Hussigny-Godbrange est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie Description La commune de Hussigny-Godbrange est une commune urbaine d’environ située à l’extrémité Nord du département de Meurthe-et-Moselle, à la frontière avec le Grand-Duché du Luxembourg, sur le plateau du Pays-Haut et est également à environ 20 km de la frontière belge.

La qualité de son cadre de vie, la proximité frontalière du Luxembourg et des pôles d’emplois environnants (agglomération longovicienne, zone industrielle de Villers-la-Montagne et Grand-Duché de Luxembourg) sont des facteurs déterminants du développement de la commune.

Communes limitrophes

Géologie et relief La commune se trouve à 400 mètres d'altitude au bord de la vallée étroite de la Côte rouge qui marque la frontière avec le Luxembourg.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Cote Rouge et le ruisseau la Moulaine..

La Moulaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Tiercelet et se jette dans la Chiers à Longwy, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Hussigny-GodbrangeLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Couleuvre ()..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur . Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villette à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). vignette|redresse=1.4|Plan hydrographique et des infrastructures de transport de la commune en 2022. Typologie Au , Hussigny-Godbrange est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Hussigny-GodbrangeUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (64,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,4 %), terres arables (21,5 %), zones urbanisées (8,5 %), mines, décharges et chantiers (3 %), prairies (2,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Le territoire communal a une superficie de .

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2015 et de en 2010.

Parmi ces logements, 91,8 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 7,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 66,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 33,6 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Hussigny-Godbrange en 2020 en comparaison avec celle de Meurthe-et-Moselle et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,5 %) inférieure à celle du département (2,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 71,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (73,7 % en 2015), contre 57,3 % pour la Meurthe-et-Moselle et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Hussigny-Godbrange en 2020. Typologie Hussigny-Godbrange. Meurthe-et-Moselle. France entière. Résidences principales (en %)91,888,682,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,52,19,7 Logements vacants (en %)7,89,38,2

Projets d'aménagement .

La création d'un rond-point est aussi à l'étude.

Voies de communication et transports Hussigny-Godbrange est située à l’écart des grands axes de circulation desservant Longwy. Elle est traversée par deux routes départementales : le RD 26 qui la relie à l’est à Thil et Villerupt et à l’ouest à Herserange et Longwy : l’axe RD 26a et RD 26b qui dessert au nord, le Grand-Duché de Luxembourg et au sud la zone industrielle de Villers-la-Montagne.

Toponymie

Hussigny : d’un nom de personne germanique Huso ou Usso + -ingen. A été romanisé en Hus(s)igny ou Husegny comme s’il venait de Huss-in-iacumErnest Nègre, Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes.. Husingen (1249 & 1269), Husegny (1270), Husengney et Husenges (1343), Husegney (), Husingen (1487)Burkhard Dietz, Helmut Gabel, Ulrich Tiedau - Griff nach dem Westen: die „Westforschung“ (2003), Husinghen (1531)Monika Buchmüller-Pfaff - Siedlungsnamen zwischen Spätantike und frühem Mittelalter. En allemand : HusingenErnest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l’ancien département de la Moselle, 1868. et Hussingen. En lorrain : Hussni. En luxembourgeois : Héiséng.Luxemburger Wörterbuch, Luxemburg, P. Linden, 1950-1977 et Héisséng. Godbrange : Godebranges (1404), Godebrange (1779), Godebranche (1801). En allemand : Godbringen. En luxembourgeois : Gueberéng.

Histoire vignette|redresse|Monuments aux morts. Temps modernes Ancien village luxembourgeois, cédé à la Lorraine en 1602.

Époque contemporaine Commune indépendante jusqu'en 1810, Godbrange est aujourd'hui rattachée à la commune de Hussigny. En 1817, Hussigny, village de l'ancienne province du Barrois avait pour annexes le village de Godbrange et l'ancien ermitage de Saint-Nicolas. À cette époque il y avait environ 330 habitants répartis dans 64 maisons. Et à Godbrange, à cette époque il y avait 148 habitants répartis dans 36 maisons.

Hussigny était un des centres des mines de fer en Lorraine (bassin du minerai de fer lorrain, la minette lorraine). Une mine y est exploitée pendant un siècle, de 1878 à 1978Le Monde, "Promenade souterraine en Lorraine", 6 septembre 2008..

Entre 1871 et 1918, Hussigny est aussi un village frontière avec l'Empire allemand au niveau de Rédange.

En 1878 est mise en service la gare de Hussigny-Godbrange sur la ligne de Longwy à Villerupt-Micheville. La gare ferme au service voyageurs en 1939 et au service marchandises en 1985.

La commune subit des dommages au cours de la Première Guerre mondiale.

L'extraction du minerai demandant de la main-d'œuvre, la ville comme le reste de la Lorraine allait faire appel à une forte immigration polonaise, ukrainienne et italienne. Hussigny était ainsi devenu un des centres de l'immigration italienne de la Lorraine. Autrefois on parlait ainsi de la « Basse-Italie » de Hussigny. Dans l’anglais italo-américain, Hussigny est connu comme « Little Italy » française. Jusqu'à la fin des années 1950, le dialecte romagnol y était encore pratiqué car une grande partie des habitants était originaire de Romagne, région du Centre-Nord de l'Italie.

Basse-Italie, un des quartiers d'Hussigny-Godbrange, doit son nom à sa situation dans le village ainsi qu'à la population qui y habitait. La Basse-Italie est un quartier situé en contrebas du village et à 500 m de la frontière luxembourgeoise. Après la Seconde Guerre mondiale, l'activité sidérurgique et minière du Nord-Est de la France connait une croissance spectaculaire et la main-d'œuvre étrangère s'installe en masse pour assurer en partie cette activité grandissante. Hussigny-Godbrange accueillit une forte population immigrée polonaise et surtout italienne afin d'exploiter la mine de fer du village. Cette population occupa tout un quartier près de la mine. De là apparurent dans ce quartier cafés, hôtels, maisons de mine et autres baraquements guère attirants mais c'était la seule solution pour bien des familles fraîchement arrivées et sans grandes économies. Aujourd'hui le quartier de la Basse-Italie a bien changé, certes une forte population italienne y demeure encore et cohabite avec de nouveaux immigrés Nord-Africains, Français, et bien d'autres, à l'image d'une "France ambassadrice d'un monde multiculturel".

La communauté nord-africaine était composée en grande majorité de personnes issues de la communauté chaoui d'Algérie. Ces berbèrephones viennent principalement des villes de Oranem, Ouarka et Amontan de la région des Aurès.