijnaardsesteenweg.
Le 10 janvier 1914, les parcours des lignes 2 et 4 changent. Les tramways empruntent respectivement Zonnestraat et Arsenaal, pour la 2, et De Sterre et Muide à travers la gare Saint-Pierre et Korenmarkt pour la 4.
Selon un guide allemand, les lignes de tramway en 1916 étaient les suivantes :
Ligne Trajet 1 Arsenaal - Sint-Lievensbrug - Gare de Gand-Sud - Korenmarkt - Rabot 2 Arsenaal - Van Arteveldeplaats - Gare de Gand-Sud - Kouter - Zonnestraat 3 Brugsepoort - Korenmarkt - Sint-Jacobs - Dampoort 4 Sassepoort - Korenmarkt - Gare de Gand-Saint-Pierre - De Sterre (dépôt des chevaux)5 Antwerpsesteenweg - Dampoort - Gare de Gand-Sud - Heuvelpoort - Zwijnaardsesteenweg6 Sassepoort - Meulestede7 Stapelplaats - Sint-Jacobs - Gare de Gand-Sud - Heuvelpoort - Gare de Gand-Saint-Pierre10 Arsenaal - Melle - Gare de Gand-Sud - Ledeberg - Merelbeke
En automne 1919, les perches de captage sont remplacées par des archets, un système plus efficace de captage du courant. Le 28 novembre 1920, la ligne 2 a été prolongée à Coupure. La ligne 8 a été créée en et reliait la gare de Gand-Saint-Pierre à De Sterre. Depuis le 14 avril 1923, le parcours de la ligne 3 est entre Zandeken et Mariekerke. Le 9 décembre 1923, la ligne 8 a été prolongée jusqu'à Coupure à travers Bernard Spaelaan. Depuis le 14 septembre 1924 la ligne 3 est prolongée à Mont-Saint-Amand (Gentbruggebrug) par Heirnisplein. Le 21 décembre 1925, le pont de Rozemarijn était prêt à accueillir le tram. La ligne 8 a été supprimée et remplacée par la ligne 2 qui circule entre Sterre, la gare de Gand-Saint-Pierre et Arsenaal. Le 10 juillet 1926, les trams atteignent Van Beverenplein (prolongement depuis Gasmeterlaan) Le 12 août 1928, la ligne 8 entre De Sterre et la Gare Saint-Pierre est rouverte tandis que la ligne 2 est limitée en gare de Gand-Saint-Pierre. Depuis le 10 avril 1929 la ligne 5 roule sur Priesterstraat (actuellement Doornzelestraat) et Heilig Kerst vers Muide. La ligne 9 a été créée à la suite de la fermeture de la gare de Gand-Sud le 7 octobre 1928 et son trajet allait de la gare de Gand-Saint-Pierre à Hoveniersstraat. Le service a été prolongé à Arsenaal le 16 janvier 1929. Depuis le 16 avril 1930, la ligne 9 se dirige vers Rabot à travers Coupure Rechts et Begijnhoflaan. Depuis le 26 juillet 1931, la ligne 5 va jusqu'à Rerum-Novarumplein et son arrêt final est Zwijnaarde. Depuis , la ligne 1 est prolongée à Moscou. Dès 1932, la ligne 7 passe sous le viaduc ferroviaire pour atteindre Motorstraat. L'arrêt final s'appelait Darsen. Du au et définitivement depuis , le trajet entre la gare de Gand-Saint-Pierre et Muide est accordé à la ligne 10. En 1956, le TEG expérimentent une technologie novatrice, le gyrobus, dont trois exemplaires desservaient la ligne Gand - Merelbeke. Ces véhicules routiers électriques à stockage d'énergie par volant d’inertie se trouvant au centre de la caisse, avec un axe de rotation vertical, ne démontrèrent pas leur efficacité, et l'expérience cessa en 1959.
L'exploitation par la MIVG (-)
vignette|Tramway de type PCC à la gare de Gand Saint Pierre en couleur bleu du MIVG.
vignette|Tramway de type PCC à Korenmarkt Le la Société intercommunale de transports de Gand (MIVG) a succédé à ETG.
Au début des années 1960 existaient à Gand onze lignes de tramway, numérotées de 1 à 10, ainsi que la ligne 20.
Le , le Conseil d’administration de la MIVG, confrontée à un réseau de tram vieillissant, décide de les maintenir sur les lignes 1, 2, 3 & 4. Dans le centre-ville, en fonction des possibilités, ces 4 lignes devaient devenir souterraines. On pensa à cet effet utiliser les canaux. Pour la ligne 3, des tunnels seraient creusés. La forte fréquentation sur la ligne 3 et la nécessité de la prolonger vers de nouveaux quartiers à l’est de la ville (Gentbrugge & Sint Amandsberg) furent moteur dans la décision de la MIVG d’y introduire « provisoirement » le bus au (lignes 30 Mariakerke-Gentbrugge & 31 Mariakerke - Sint-Amandsberg).
En 1970 il ne restait que quatre lignes, les lignes 1, 2, 4 et 10. Les autres avaient été remplacées par des autobus. La ligne 2 a été divisée aux lignes 21 et 22 tandis que la ligne 10 est devenue un tronçon de la ligne 4. Ainsi bien qu'il existe officiellement quatre lignes (sans compter la ligne temporaire 24), en fait elles ne sont que trois puisque les trajets des lignes 21/22 comprennent un tronc commun sur la majorité de leur parcours.
En 1971-1972 ont été mises en service de nouvelles motrices, de technologie PCC, qui ont permis la réforme des motrice anciennes, qui dataient de 1913.
En 1976, la direction du « Grand Gand » décida d’abandonner l’idée de tunnels pour les trams et de renforcer le réseau en surface. Très rapidement, on se rendit compte de la difficulté de ré-introduire des trams sur la ligne 3. Le Collège de Gand chargea la MIVG de trouver une alternative de qualité. Ce moyen de transport devait être plus souple que le tram coincé sur ses rails, plus sain pour l’environnement que les bus diesel et pouvant transporter beaucoup de voyageurs surtout aux heures de pointe. Deux options s'imposèrent : le trolleybus articulé avec moteur de secours ou le bus bi-mode (duo-bus). Le bus bi-mode possède un moteur électrique et un moteur thermique. Au moment du choix, le bus bi-mode ne semblait pas tout à fait au point et surtout, le prix de revient et les frais d’entretien élevés firent pencher la balance en faveur du trolleybus équipé d’un générateur « léger ». C’est donc ce dernier qui fut choisi pour la ligne 3. Le Trolleybus de Gand fonctionna de à , avant d'être remplacé par des bus.
Depuis le les trams atteignent Botestraat, depuis le Liefkensbrug et depuis la zone industrielle de Wondelgem.
Le les trajets des lignes 1 et 4 ont été modifiées à la hauteur de Korenmarkt. Les nouveaux parcours sont respectivement de Wondelgem à Gare Saint-Pierre et de Muide à Moscou.
Le la ligne 10 (Gare Saint-Pierre - Muide) a été incorporée à la ligne 4 pour former la ligne 40 de Gare Saint-Pierre à Moscou via Muide.
L'exploitation par De Lijn (-Présent)
vignette|Nouveau tram de type Hermelijn à plancher bas
vignette|Deux époques de tramways : la rame PCC sur la voie de tiroir de Rabot est dépassée par la rame Hermelijn
Jusqu'en 1991, les transports urbains de Gand, et notamment son tramway, étaient exploités par la Société intercommunale de transports de Gand (MIVG).
Le , à la suite de la régionalisation des transports urbains et régionaux, la nouvelle entreprise publique autonome Vlaamse Vervoermaatschappij, plus connue sous son nom commercial De Lijn devint responsable des transports en commun urbains et régionaux en bus et en tram en Flandre. À ce titre, De Lijn a repris les activités de : la MIVA (la Société des Transports Intercommunaux d'Anvers) la MIVG (la Société des Transports Intercommunaux de Gand)