Cocheren est une commune française de l'agglomération de Forbach, située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Elle est localisée dans la région naturelle du Warndt et dans le bassin de vie de la Moselle-Est.
Géographie
La localité est située dans la vallée de la Rosselle, à au sud-ouest de Forbach, au pied de la colline du Hérapel qui culmine à .
Sur la rive droite de la Kocherenbach, Cocheren-village, au passé si ancien, où les hommes avaient déjà choisi de vivre il y a plus de deux mille ans… Sur la rive gauche, la Cité Belle-Roche, si jeune encore, qui est née dans les années 1950 (ancienne rédaction : il y a quarante ans à peine), sur les terres de l’ancien domaine de Ditschviller.
Écarts et lieux-dits Ditschviller, Kehlloch, Herapel.
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Rosselle, le ruisseau de Cocheren et le ruisseau le Wimbornbach.
La Rosselle, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Boucheporn traverse treize communes françaises puis, au-delà de Petite-Rosselle, poursuit son cours en Allemagne où elle se jette dans la Sarre.
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Cocheren.
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin Houiller ». Ce document de planification, dont le territoire est approximativement délimité par un triangle formé par les villes de Creutzwald, Faulquemont et Forbach, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse..
La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau la Rosselle, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Seingbouse à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Cocheren est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française) comprend trois villes-centres (Forbach, Freyming-Merlebach et Stiring-Wendel) et douze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Forbach (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (40,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (40,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,9 %), zones urbanisées (25,3 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), prairies (8,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), terres arables (1,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie CocherenBouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868. : Cocheres (1322), Cochern (1365), Rochern (1594), Kocher (1595), Kochern (1688), Cochren (1751), Koheren et Cokeren (1756), Coquereim (Deliste, carte du Rhin), Kochern (1871-1918). En francique lorrain : Kochere et Kuchern. Ditschviller : Dickeswilre (1365), Dietzweiler (1684), DitzsweilerChronique de Cocheren - Denis Quiring, Marcel Stein (1989) & Ditzschweiler (1751), Ditzviller ou Dietzweiller (1779), Dietzweiler (1782), Ditschweiler (carte de l'état-major), Ditschwiller (). Le moulin de Ditschviller est également appelé Kaas'en Mühle. Sobriquets Anciens sobriquets désignant les habitantsCercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach n°62 - 2008 : Die Bohnesäck (les sacs à haricots), Die Felseritscher (ceux qui glissent sur les rochers), Die Eicherde (les écureuils), Die Bäsekrämer (les marchands de balais).
Histoire Dépendait de l'ancienne province de Lorraine. Au , le château de Ditschviller fut la résidence d’été du comte de Forbach. Cocheren, village frontalier mosellan, fait partie du canton de Forbach depuis 1790. L'ancien hameau de Girlingen était situé sur la commune, détruit à la fin du Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle-Mémoires Volumes 2 à 4. La ville est située de part et d’autre de la rivière Kocherenbach au pied du site gallo-romain du Hérapel. Il y a quelques années ont été retrouvées des traces de civilisation celte. Les vestiges archéologiques trouvés sur le site du Hérapel sont dispersés dans divers musées français (Sarreguemines et Metz) et allemands, les grandes fouilles ayant eu lieu avant la Première Guerre mondiale et sous administration allemande de 1871 à 1914.
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Jumelage
Le village est jumelé depuis 1985 avec le village allemand de Lampaden, une municipalité du Verbandsgemeinde de Kell am See, dans l'arrondissement de Trèves-Saarburg, en Rhénanie-Palatinat, dans l'ouest de l'Allemagne.
L’origine du jumelage a été initiée par un gendarme originaire de Cocheren, stationné à Saarburg, et un habitant de Lampaden, fonctionnaire de Police dans cette même ville. Ce sont les élus en fonction à l’époque qui ont concrétisé le jumelage, Monsieur Paul Bladt, Député Maire de Cocheren, et Monsieur Théo Wilhem, Maire de Lampaden.
Les cérémonies officielles ont lieu le à Cocheren et le à Lampaden.
Le du jumelage a été fêté le à Cocheren et le à Lampaden.
Démographie
Économie
Enseignement Les établissements scolaires de Cocheren sont rattachés à l'académie de Nancy-Metz. Pour le calendrier des vacances scolaires, la ville se trouve en zone B.
La ville de Cocheren compte plusieurs établissements scolaires :
le groupe scolaire Thomas-Pesquet (fusion des anciens groupes scolaires Jean-Lurçat et des Frères-Lerond). le collège Le Herapel, qui accueille les élèves de la ville et ceux originaires des localités voisines de Folkling, Gaubiving, Béning-lès-Saint-Avold, Morsbach et Rosbruck.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Édifices civils Vestiges gallo-romains : sur la montagne d'Hérapel, traces d'un camp et d'un temple d'Apollon ; vase. Fontaine de dévotion miraculeuse d'Hérapel : selon la légende, l'eau de cette source serait bénéfique pour les yeux et pour les cheveux. Château de Ditschviller , restauré .
Édifices religieux
Église de la Sainte-Trinité 1780 : très riche mobilier . Église Notre-Dame-des-Houillères (Cité Belle Roche). Chapelle Sainte-Hélène, bâtie dans la roche.
Prêtres de la commune
1944-1987 : Abbé Joseph Bour (Belle-Roche) puis rattaché au village
1802-1805 : Abbé Jean Nicolas Decker
1806-1810 : Abbé Jean Kremer
1810-1812 : Abbé Jean Grotius
1812-1818 : Abbé Hyacinthe Courte
1818-1822 : Abbé François Fey
1822-1830 : Abbé Antoine Grotzinger
1830-1833 : Abbé Antoine Gapp
1833-1841 : Stéphane Guingler
1841-1842 : Abbé Nicolas Kollen
1842-1873 : Abbé Nicolas Neis
1873-1874 : Abbé Jacques Fabing
1874-1884 : Abbé Jean Marc Fabing
1884-1888 : Abbé Jean Pierre Riff
1888-1897 : Abbé Louis Hessemann
1897-1926 : Abbé Jean Vagner
1926-1941 : Abbé Jean Adam
1941-1945 : Abbé Alfred Rohmer
1945-1962 : Abbé Jean Adam
1962-1987 : Abbé Marcel Poinsignon
1987-1995 : Abbé Bernard Basselin
1995-2011 : Abbé Clément Reiff
2011-2016 : Abbé Martin Pyza
depuis 2016- : Abbé Gérard Zawadski
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de la Moselle
Liens externes
Site de la mairie . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références
Catégorie:Commune en Moselle Catégorie:Commune de l'Eurodistrict SaarMoselle Catégorie:Unité urbaine de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française) Catégorie:Aire d'attraction de Forbach (partie française) Catégorie:Warndt Catégorie:Frontière entre l'Allemagne et la France Catégorie:Localité sur la Rosselle