Le Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (, PSCyL-PSOE) est la fédération territoriale du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) en Castille-et-León.

Il est au pouvoir dans la communauté autonome entre et , sous les présidences de Demetrio Madrid puis José Constantino Nalda. Siégeant depuis dans l'opposition, il est brièvement le premier parti des Cortes de à .

Histoire Fondation et premières années Le PSCyL-PSOE est fondé le , dans un hôtel de Zamora, dix mois après la légalisation du PSOE, consécutive à la mort de Francisco Franco. À cette époque, toutefois, la répartition territoriale des communautés autonomes n'était pas encore effectuée, et donc les socialistes de la province de León formèrent la Fédération socialiste léonaise-PSOE (FSL-PSOE). Environ six mois plus tard, le , les sept parlementaires socialistes soutiennent l'élection du centriste Juan Manuel Reol à la présidence du conseil général, chargé d'administrer le territoire et d'établir un projet de statut d'autonomie..

Lors de la session célébrée le , le conseil général remplace Reol par le sénateur centriste José María García Verdugo, le PSCyL-PSOE ayant présenté la candidature de son secrétaire général, Juan Antonio Arévalo, qui n'a pu compter que sur les sept voix de son parti.. Au cours du troisième congrès régional, en , la FSL-PSOE est incorporée au PSOE de Castille-et-León.

En , à peine deux mois avant les premières élections régionales, le secrétaire général Juan Antonio Arévalo démissionne, étant immédiatement remplacé par le député de la province de Zamora, Demetrio Madrid, également investi chef de file pour les régionales. Au cours du mois suivant, la composition du conseil général est remaniée, à la suite de l'adoption du statut d'autonomie. Le PSCyL-PSOE y dispose alors de 41 députés (procuradores) sur 84, soit autant que les partis du centre droit, le Centre démocratique et social (CDS) détenant les deux derniers.. Après plus de deux semaines de blocage, engendrées par l'abstention du CDS..., le PSOE et les centristes se mettent d'accord pour un gouvernement d'union dirigée par les socialistes, refusé par le centre droit., qui n'aboutit finalement pas.

Une législature au pouvoir Aux élections régionales du 8 mai 1983, le PSCyL-PSOE arrive en tête, remportant 42 députés sur 84, contre 39 au centre droit, 2 aux centristes et 1 aux régionalistes du PDL, faisant craindre un nouveau blocage des Cortes de Castille-et-León.. Finalement, grâce à l'abstention du CDS et du PDL, Demetrio Madrid est élu, le , au second tour de scrutin, par 42 voix contre 39, président de la Junte.. Confirmé à la direction de la fédération socialiste, par 54 % des voix, contre Juan Antonio Arévalo, lors d'un congrès régional extraordinaire, en , qui marque la division du PSCyL-PSOE., Madrid est remplacé, comme secrétaire général, par le porte-parole du groupe socialiste au Sénat, Juan José Laborda, tout en étant élu président régional du parti, un poste purement honorifique qui ne masque pas son échec lors de ce quatrième congrès régional de ..

Le président de la Junte remet sa démission le , à sept mois des élections régionales, après avoir été mis en examen pour « cession frauduleuse » de l'entreprise Pekus, dont il était propriétaire.. Le suivant, le socialiste José Constantino Nalda García est élu par les Cortes pour lui succéder, par 43 voix contre 39, obtenant la majorité absolue dès le premier tour..

L'évolution dans l'opposition À la suite des élections régionales du 10 juin 1987, le PSCyL-PSOE, emmené par Laborda, arrive à égalité avec l'Alliance populaire (AP) de José María Aznar, les deux formations remportant 32 députés sur 84 chacune, tandis que le Centre démocratique et social en obtenait 18, devenant, de facto, l'arbitre de la vie politique locale.. Aznar est finalement élu à la tête du gouvernement régional, par 33 voix contre 32, le suivant, le CDS ayant choisi l'abstention.. Laborda, désigné président du Sénat après les élections générales de 1989, est remplacé, en , par le porte-parole du PSCyL-PSOE aux Cortes régionales, Jesús Quijano.. L'effondrement du CDS lui permet, aux élections régionales du 26 mai 1991, de progresser légèrement en sièges, sans empêcher le Parti populaire (PP) de Juan José Lucas d'obtenir, avec 43 députés sur 84, une courte majorité absolue..

C'est à l'occasion des élections régionales du 28 mai 1995 que le PP affirme clairement sa domination, en remportant 50 députés sur 83, contre 27 aux socialistes. Ainsi, en 1997, bien que réélu, Quijano est remplacé, comme chef de file électoral, par son vice-secrétaire général, Jaime González. Celui-ci parvient, lors des élections régionales du 13 juin 1999, à réduire l'écart entre les deux formations, affirmant alors que « ces résultats marquent le début de la fin du gouvernement du PP dans cette communauté autonome », quand bien même Lucas conservait sa majorité absolue.. Le , Ángel Villalba, considéré comme proche du nouveau secrétaire général du PSOE, José Luis Rodríguez Zapatero, est porté à la direction du PSCyL-PSOE, en remplacement de Quijano.. Il maintient la progression des socialistes, engrangeant quatre points supplémentaires aux élections régionales du 25 mai 2003 sans remettre en cause la domination des conservateurs, désormais dirigés par Juan Vicente Herrera., tout comme lors des élections régionales du 27 mai 2007, où les socialistes atteignent 33 députés sur 83, en progression d'un siège..

Toutefois, lors du onzième congrès régional, en , le PSCyL-PSOE change à nouveau de secrétaire général, en la personne d'Óscar López, député de la province de Ségovie, considéré comme le bras droit de José Blanco, vice-secrétaire général du PSOE.. Il ne parvient pas à défaire Herrera aux élections régionales du 22 mai 2011, les socialistes repassant sous la barre des 30 sièges alors que le PP dépasse la barre des 50 députés régionaux.. Le , le député de la province de Palencia, Julio Villarrubia, est élu secrétaire général par 83 % des voix en remplacement de López, devenu secrétaire à l'Organisation du PSOE.

25 des 48 membres de la commission exécutive régionale, dont les deux vice-secrétaires générales et Óscar López, démissionnent le « La dimisión de la mayoría de los miembros desmonta la Ejecutiva del PSCyL », Segovia al día, le .. Par conséquent, la direction du parti n'est plus en mesure de fonctionner. Elle est remplacée quatre jours plus tard par une direction provisoire présidée par l'ancien secrétaire général Jesús Quijano « La gestora del PSCyL toma el control y busca cómo suturar heridas en León », León Noticias, le ..

Secrétaires généraux Nom Dates du mandat Province Miguel Ángel Trapero – () Ségovie Juan Antonio Arévalo – () Valladolid Demetrio Madrid – () Zamora Juan José Laborda – () Burgos Jesús Quijano – () Valladolid Ángel Villalba – () León Óscar López – () Ségovie Julio Villarrubia – () Palencia Jesús QuijanoPrésident de la direction provisoire - () Valladolid Luis Tudanca – () Burgos Carlos Martínez Depuis le () Soria

Résultats électoraux Cortes de Castille-et-León AnnéeChef de fileVoix%#SiègesGouvernement1983Demetrio Madrid44,80Madrid (1983-1985), Nalda (1985-1987)1987Juan José Laborda34,56 () ()Opposition1991Jesús Quijano37,05 () ()Opposition1995Jesús Quijano30,44 () ()Opposition1999Jaime González33,13 () ()Opposition2003Ángel Villalba37,64 () ()Opposition2007Ángel Villalba38,50 () ()Opposition2011Óscar López30,69 () ()Opposition2015Luis Tudanca26,59 () ()Opposition2019Luis Tudanca34,84 () ()Opposition2022Luis Tudanca30,02 () ()Opposition2026Carlos Martínez30,81 () ()Opposition

Cortes Generales AnnéeChef de fileCongrès des députésSénatGouvernementVoix%#Sièges1977Felipe González23,70Opposition1979Felipe González25,77 () ()Opposition1982Felipe González42,70 () ()González 1986Felipe González39,15 () ()González 1989Felipe González35,91 () ()González 1993Felipe González36,71 () ()González 1996Felipe González35,51 () ()Opposition2000Joaquín Almunia32,17 () ()Opposition2004José Luis Rodríguez Zapatero42,75 () ()Zapatero 2008José Luis Rodríguez Zapatero43,30 () ()Zapatero 2011Alfredo Pérez Rubalcaba29,68 () ()Opposition2015Pedro Sánchez22,68 () ()Opposition2016Pedro Sánchez23,34 () ()Opposition (2016-2018), Sánchez (2018-2019)04/2019Pedro Sánchez30,07 () ()Sánchez 11/2019Pedro Sánchez31,62 () ()Sánchez 2023Pedro Sánchez32,29 () ()Sánchez I

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Cortes de Castille-et-León Parti socialiste ouvrier espagnol Liste des partis politiques en Espagne

Liens externes

Castille-et-Leon Catégorie:Parti politique en Castille-et-León