Harry Torczyner, né le à Anvers et mort le à New York, est un avocat, critique d'art américain et conseiller politique.
Biographie Torczyner semblait presque né pour le monde des affaires internationaux. Né en Belgique, où il est allé à l'école à Anvers, mais aussi à La Haye. Ensuite il a étudié le droit à Bruxelles, l'histoire grecque à Heidelberg, et encore le droit à New York (Columbia University)Harry Torczyner, René Magritte: signes et images, Paris, Draeger/Le Soleil Noir, 1977, plat verso.. Pendant la guerre, il travaillait pour l'Office of War Information (OWI), une agence de propagande, et précurseur de la CIADans un numéro de The Jewish Floridian, d.d. 7 décembre 1945, p.14, Torczyner est présenté ainsi: "The new series are coordinated by Harry Torczyner, who was with the radio division of the Office of War Information up to V-J Day". La série en question était The Drama of Palestine et le premier épisode était l'histoire de Chaim Weizmann. Donc, il manipulait l'opinion publique avec diligence avant la fin de la guerre déjà..
Après la guerre, Torczyner devint un avocat de renommée internationale, tant par ses activités juridiques auprès d'artistes comme Georges Simenon dont il fut le conseiller, qu'en tant qu'essayiste : il reste à ce jour un spécialiste connu du peintre surréaliste René Magritte. Dès 1957De 1947 à 1957, jusqu'à l'apparition de Torczyner, le galeriste Alexandre Iolas était l'agent de Magritte. Cependant, il semble que le peintre n’avait que peu d’avantages matériels à tirer de ce «contract»., il fit connaître ce dernier aux publics américains et israéliens, comme un vrai spin-doctor. Il écrivit en partie le catalogue raisonné de son œuvre, et lui commanda, au moins, la toile Le Château des Pyrénées.
Grand collectionneur d'art moderne, Torczyner était le propriétaire d'œuvres de Balthus, Bacon, Alechinsky, Christo, Dibbets, Klee, Ernst, Ozenfant, Matta, Segal, Magritte, De Chirico, ainsi que de ChagallDans un litige de l'année 2000 sur le dernier testament de Torczyner, on parle d'actifs d'une valeur d'au moins $15 millions. (Cette somme semble peu crédible, d'ailleurs. C'est-à-dire, trop faible.) https://caselaw.findlaw.com/ny-surrogates-court/1170028.html. La plupart de ces «peinturlures» (comme disait Magritte) résidaient dans son cabinet d’avocats international (celui de New York City)Torczyner, René Magritte: signes et images, Paris, Draeger/Le Soleil Noir, 1977, plat verso..
Dans les années 1950, Torczyner livra quelques textes à la revue Rhétorique dirigée par André BosmansIl s'agit probablement de Miettes (New York, 1952) et Un coin de désert (Courtrai, 1958), collections de poèmes..
Il était le frère du sioniste Jacques Torczyner, d'origine anversoise lui aussi et qui a également fait sa carrière aux États-UnisPeu avant la Guerre des Six Jours, les deux frères s'engagent ensemble contre la liberté d'expression des étudiants arabes et palestiniens sur les campus américains. Cfr.https://www.jta.org/.../z-o-a-to-combat-arab-propaganda-against-israel-in-u-s-universit..
Distinctions
1993 : docteur honoris causa de l'université d'Anvers
Essais Avec Leo M. Drechsler (dir.), Forgery in Art and the Law: A Symposium, New York, Federal Legal Publications, 1956 The Color of Time sur des aquarelles d'Alechinsky, New York, Lefebre Gallery, 1976 René Magritte, signes et images, Paris, Draeger/Le Soleil Noir, 1977 Avec Bella Bessard, Magritte. Le véritable art de peindre, Paris, Draeger/Le Soleil Noir, 1978 L'ami Magritte : correspondance et souvenirs, Fonds Mercator, 1992
Références
Liens externes
Notice nécrologique parue dans le New York Times
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