Charles-François-Romain Le Bœuf, comte d'Osmoy, né le à Osmoy et mort le à Bonneville-Aptot, au château., est un homme politique français.

Biographie Fils de Charles-Henri Lebœuf ( à Sainte-Barbe-sur-Gaillon- à Bouquelon), comte d'Osmoy, garde du corps de Charles X, et de Caroline-Geneviève de Guiry, il resta en dehors de la politique sous la monarchie de Juillet, fit représenter quelques pièces à l'Odéon, au Palais-Royal, au Gymnase, et s'occupa du soin de ses propriétés (le château familial au lieu-dit d'Osmoy). Sous le Second Empire, il fonda la ligue d’enseignement populaire dans l'Eure et en devint président. Il côtoie Gustave Flaubert et Louis-Hyacinthe Bouilhet.

En 1862, il fut nommé, en remplacement de son père, conseiller général du canton de Quillebœuf qu'il a toujours représenté depuis lors. Il s'engagea, lors de la guerre franco-allemande de 1870, dans les éclaireurs de la Seine, où il devint capitaine au . Le , il fut élu représentant de l'Eure à l'Assemblée nationale. Il prit place au centre gauche, parla avec compétence sur les questions de beaux-arts et de théâtre et fut plusieurs fois rapporteur de ce budget spécial.

Il fut réélu député de l'arrondissement de Pont-Audemer le suivant. Il reprit sa place à la gauche constitutionnelle et vota, avec les 363, contre l'ordre du jour de confiance demandé par le ministère du 16 mai. Réélu le 14 octobre 1877 après la dissolution de la Chambre, il se prononça pour l'instruction gratuite et obligatoire, pour la protection de l'agriculture, pour la dénonciation des traités de commerce et vit son mandat renouvelé par les électeurs de Pont-Audemer aux élections générales du . vignette|Certificat de l'état de Chevalier de la Légion d'Honneur de Charles d'Osmoy Candidat sénatorial au renouvellement triennal du , il fut élu sénateur de l'Eure. Le comte d'Osmoy prit place au centre gauche de la Chambre haute, se prononça en contre l'expulsion des princes et vota pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement, pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Membre du jury des salons annuels et de la section des Beaux-Arts aux Expositions, le comte d'Osmoy publie en 1880 un recueil de mélodies.

Il est le père de Tanneguy Le Bœuf d'Osmoy, également député de l'Eure.

Son cousin Alphonse Lebœuf, vicomte d'Osmoy, s'est fixé, lui, à RouenLouis-Étienne Charpillon et l'abbé Caresme, Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure, 1868, en ligne . Son fils est le promoteur de la sucrerie d'Étrépagny.

Le , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du ministre de la guerre.

Distinctions

Notes et références

Sources

Liens externes

Catégorie:Capitaine français Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1871 Catégorie:Conseiller général de l'Eure Catégorie:Président du conseil général de l'Eure Catégorie:Député de l'Eure (Troisième République) Catégorie:Député de la première législature de la Troisième République Catégorie:Député de la deuxième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la troisième législature de la Troisième République Catégorie:Sénateur de l'Eure Catégorie:Député à l'Assemblée nationale (1871) Catégorie:Naissance en août 1827 Catégorie:Naissance dans l'Eure Catégorie:Décès en décembre 1894 Catégorie:Décès dans l'Eure Catégorie:Décès à 67 ans